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Decembre 1997
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97- QOC 97-441 Question de M. Claude GOASGUEN à M. le Maire de Paris à propos de la propreté des trottoirs parisiens.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1997



Libellé de la question :
" De toute évidence, les différentes mesures tendant à assurer la propreté des trottoirs parisiens semblent insuffisantes au regard de la prolifération des déjections canines.
Face à l'incivisme de trop nombreux propriétaires de chiens, les verbalisations sont manifestement trop rares et, en tout état de cause, inefficaces.
M. Claude GOASGUEN attire tout particulièrement l'attention de M. le Maire de Paris sur la nécessité de mettre en place, sans tarder, une politique ambitieuse dans ce domaine qui, seule, permettra aux Parisiens de retrouver une ville propre.
Il lui demande donc quelle mesure il envisage de prendre pour résoudre cette préoccupante situation. "
Réponse (M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint) :
" Garder et améliorer l'aspect de propreté des rues, des trottoirs et des chaussées de Paris constituent un défi quotidien pour les services de la propreté et une préoccupation constante de la Municipalité.
Consciente que la pollution canine est un sujet d'irritation, voire d'exaspération pour la grande majorité des parisiens, la municipalité n'a cessé de mettre en oeuvre des moyens importants pour endiguer ce type de nuisances.
Outre le balayage manuel quotidien et le lavage hebdomadaire dont bénéficient les voies de la Capitale, des actions spécifiques comme l'intervention des " caninettes " ont été mises en place.
Parallèlement à ces actions curatives, des campagnes de sensibilisation préventives, sont régulièrement effectuées auprès des propriétaires de chiens.
Depuis quinze ans, des messages de sensibilisation sont régulièrement utilisés au cours des campagnes d'affichage, incitant les propriétaires de chiens à modifier leur comportement et à " faire respecter le caniveau ou à ramasser ".
Mais ces actions ont montré leurs limites et c'est pourquoi le Maire de Paris a décidé de mettre en place une politique résolument offensive pour pallier les désagréments causés par ceux des 200 000 propriétaires de chiens qui négligent leurs obligations. La communication sur la propreté et le traitement des déchets, présentée au Conseil de Paris d'octobre 1997, sous l'égide de M. TREMEGE, en a présenté les nouvelles orientations.
Cette politique repose sur deux principes :
D'abord intégrer le chien dans la ville en facilitant sa promenade hygiénique.
Dans ce cadre vont être créés, dans le 13e arrondissement, 27 espaces de trois types différents pour répondre à toutes les configurations possibles. Leur entretien sera particulièrement soigné afin qu'ils ne deviennent pas une nuisance pour les riverains.
Par ailleurs, la création de ces équipements sera soulignée par une communication de proximité, assurée par une quinzaine de "conseillers canins", dont le rôle consistera à informer les propriétaires de chiens dans un premier temps puis à intervenir dans les zones où l'incivisme subsistera dans un second temps.
Parallèlement à cette action d'éducation et d'information, la verbalisation prévue par le règlement sanitaire sera appliquée par les Inspecteurs de la Propreté.
Dans l'immédiat, l'Adjoint au Maire chargé de la Protection de l'Environnement a demandé au Préfet de Police de l'aider à faire respecter strictement la réglementation et donc de verbaliser les contrevenants selon des modalités qui pourraient être arrêtées en commun.
Enfin comme il ne s'agit pas de réprimer pour réprimer, M. TREMEGE a demandé que l'on étudie comment les sanctions pourraient être levées si le propriétaire indélicat acceptait un " rendez-vous civique à l'Ecole de la propreté " ".