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Novembre 1996
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Conseil Municipal
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38- 1996, D. 1626 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché de maîtrise d'oeuvre en vue de la réalisation des travaux de création d'une école polyvalente dans la Z.A.C. "Bercy", rue Gabriel-Lamé (12e).

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1996



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération D. 1626 concernant la réalisation des travaux de création d'une école polyvalente dans la Z.A.C. "Bercy", rue Gabriel-Lamé (12e).
Je donne la parole à Mme BLUMENTHAL.
Mme Michèle BLUMENTHAL. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, vous nous demandez d'approuver la construction provisoire d'une école polyvalente à Bercy dans le 12e arrondissement.
Une fois encore, nous vérifions dans le cas de la Z.A.C. "Bercy"ce que nous dénonçons depuis toujours, c'est-à-dire la sous-estimation des besoins en équipements collectifs et le retard pris dans leur mise en oeuvre.
Quelle est, en effet, la situation à Bercy ?
Commençons par ce qui a caractérisé la période allant de 1989 à 1996.
Pour accueillir les enfants occupant les 1.442 P.L.A. et P.L.I. qui ont été livrés, vous n'avez prévu qu'une seule construction : celle de l'école maternelle, située place Lachambeaudie.
Pour cette école de 6 classes, vous n'aviez pas prévu un nombre suffisant de places pour la cantine et je vous renvoie à ce propos à la question posée par notre groupe en mars 1995.
Pour pallier le manque de places dans les écoles maternelles du secteur, vous vous êtes contentés d'ajouter des classes à l'école de la rue de Pommard qui du coup comporte 16 classes avec tous les inconvénients qu'implique un nombre aussi élevé d'enfants dans une même école.
Pour ce qui est du proche avenir, c'est 679 appartements qui vont être livrés.
Vous nous dites que vous êtes contraint de construire une école provisoire ou, pour reprendre vos termes, une école relais parce que vous ne connaissez pas le nombre d'enfants. Pourtant, il est possible de prévoir, au moins approximativement, le nombre d'enfants qui vont accroître la population scolaire de ce secteur.
Vous disposez de l'indice conjoncturel de fécondité qui s'élève à 1,8 enfant par famille, ce qui conduit à prévoir l'arrivée d'environ 1.200 enfants à Bercy.
Vous disposez du nombre et de la taille des appartements. S'ils sont attribués en respectant les critères relatifs au nombre d'occupants, l'estimation précédente est probablement minorée et la répartition pouvant être considérée comme à peu près uniforme, on peut admettre qu'il y aura environ 60 enfants par classe d'âge, soit 480 enfants pour la maternelle et l'élémentaire.
C'est donc 16 classes qui seront très bientôt nécessaires et les 8 classes prévues sont déjà tout à fait insuffisantes.
Vous dites enfin qu'il s'agit d'une école relais puisqu'il faut 4 ans pour construire une école dans de bonnes conditions, mais alors pourquoi n'avez-vous pas mis en chantier cette école il y a 4 ans ?
Dans les Z.A.C., vous construisez des logements et des bureaux sans vous soucier de leur occupation mais, paradoxe, vous attendez que les élèves frappent à la porte pour envisager de construire une école.
Ce projet coûteux d'une école relais apparaît être du bricolage. Il traduit la sous-estimation chronique à Paris des besoins en équipements collectifs. Enfin, on peut craindre que cette situation provisoire ne perdure puisque le terrain destiné à accueillir l'école définitive n'est pas encore trouvé.
En dépit de toutes ces réticences et pour éviter que les enfants ne se retrouvent à la rue, nous voterons pour ce projet.
Je vous remercie.
M. Jean-François LEGARET.- Je donne la parole est à M. GOASGUEN.
M. Claude GOASGUEN, adjoint, au nom de la 4e Commission. - La réalisation d'une nouvelle école sur le site de la Z.A.C. "Bercy" s'ajoute aux deux écoles d'ores et déjà terminées. Il s'avère effectivement nécessaire, dès la prochaine rentrée, de construire cette troisième école pour faire face aux besoins de scolarisation tant en maternelle qu'en élémentaire.
En effet, malgré la construction, vous l'avez dit, dans ce secteur de deux écoles neuves, de 6 classes chacune, l'installation rapide de nombreuses familles avec enfants nécessite la mise en place de 8 classes supplémentaires.
La construction d'une école définitive exigeant un délai trop long, c'est la solution d'une école relais qui a été choisie, permettant à la fois de satisfaire immédiatement et dans de bonnes conditions les besoins d'accueil tout en préservant la possibilité de construire une école définitive dont la structure et la localisation seront définies en fonction de l'évolution des besoins dans ce secteur.
Mme BLUMENTHAL a profité de cette situation un peu exceptionnelle effectivement pour, comme à son habitude, imputer à la Ville de Paris un état d'impréparation qu'elle surestime d'ailleurs très largement.
Je voudrais lui dire que j'ai pris note de ses suggestions et que j'espère bien entendu trouver la même pugnacité pour soutenir le projet que la Ville de Paris mettra en place pour une évaluation plus fine des effectifs en milieu scolaire par l'intermédiaire de moyens informatiques.
Je n'avais pas eu jusqu'à présent le sentiment qu'elle était très favorable à cette évaluation précise mais je note une évolution dans ses propos et je l'en remercie.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, ce projet de délibération.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (1996, D. 1626).