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Novembre 1996
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Conseil Municipal
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32- 1996, D. 1665 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec la R.I.V.P. un bail à caractère emphytéotique, portant location des propriétés communales situées 29-31, rue Jouy-Rouve, 62, rue Julien-Lacroix et 13-17, passage de Pékin (20e). - Réalisation par la R.I.V.P. sur cette parcelle d'un programme de construction comprenant 25 logements locatifs intermédiaires, 5 ateliers d'artistes, 3 commerces et 22 emplacements de stationnement. - Participation de la Ville de Paris au financement de l'opération et octroi de sa garantie pour le service des intérêts et l'amortissement des emprunts à contracter par la R.I.V.P. - Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant à la convention du 11 janvier 1979, signée avec ladite société.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1996



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération D. 1665 autorisant M. le Maire de Paris à signer avec la R.I.V.P. un bail à caractère emphytéotique, portant location des propriétés communales situées 29-31, rue Jouy-Rouve, 62, rue Julien-Lacroix et 13-17, passage de Pékin (20e).
Je donne la parole à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Monsieur le Maire, l'impasse de Pékin n'a rien d'extraordinaire, je vous l'avoue, et les bâtiments qui y sont construits, dans l'ensemble, sans intérêt, si ce n'est de par leur hauteur modeste qui est un avantage dans un quartier qui a été surdensifié. Je conçois parfaitement que l'on démolisse ces maisons pour construire de petits immeubles confortables et des ateliers d'artistes.
Ce que je ne peux pas admettre, car c'est une grave erreur urbanistique, c'est que sous prétexte que l'on a démoli, on ne peut jamais reconstruire en gardant des hauteurs identiques, voire à peine plus hautes. Cela vaut pour d'autres projets de délibération qui nous sont présentés ce soir et sur lesquels je n'interviendrai pas.
Le passage Goix, le 8, rue d'Aubervilliers, le 10, passage de la Folie-Regnault, je ne vous en parlerai pas, mais c'est toujours le même principe.
Côté impasse de Pékin, la voie est très étroite. Des immeubles de taille moyenne, même de 3 ou 5 étages, vont transformer cette voie en couloir.
Des hauteurs basses, on ne le dira jamais assez, permettraient de faire bénéficier de nombreux riverains alentours, d'un peu d'espace, de lumière, de soleil si nécessaires pour conserver un environnement convenable et un peu réconfortant.
Il y a vraiment des Parisiens à deux vitesses, ceux des arrondissements centraux où, après bien des luttes d'ailleurs, les hauteurs sont restées à des niveaux raisonnables, ceux des arrondissements périphériques qui trinquent pour les autres et qui sont entassés dans des quartiers toujours plus denses, plus étouffants, plus inhumains. Toutes les maisons encore un peu pittoresques tombent une à une, grâce à notre cher Plan d'occupation des sols, dans les arrondissements périphériques. Il ne restera rien. J'attire votre attention sur la maison qui ferme l'impasse, au numéro 21 je crois. Contrairement aux autres, elle est bien entretenue et mériterait donc d'être protégée.
Pouvez-vous me donner des précisions la concernant ?
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La parole est à M. BULTÉ.
M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission. - Monsieur le Maire, je réponds très rapidement. On ne peut pas effectivement, Madame SCHNEITER, réaliser uniquement des immeubles d'un étage. Je crois que cette opération est exemplaire.
Les deux tiers de sa réalisation sont prévus en immeubles de 3 et 4 étages maximum. Je crois que cette opération est de bonne qualité architecturale et correspond tout à fait à cet environnement. Je ne peux que maintenir le projet de délibération qui nous est présenté, et c'est pourquoi je demande un avis favorable.
Merci.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Souhaitez-vous procéder à une explication de vote, Monsieur BRET ?
M. Bertrand BRET. - Monsieur le Maire, pour une brève explication de vote. Nous voterons contre, conformément à la proposition du Conseil d'arrondissement, sur ce projet de délibération, pour des raisons différentes que celles qui viennent d'être exprimées. Un quartier n'est pas quelque chose d'inerte. Il est clair que dans cette partie de l'arrondissement qui correspond au bas Belleville et à l'aménagement du bas du jardin de Belleville, le projet architectural tel que présenté est un très beau projet qui s'inscrit bien dans nos perspectives et qui a reçu l'aval du maire d'arrondissement et des associations locales au premier rang desquelles "La Bellevilleuse".
En revanche, le projet social de cet immeuble, lui, ne correspond pas aux besoins du quartier . Ce que vous nous proposez, ce sont des logements P.L.I. alors que nous avions sollicité à l'époque la réalisation de logements de type P.L.A.. C'est la raison pour laquelle, et parce qu'il s'agit de réaliser un programme de logements P.L.I., même si nous approuvons le parti architectural retenu, nous voterons contre ce projet de délibération.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, ce projet de délibération.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, les groupes socialiste et apparentés, communiste, du Mouvement des citoyens, Mmes SILHOUETTE, BILLARD, SCHERER, TAFFIN, MM. BLET et DUMAIT ayant voté contre, Mme SCHNEITER et M. REVEAU s'étant abstenus. (1996, D. 1665).