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Novembre 1996
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95- QOC 96-481 Question de MM. Alain DUMAIT, Georges MESMIN et Mme Benoîte TAFFIN, élus indépendants, à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police à propos des mesures à prendre pour faire respecter les passages protégés.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1996



Libellé de la question :
"MM. Alain DUMAIT, Georges MESMIN et Mme Benoîte TAFFIN constatent que les passages piétons sont loin d'être toujours respectés, que ce soit les passages munis d'une simple signalisation au sol, les passages munis d'un feu vert ou rouge à l'intention des piétons et d'un signal de priorité aux piétons à l'intention des automobilistes.
La solution serait sans doute de multiplier les feux tricolores de circulation. Mais, outre le coût d'une telle opération, celle-ci pourrait engendrer des inconvénients considérables pour la circulation générale.
MM. Alain DUMAIT, Georges MESMIN et Mme Benoîte TAFFIN demandent à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police, chacun en ce qui le concerne, quelles sont leurs intentions pour que les passages piétons soient mieux respectés par les automobilistes et quel est leur programme éventuel pour la multiplication des feux."
Réponse (M. Bernard PLASAIT, adjoint) :
"Le réseau de voirie parisien comprend 1.400 carrefours équipés de signalisation lumineuse tricolore. Chaque année, environ 30 carrefours supplémentaires sont équipés en fonction de l'analyse du fichier municipal des accidents, des modifications géométriques de certains carrefours et des modifications de sens de circulation décidées par la Préfecture de police.
Outre l'incidence budgétaire de cette mesure, la multiplication des feux tricolores aux différents carrefours n'entraînerait pas nécessairement un meilleur respect de ces équipements de sécurité. Les franchissements au rouge des feux complémentaires de sortie de carrefour pourtant installés pour la sécurité des piétons le laissent supposer.
Ainsi, conformément au code de la route, c'est principalement l'action de contrôle des agents de police faisant respecter par les automobilistes la priorité des piétons engagés dans les traversées qui peut garantir leur sécurité."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Le respect des passages pour piétons est une préoccupation constante de la Préfecture de police.
Je rappellerai en effet que l'inobservation des feux rouges est la deuxième cause des accidents de la circulation à Paris, après la vitesse.
Aussi, des instructions sont-elles régulièrement renouvelées aux personnels de police afin que des contrôles systématiques soient effectués pour sanctionner les auteurs du non-respect des feux tricolores et de la priorité due aux piétons.
En 1995, la police parisienne a dressé 44.000 procès-verbaux pour inobservation de la signalisation tricolore. Pour les neufs premiers mois de 1996, 33.251 procès-verbaux ont été relevés pour ce motif.
Par ailleurs, la Préfecture de police et la Ville de Paris ont d'ores et déjà équipé sept intersections particulièrement sensibles de caméras qui photographient tous les véhicules franchissant le feu rouge.
Depuis le début de cette année, ces appareils ont relevé 3.085 infractions, qui donnent systématiquement lieu à des poursuites.
Mes services étudient avec la Mairie de Paris la possibilité d'implanter ce dispositif de contrôle automatique sur d'autres carrefours ou passages piétons dangereux.
Enfin, la Préfecture de police et la Ville de Paris procèdent régulièrement, en fonction des caractéristiques propres à chaque site et des risques qu'il présente, à l'implantation de nouveaux feux de signalisation ainsi qu'à des aménagements de voirie visant à améliorer la sécurité des passages piétons."