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Novembre 2008
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Conseil Municipal
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2008, Dépôt de questions d'actualité.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2008


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Je vous informe que des questions d'actualité ont été déposées.

La première question d'actualité émane du groupe du Mouvement républicain et citoyen. Elle est adressée à M. le Maire de Paris et concerne "les offres de distribution des titres de transports".

La deuxième question, posée par le groupe communiste à

M. le Préfet de police, est relative "aux amendes imposées à l'association "Droit au Logement" (DAL)".

La troisième question d'actualité du groupe Centre et Indépendants à M. le Maire de Paris concerne "la dette de la Ville de Paris pour l'exercice 2008 et précédents".

La quatrième question du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés à M. le Maire est relative "à la menace qui pèse sur les réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté".

La cinquième question d'actualité, posée par M. BOUTAULT, au nom du groupe "Les Verts", à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police est ainsi libellée :

"C'est avec émotion, mais aussi avec consternation, que nous avons appris qu'un homme sans domicile fixe a été retrouvé mort samedi dernier dans le bois de Vincennes. Comment, au XXIe siècle, dans l'une des villes les plus riches du monde, une telle tragédie est-elle possible ?

L'homme, âgé d'environ 50 ans, n'était pas connu des services sociaux. Il vivait depuis plusieurs mois sous un abri de fortune qu'il s'était confectionné. Même si l'enquête a révélé que le froid n'était pas la cause du décès, à l'approche de la période hivernale nous redoutons que ce genre de drame ne se multiplie.

En effet si nous ne connaissons pas encore les circonstances de sa mort, nous en connaisson les causes qui sont toujours les mêmes : la grande pauvreté. Car ce n'est pas le froid qui tue mais la misère et ses conséquences : l'exclusion, l'isolement et la précarité de la rue. On dénombre, ces derniers mois, plus de 150 personnes vivant dans la rue, mortes des suites de leurs conditions de vie inhumaines.

Avec l'arrivée du froid et des fêtes de fin d'année ces morts heurtent plus encore l'opinion. Mais il y a autant de décès de S.D.F. en période hivernale qu'en été. Dans le bois de Vincennes, il s'agit du 2e décès de S.D.F. survenu au cours de ce mois. De plus en plus de personnes sans abris, chassées du centre ville y trouvent refuge. Aujourd'hui ce serait plus de 200 personnes qui y auraient établi des camps de fortune. Avec le collectif "Les morts de la rue" nous posons la question : le bois de Vincennes va-t-il devenir le mouroir des S.D.F. ?

A la suite de ce drame, la Préfecture a annoncé une hausse du nombre des maraudes, notamment celles de la Brigade d'assistance aux personnes sans abri (B.A.P.S.A.). Deux structures d'hébergement de S.D.F. - soit 120 places supplémentaires au total - devraient être ouvertes tandis que le Samu social développera l'accueil de jour. Il est à souhaiter que ces places supplémentaires soient des lieux où les personnes sont vraiment prises en charge et peuvent rester de façon stable, y compris en journée, pour se soigner, se reconstruire. Nous souhaiterions avoir des garanties car ces places ne doivent pas être de simples dortoirs, installés dans des "gymnases".

Par ailleurs je souhaite interroger à la fois le Préfet de police, représentant de l'Etat, et le Maire de Paris sur l'état d'avancement du projet de mise en place, dans les bois, d'une maraude sociale commune type Emmaus, destinée à entrer en contact avec les personnes sans domiciles, ainsi que sur le travail commun entre les services de la Ville et le Samu social afin d'accompagner les personnes vers un centre d'accueil adapté ou l'hôpital.

De plus, alors que la crise économique qui s'annonce risque de mettre de nombreuses personnes supplémentaires à la rue, que la Préfecture de police a exécuté avec zèle les expulsions locatives avant la période d'hiver et que le Gouvernement réduit de façon drastique les aides aux associations d'aide aux plus démunis - en particulier à la FNARS - sans pour autant pouvoir mettre en ?uvre de façon effective la loi sur le logement opposable, je souhaite interpeller le Préfet de police afin de lui demander :

- quels moyens supplémentaires il compte mettre en place afin de permettre au 115 d'être en capacité de répondre aux nombreuses sollicitations quotidiennes dont il est l'objet ;

- si des places d'hébergement de jours afin que les personnes n'aient pas à quitter les lieux dès le petit matin vont être ouvertes au-delà de celles prévues dont le nombre semble bien dérisoire au regard de la gravité du problème posé ;

- quel bilan il tire du Plan d'action renforcé pour les sans-abris, instauré l'année dernière, qui permet à toute personne accueillie dans un centre d'hébergement d'urgence de se voir proposer une solution pérenne, adaptée et accompagnée dans le parc public social ou en centre d'hébergement et de réinsertion sociale.

Je souhaite aussi demander au Maire de Paris de bien vouloir nous indiquer :

- s'il compte renforcer les brigades de la Direction de la Prévention et de la Protection dont le personnel fait déjà un travail admirable qui a déjà permis de sauver des vies de nombreuses personnes dans les bois ;

- quels sont les moyens donnés à la mise en ?uvre du Plan grand froid à Paris ;

- l'état d'avancement du projet de la création de centres d'hébergement et de soins supplémentaires pour personnes sans domicile, prévus au contrat de mandature."

Enfin, la dernière question d'actualité est posée par le groupe U.M.P.P.A. Elle concerne "le stade Jean Bouin".

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Chers collègues, nous nous retrouverons pour la séance des questions d'actualité à 14 heures 45 et d'ici là, je vous souhaite bon appétit.