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Decembre 2006
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2006, Voeu déposé par MM. Jean TIBERI, Jean-Charles BARDON, Mme Marie-Chantal BACH et les membres du groupe U.M.P. relatif aux aménagements Molibien 91 réalisés boulevard Saint-Marcel.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2006


 

M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Nous restons dans la 3e Commission et nous passons à l?examen du v?u référencé n° 195 dans le fascicule, déposé par le groupe U.M.P., relatif aux aménagements Molibien 91 réalisés boulevard Saint-Marcel.

M. TIBERI était censé intervenir, mais quelqu?un d?autre souhaite-t-il prendre la parole ?

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Je serai bref et je vous prie de bien vouloir excuser l?absence de M. TIBERI, de M. Jean-Charles BARDON et de Mme Marie-Chantal BACH.

Le v?u est extrêmement simple et il n?est pas nécessaire d?être élu du 5e arrondissement pour être très informé et avoir constaté ces aménagements du boulevard Saint-Marcel, Port-Royal, Montparnasse, etc. Tout cela est dans la continuité et ressemble à une espèce de slalom géant entre les voies d?autobus et les voies de circulation. C?est très perturbant. En tout cas, comme piéton, c?est extrêmement inquiétant. On ne sait jamais de quel côté vont surgir les véhicules, véhicules particuliers ou autobus.

Malheureusement, j?ai entendu M. BAUPIN dire à Mme KUSTER : ?Si vous voulez de la polémique, vous allez en avoir !?. Nous ne souhaitons pas faire de la polémique. Ce n?est pas faire de la polémique que de rappeler qu?il y a eu des accidents et des accidents mortels. Je ne vois pas où est la polémique là-dedans. C?est un simple fait qui doit normalement alerter les élus et leur rappeler qu?ils ont des responsabilités.

Lorsque des aménagements irresponsables ont été réalisés, il vaudrait peut-être mieux essayer d?y apporter des corrections. Il n?y a rien de pire, en politique, que de s?entêter dans ses erreurs. Il faut avoir le courage de les reconnaître et de les corriger.

Ce qui est encore pire, c?est qu?après avoir imaginé ces systèmes complètement délirants, des travaux correctifs ont été promis et paraît-il d?ailleurs réalisés, sans la moindre concertation avec qui que ce soit. On n?en a jamais parlé au Conseil de Paris.

S?il fallait faire des travaux correctifs, c?est que l?on s?était rendu compte que des erreurs avaient été commises. On aurait dû informer les élus du Conseil de Paris de la nature de ces erreurs et de la manière dont on entendait les corriger.

J?ajoute que le maire du 5e arrondissement, les élus du Conseil du 5e arrondissement, les membres du conseil de quartier ?Jardin des Plantes?, les habitants, n?ont jamais été associés ni aux travaux initiaux ni aux fameux correctifs.

Il me semble tout de même assez normal qu?une question soit posée à l?occasion de ce v?u.

Le v?u consiste à demander le rétablissement d?un aménagement tel qu?il préexistait avant les travaux lourds du Mobilien sur le boulevard Saint-Marcel. Entendons-nous bien ! Que l?on ne vienne pas nous dire que l?on veut la suppression du Mobilien. Il s?agit simplement de faire passer les autobus là où il est normal qu?ils passent, c?est-à-dire pas dans un slalom géant, avec des échanges et des croisements de voies de circulation qui mettent en danger les piétons et qui créent un système de circulation totalement incompréhensible.

Je vous remercie.

M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Merci, Monsieur LEGARET.

Monsieur BAUPIN, vous avez la parole pour la réponse.

M. Denis BAUPIN, adjoint. - M. LEGARET ne veut pas de polémique, mais parle d?irresponsabilité, d?aménagements délirants, d?aménagements incompréhensibles. C?est une façon particulièrement? Mais de sa part peut-être, c?est une façon sereine de poser les débats par rapport à la façon dont il les pose habituellement.

Il dit qu?il est très informé. Je ne sais pas s?il est très informé ou très désinformé sur les aménagements du boulevard Saint-Marcel. Ce serait long d?apporter toutes les réponses à toutes les informations que l?on a pu entendre.

Je vais juste vous citer quelques chiffres sur l?accidentologie. En 2001, il y avait eu 28 accidents sur le boulevard Saint-Marcel. En 2006, jusqu?au mois d?août, on est à 12 accidents. Quand c?était des accidents sur une autoroute, c?était normal, c?était logique, cela ne gênait personne et ont considérait que cela pouvait continuer. Je ne vous entends pas beaucoup vous plaindre du nombre de morts qu?il y a sur les Champs-Elysées, sur les axes les plus routiers de Paris. Visiblement, le boulevard Saint-Marcel est plus préoccupant.

Simplement?

(Protestations sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

? Sur les Champs-Elysées, c?est vous qui les avez faits, les aménagements, Monsieur GOUJON. L?autoroute qui se situe entre la Concorde et l?Arc de Triomphe, c?est un aménagement sur lequel vous?

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Vous vous souvenez comment c?était auparavant ?

(Mouvements divers dans l?hémicycle).

M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Nous sommes sur un v?u.

M. Denis BAUPIN, adjoint. - Quand on veut donner des leçons en matière d?insécurité? Si vous ne deviez parler que des sujets que vous connaissez, Monsieur LEGARET, vous parleriez beaucoup moins.

Si vous voulez de la polémique, en voyant la façon dont le maire du 5e arrondissement a tenté d?instrumentaliser la douleur du mari de l?une des victimes d?accident, on est particulièrement choqué sur la façon dont ce maire, ancien Maire de Paris, avec les responsabilités qui ont été les siennes et avec tout ce que l?on peut savoir de la façon dont il a conçu jusque-là ses mandats d?élu, cherche en plus à instrumentaliser?

Demandez à la justice et vous saurez?

M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Un instant.

S?il vous plaît. Monsieur LEGARET, personne n?interrompt les orateurs quand, à tour de rôle, ils s?expriment. Et vous ne voyez pas d?inconvénient à ce que je continue à présider de manière débonnaire.

M. BAUPIN répond. Il termine sa réponse, même si elle ne vous agrée pas. C?est votre droit, comme vos interventions peuvent ne pas rencontrer l?assentiment de l?Assemblée. Nous sommes dans un débat, dans une assemblée d?élus, et les gens se disent ce qu?ils ont à se dire.

Poursuivez, Monsieur BAUPIN.

M. Denis BAUPIN, adjoint. - Ce n?est pas M. LEGARET qui va parler de diffamation. Je suis, face à lui, un très modeste amateur.

En ce qui concerne?

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Je demande une suspension.

M. Denis BAUPIN, adjoint. - En ce qui concerne les améliorations apportées cet été, ce sont des améliorations qui ont été apportées aux passages piétons, qui ont permis d?améliorer la lisibilité de l?aménagement pour les piétons?

(Protestations sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Monsieur le Maire, je demande une suspension de séance.

Cela va laisser M. BAUPIN se calmer.

M. Denis BAUPIN, adjoint. - ? de l?aménagement pour les piétons.

C?est moi qui ne suis pas calme !

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Je demande une suspension de séance.

M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Monsieur LEGARET !

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - ... une réponse que l?on doit normalement apporter à des élus, dans la dignité de ce débat. On n?est pas là pour entendre des espèces de? M. BAUPIN éructer sans cesse?

(Rires dans l?hémicycle).

? avec des mots de diffamation, d?exploitation. Ça suffit comme cela ! Nous sommes là pour poser des questions.

M. Denis BAUPIN, adjoint. - Posez des questions, alors !

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Et nous attendons des réponses.

Je demande 5 minutes de suspension de séance et je demande, qu?à l?issue de cette suspension, M. BAUPIN vienne nous répondre posément, calmement.

M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Monsieur LEGARET, les suspensions sont de droit. M. BAUPIN termine son intervention et nous reprendrons la parole.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Non, non, il terminera après !

M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Termine, Denis !

M. Denis BAUPIN, adjoint. - Les améliorations apportées sur le boulevard Saint-Marcel concernaient les passages piétons et donc les piétons qui respectent le Code de la route et traversent aux passages piétons.

Le problème, en effet, dans les accidents qui ont eu lieu récemment, c?est que ce sont des piétons qui, malheureusement, imprudemment, ont traversé hors des passages piétons.

Il n?empêche qu?aujourd?hui nous cherchons de nouvelles réponses supplémentaires permettant d?améliorer la visibilité du boulevard, y compris pour ceux qui traversent en dehors des passages piétons. De toute façon, il est nécessaire d?apporter des améliorations.

Si M. GOUJON avait été là dans la pièce...

M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Oui, Monsieur BAUPIN, concluez. Concluez !

M. Denis BAUPIN, adjoint. - J?étais en train de conclure.

M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Nous sommes en débat sur un v?u.

M. Denis BAUPIN, adjoint. - J?étais en train de conclure que M. GOUJON préconisait pour l?aménagement du tramway le même aménagement que celui qu?il conteste sur Saint-Marcel.

Il y a toujours des difficultés dans les aménagements. Lorsque, sur le boulevard Saint-Michel, le premier couloir de bus à contresens a été installé, il y a eu des morts, malheureusement, parce que c?était la première fois ; c?était en 1990, c?était bien avant notre arrivée. Mais quand on essaie de faire des aménagements nouveaux, il est vrai que, dans toutes les villes, il y a des temps d?adaptation, mais nous faisons le maximum pour diminuer cette insécurité.

En tout cas, je donne un avis défavorable au v?u.

M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Merci.

On mettra le v?u au vote, puisque l?auteur du v?u n?est pas là. Je propose, par correction, que l?on fasse la suspension de séance de 3 minutes. Reprise dans 3 minutes et on votera le v?u.