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Decembre 1997
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72- QOC 97-456 Question de MM. Michel CHARZAT, Bertrand BRET, Mme Katia LOPEZ et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris à propos de l'extension du jardin de la Cloche (20e).

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1997



Libellé de la question :
" MM. Michel CHARZAT, Bertrand BRET, Mme Katia LOPEZ et les membres du groupe socialiste et apparentés attirent l'attention de M. le Maire de Paris sur le retard pris dans la réalisation de l'extension du jardin de la Cloche (20e).
Dans le cadre d'une D.U.P., la Ville de Paris a acquis les terrains et immeubles situés rues Westermann, de la Voulzie et de la Cloche, nécessaires à la mise en oeuvre du projet. Or, celui-ci semble aujourd'hui arrêté. Les immeubles qui doivent être démolis sont vétustes et fortement dégradés et abritent régulièrement des squatters.
Du nouveau jardin promis par la Ville de Paris, il y a près de 5 ans, les riverains ne connaissent qu'un terrain vague non entretenu avec des bâtiments délabrés, sources de nombreuses nuisances.
Aussi, MM. Michel CHARZAT, Bertrand BRET, Mme Katia LOPEZ et les membres du groupe socialiste et apparentés demandent-ils à M. le Maire de Paris de bien vouloir leur préciser les dispositions qu'il entend prendre afin de mettre un terme à cette situation et réaliser l'espace vert initialement prévu. "
Réponse (Mme Anne-Marie COUDERC, adjoint) :
" Pour permettre l'aménagement en jardin public de la réserve foncière de 2400 mètres carrés "La Cloche-Bidassoa", la Ville a acquis l'ensemble des propriétés comprises entre les rues de la Cloche, Westermann, de la Voulzie et Villiers-de-l'Isle-Adam.
La plupart des immeubles qui s'y trouvaient ont été démolis, au fur et à mesure de leur libération. Subsistent donc aujourd'hui trois corps de bâtiment attenants, situés respectivement 10, rue Villiers-de-l'Isle-Adam et 4, rue de la Voulzie. Leur démolition demeure subordonnée à la libération, dans le second immeuble, des quatre derniers lots encore occupés par un locataire artisan, titulaire d'un bail commercial, et pour lequel la procédure judiciaire d'indemnisation engagée par la Ville est en cours de règlement.
Bien que le premier des trois corps de bâtiment soit, désormais, entièrement vacant, sa seule démolition compromettrait la stabilité du bâti contigu, compte tenu de l'état mitoyen des constructions. En attendant que les permis de démolir qui ont été autorisés à ces adresses, le 15 octobre 1996, puissent être exécutés, des dispositions ont été prises pour condamner l'accès des locaux vides.
Par ailleurs, la Ville devenue copropriétaire majoritaire du dernier immeuble d'habitation qui restait à acquérir dans cette opération, situé 7, rue de la Cloche et 4, rue Westermann, en a exproprié à son profit les derniers lots, leur prise de possession devant intervenir, au plus tard, à la fin du premier trimestre 1998.
Un certain nombre de logements ont été acquis en valeur occupée. Leur libération sera donc, pour la plupart, conditionnée par le relogement des occupants dont une majorité est, d'ores et déjà, inscrite sur la liste des demandeurs de logement. Quatre lots sont occupés irrégulièrement, pour lesquels des procédures d'expulsion ont été engagées par la Ville. Celles-ci ne pourront aboutir, au plus tôt, qu'après le 15 mars 1998, conformément à la suspension des expulsions locatives votées par le Conseil de Paris.
En ce qui concerne les terrains nus environnants, les services municipaux ont mis en place, de façon systématique, des dispositifs de protection pour éviter toute intrusion. La présence de détritus observés çà et là, est pour l'essentiel imputable à l'incivisme d'une partie des riverains qui n'hésite pas à jeter régulièrement des rebuts par-dessus les clôtures. Des tournées de contrôle sont, à cet égard, effectuées par les services municipaux, pour procéder aux opérations de nettoyage lorsque les terrains sont encombrés.
Dès que la Ville aura obtenu la pleine maîtrise foncière de l'assiette du projet et achevé la libération des immeubles dont elle a la charge, les travaux d'aménagement paysager prévu sur le site pourront être engagés, en tenant compte naturellement des contraintes de programmation budgétaire. "