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Decembre 1997
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82- QOC 97-484 Question de Mme Martine DURLACH, MM. Michel TUROMAN, Michel VION et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris à propos du pavillon Wéber situé dans le parc des Buttes-Chaumont (19e).

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1997



Libellé de la question :
" L'exploitation du pavillon Wéber situé dans le parc des Buttes-Chaumont (19e) a été concédée, il y a un an, par la Ville de Paris à une société exploitante pour en faire un équipement de restauration.
Mme Martine DURLACH, MM. Michel TUROMAN, Michel VION et les membres du groupe communiste s'étaient opposés, à l'époque, à cette décision en avançant 2 propositions pouvant permettre dans ce lieu, soit la création d'un centre de ressources autour d'activités liées à la connaissance de la nature pour les enfants du 19e arrondissement, soit le relogement des Ateliers du Chaudron.
Or, aujourd'hui, le bilan des activités de la société concessionnaire est, semble-t-il, bien mince au regard des objectifs affichés.
Aussi, Mme Martine DURLACH, MM. Michel TUROMAN, Michel VION et les membres du groupe communiste demandent-ils à M. le Maire de Paris de bien vouloir leur communiquer ce bilan et leur indiquer s'il compte revenir sur cette concession pour faire du pavillon Wéber un véritable équipement de proximité, en concertation avec le Conseil du 19e arrondissement. "
Réponse (M. Jean-François LEGARET, adjoint) :
" Après organisation d'un appel à candidature, l'attribution de l'exploitation du café-restaurant dénommé " Weber Café " a été confiée à la SARL " WEBER CAFE " représentée par sa gérante Melle Katia BERDAH en vertu d'une convention d'occupation privative du domaine public d'une durée de douze ans à compter du 1er juillet 1996.
La société occupante s'est engagée à ce titre à procéder à la rénovation complète du bâtiment comprenant notamment la démolition et la reconstruction des deux ailes en symétrie dans un délai de deux ans et six mois à partir de l'entrée en vigueur de la convention.
Après concertation avec les services intéressés, la société a en conséquence déposé il y a un an environ une demande de permis de construire actuellement en cours d'instruction.
Cependant, la situation de l'établissement en site classé a entraîné un examen approfondi du dossier par diverses instances dont l'architecte des bâtiments de France qui ont adressé au pétitionnaire un certain nombre d'observations dont celui-ci a tenu compte. Le dossier complémentaire qui a été récemment déposé par le concessionnaire, devrait dès lors pouvoir être prochainement soumis à l'avis de la Commission des sites.
L'ensemble de ces considérations explique que la société limite pour l'instant son activité à une petite restauration journalière et quelques réceptions à défaut de pouvoir disposer de l'autorisation requise pour engager les travaux qui lui permettront de disposer d'un lieu fonctionnel et convivial. Afin d'améliorer l'accueil de la clientèle, la société s'est attachée néanmoins à refaire la décoration des lieux dans un espace réduit, une des deux ailes du bâtiment ayant été partiellement détruite il y a quelques années à la suite d'un incendie.
Pour autant, l'intérêt conjoint de l'exploitant et de la Ville de Paris restent bien la remise en valeur de cet élément du patrimoine municipal.
C'est pourquoi la municipalité n'entend pas renoncer à une activité de restauration à cet emplacement, demeurant en cela fidèle à une tradition qui remonte à 1860 et qui s'inscrit dans la conception d'aménagement des Buttes-Chaumont retenue par Alphand, désireux de créer et de préserver des lieux d'animation pour les promeneurs du parc. Elle entend même tout mettre en oeuvre pour faciliter dans les meilleurs délais la délivrance d'une autorisation de construire et veiller à la réalisation rapide des travaux.
J'ajoute enfin que la convention en cours lie les parties jusqu'au 30 juin 2008. Une réaffectation de l'établissement obligerait donc en particulier à résilier ce contrat, ce qui ne serait pas sans conséquence sur le plan financier eu égard au versement de l'indemnité que la société serait en droit de réclamer. "