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Decembre 1997
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6- Intervention de Mme Marie-Thérèse JUNOT.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1997



M. LE MAIRE DE PARIS. - Mme JUNOT a demandé la parole.
Mme Marie-Thérèse JUNOT. - Merci, Monsieur le Maire.
Je voudrais porter à la connaissance de notre Assemblée le fait suivant : il y a quelques mois M. MALBERG a proféré des accusations très graves contre mon mari Michel JUNOT qui a siégé pendant de longues années sur ces bancs. Les propos de M. MALBERG ont été jugés diffamatoires par la 17e Chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris qui l'a condamné.
Je me réjouis que ce jugement ait confirmé l'attitude irréprochable de mon mari, lavant ainsi son honneur, celui des siens, de sa famille politique et de la majorité municipale à laquelle, lui comme moi, avons toujours appartenu.
Merci, Monsieur le Maire.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame.
Nous nous réjouissons de cette décision.
Monsieur MALBERG, désirez-vous dire un mot ?
M. Henri MALBERG. - J'ai fait une déclaration à l'A.F.P., à la presse concernant cette condamnation que je conteste...
M. CHÉRIOUX. - Vous avez fait appel ?
M. Henri MALBERG. - J'ai fait appel.
... ainsi que la contestent les 7 journaux dont " Le Monde ", " Libération " et " Radio France ".
Je considère qu'en posant la question du rôle de la haute administration sous Vichy, qui à l'heure actuelle d'ailleurs, resurgit avec une force que je trouve très importante, en m'interrogeant sur cette période et sur l'activité de ses principaux auteurs, je considère que je n'ai pas failli. Et je tiens à le redire devant le Conseil de Paris. Je fais confiance à la Justice pour que dans le droit fil de ce qui se dit, y compris du côté du Président de la République, c'est mon honneur à moi qui soit lavé.
(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste et du Mouvement des citoyens).
M. LE MAIRE DE PARIS. - Chers collègues, nous considérons et condamnons ce qui a été fait à Vichy. Par contre cela n'autorise pas à diffamer.
Or, je constate, et sans porter de jugement, qu'il y a une décision de la 17e chambre de la Cour d'appel qui vous a condamnés, vous-même et d'autres personnes. Rien n'excuse la diffamation. Voilà.
Vous n'êtes pas mis en cause.
M. Bertrand DELANOË. - Une phrase.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Je passe à la coupe du monde. Ce n'est pas un débat.