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Decembre 1997
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Conseil Municipal
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38- 1997, PJEV 84 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour l'entretien et la réfection des talus engazonnés du Palais omnisports de Paris-Bercy (12e).

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1997



M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération PJEV 84 portant autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour l'entretien et la réfection des talus engazonnés du Plais omnisports de Paris-Bercy.
La parole est à M. REY.
M. Gérard REY. - Mes chers collègues, la première remarque que je ferai sur ce marché est une remarque de forme. La durée du marché n'est pas précisée. Un an, deux ans, trois ans ? On ne sait pas ! On connaît le prix pour une année, mais on ne sait pas combien de temps ce marché va durer, va être reconduit ! C'est quand même extraordinaire de voter un texte dans lequel on ne connaît même pas la durée du marché !
C'est une question de forme qui, pour le moins, nécessiterait que l'on retire ce mémoire en l'état car il est irrégulier.
En réalité, quel est l'objet de ce marché ? C'est simplement l'entretien des pelouses du P.O.P.B., c'est-à-dire que chaque année, cela coûte à la Ville 3 millions de francs pour tondre les pelouses du P.O.P.B. ! Quel coût exorbitant pur l'entretien d'un tel équipement !
Je me souviens qu'un élu écologique de l'époque avait demandé que l'on mette à la place de cette pelouse, une pelouse synthétique ; cela coûterait beaucoup moins cher.
Plus sérieusement, compte tenu des coûts élevés, il paraît plus économiques et plus efficace de confier ce travail directement aux services de la Ville. La Direction des Parcs et Jardins est tout à fait capable d'effectuer de tels travaux, simplement avec certains investissements qui, depuis dix ans, auraient été largement rentabilisés.
Ce marché est révélateur de la convention qui lie la Ville de Paris au P.O.P.B. Il apparaît très clairement que le jour où un rapport nous est remis sur les S.E.M., celui-ci est complètement erroné. L'application de cette convention fait apparaître un résultat positif de 4.353.000 F. Or, si l'on rattachait à ce marché l'ensemble des coûts, des charges directes d'entretien, le P.O.P.B. serait en déficit.
Rien n'empêche la Ville de le subventionner. Au moins, on aurait des comptes transparents et on ferait apparaître la réalité de cet équipement, mais au lieu de cela, la convention masque...
M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Monsieur REY, je vous demande de conclure, on ne va pas refaire l'histoire du P.O.P.B. !
M. Gérard REY. - Il ne s'agit pas de l'histoire mais de la réalité d'aujourd'hui et de 3 millions de francs que vous avez versés !
M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Merci, Monsieur REY, Mme JUNOT va vous répondre.
M. Gérard REY. - Vous êtes démocratique, comme d'habitude !
Mme Marie-Thérèse JUNOT, au lieu et place de Mme Françoise de PANAFIEU, adjoint, au nom de la 4e Commission. - M. REY a une prédilection pour le Parc de Bercy dans son ensemble. La convention liant le P.O.P.B. à la Ville de Paris ne fait pas l'objet de ce projet de délibération.
Il s'agit, en effet, d'un appel d'offres ouvert pour l'entretien et la réfection des talus engazonnés du Palais omnisports de Paris Bercy.
Je suis choquée d'entendre l'orateur proposer du gazon synthétique. Cette réalisation, unique en son genre, a nécessité en son temps des prouesses techniques que des architectes paysagistes du monde entier sont venus admirer.
Ce marché est valable pour un an et renouvelable par tacite reconduction pour deux périodes annuelles.
Les services des Parcs, Jardins et Espaces verts de la Ville de Paris ne sont pas équipés du matériel très sophistiqué et évolutif (amélioration et rénovations importantes dues à l'usure du matériel mécanique) nécessaire à l'entretien et à la restauration de ces talus engazonnés.
Ces travaux sont très spécifiques compte tenu de la fragilité du gazon et de la nature du site dont la pente est de 45 degrés sur deux niveaux successifs. Il faut effectivement entretenir le gazon, le tondre et le désherber, le fertiliser, nettoyer les talus ainsi qu'entretenir les installations d'arrosage, et intervenir mensuellement de façon préventive sur le matériel mécanique.
Par ailleurs, il faut aussi rénover ces talus. En effet, les précipitations, les cycles gel-dégel, le tassement différentiel des terres risquent à terme de dégrader l'aspect et la stabilité des surfaces engazonnées.
Voilà, Monsieur le Maire, ce que j'avais à dire sur ce projet de délibération, et je vous demande de bien vouloir en délibérer.
M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération PJEV 84.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe socialiste et apparentés, et Mme SCHNEITER ayant voté contre, le groupe communiste, Mmes SILHOUETTE et SCHERER s'étant abstenus. (1997, PJEV 84).