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Decembre 2006
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Conseil Municipal
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2006, Voeu déposé par M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement républicain et citoyen relatif à l’augmentation du nombre de places d’hébergement d’urgence.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2006


 

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous passons à l?examen du v?u référencé n° 217 dans le fascicule, déposé par le groupe M.R.C., concernant l?augmentation du nombre de places d?hébergement d?urgence.

Madame CAPELLE, vous avez la parole.

Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Madame la Maire.

Cela ne change pas beaucoup de ce dont on vient de parler au Centre d?action sociale.

Effectivement, il y a un plan qui nous indique qu?il va y avoir 1.000 places supplémentaires dans le cadre du plan grand froid, mais tout cela est bien éphémère et bien peu suffisant par rapport à la demande.

La Chambre régionale des comptes d?Ile-de-France, dans un rapport sur le SAMU social, a mis en évidence la pénurie quasi structurelle de places d?hébergement d?urgence à Paris. A ce sujet, je voudrais quand même dire qu?il est assez honteux que l?on jette l?opprobre sur le SAMU social qui a été détourné de ses fonctions, à qui l?Etat a imposé de prendre en charge les familles, et qui maintenant se retrouve attaqué en première ligne.

C?était un aparté mais je souhaitais le faire.

Il n?en reste pas moins que le nombre de ménages a quintuplé en trois ans, que le nombre de familles notamment explose et qu?il nous est absolument indispensable de trouver d?autres lieux. C?est la raison de ce v?u.

Nous demandons que la Ville de Paris demande à l?Etat, responsable de la prise en charge des personnes en situation de grande précarité, de faire un effort substantiel pour créer à Paris un nombre suffisant de places d?hébergement d?urgence, y compris en structures d?hébergement disposant de lits infirmiers, puisque, si mes souvenirs sont bons, le service qui accueillait à Cochin n?accueille plus, pour des raisons que j?ignore.

Je voudrais, en disant cela, préciser que la mairie du 11e, pour sa part, a fait des propositions de localisation, que ce n?est donc pas? Je sais bien que, chaque fois, on nous dit : ?Oui, mais vous ne voulez pas chez vous !?. Nous ne refusons pas de prendre le SAMU social dans le 11e arrondissement.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Madame CAPELLE.

Madame Pénélope KOMITÈS, vous avez la parole.

Mme Pénélope KOMITÈS , adjointe. - Merci. Je répondrai en lieu et place de ma collègue Mme STAMBOULI.

Le rapport de la Chambre régionale des comptes sur le SAMU social, comme vous l?avez dit, pose bien tous les problèmes liés à l?urgence et aux sans-abri à Paris. Les agents qui répondent au 115 ont effectivement très peu de places disponibles à disposition. Et le rapport conclut, à juste titre, sur une réflexion sur l?urgence qui dit : ?La remise quotidienne ou hebdomadaire de personnes à la rue sans réelles prestations de premier accueil ou action de stabilisation illustre bien l?inéquation du service rendu.?

Je crois que la pression exercée par la Ville et les associations ont permis d?obtenir cet été, suite au rapport d?Agnès de FLEURIEU, un premier engagement du Gouvernement sur l?amélioration du fonctionnement des centres d?hébergement d?urgence. On peut considérer que ces avancées sont positives. Elles restent totalement insuffisantes, puisque aucun engagement d?ordre budgétaire et foncier n?a été avancé par le Gouvernement pour accroître de manière significative l?offre de logements et d?hébergements pour les plus démunis en Ile-de-France.

La Ville a proposé, depuis, à l?Etat deux lieux permettant la création d?une centaine de places supplémentaires dont le Château de Bellefontaine en Seine-et-Marne, une délibération proposée à ce Conseil, ainsi que 28 appartements de l?ancienne résidence d?étudiants de l?E.N.A., rue de Buci, dans le 6e arrondissement.

Je voudrais rappeler que Paris concentre déjà 62 % des capacités d?hébergement et de logement d?urgence de la région. Il y a 16.000 places en C.H.U., C.H.R.S. et d?hôtels à Paris, sur un total d?à peu près 25.000 places en Ile-de-France. La réflexion se situe au niveau parisien mais également au niveau régional.

La Ville continue et continuera à interpeller l?Etat pour que, enfin, il organise une conférence régionale sur le logement et l?hébergement des personnes en difficulté, afin d?obtenir une accélération de la production de logements sociaux, de résidences sociales - je rappelle que c?est effectivement simplement le respect des objectifs de la loi S.R.U. -, des centres d?hébergement d?urgence, des centres d?hébergement et de réinsertion sociale, dans les communes qui en sont dépourvues. Nous demandons dans ce cadre la création de 5.000 places d?hébergement en Ile-de-France adaptées aux différents publics, pour répondre quantitativement, mais aussi, et le rapport a été très clair là-dessus, qualitativement, aux besoins régionaux. Nous pensons qu?il est effectivement urgent de mobiliser le patrimoine foncier de l?Etat et des organismes publics dans ce sens, afin d?obtenir dans un premier temps l?ouverture rapide - c?est particulièrement approprié en cette période de pré-grands froids - de nouveaux lieux de stabilisation et notamment de C.H.U. de long séjour ouverts 24 heures sur 24 en Région parisienne.

L?absence de volonté gouvernementale sur ce sujet, et je dirais les réticences - c?est un faible mot - d?un certain nombre de collectivité de l?ouest parisien ont pour l?instant bloqué toute avancée sur ce rééquilibrage régional de l?offre.

Bien évidemment, nous répondons de manière positive à votre v?u.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe M.R.C., assortie d?un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2006, V. 444).