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Novembre 2008
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Conseil Municipal
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2008, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à l'accessibilité des stations de métro à proximité de l'hôpital Necker et de l'Institut des aveugles.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2008


 

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Nous examinons le v?u référencé n° 87 du groupe U.M.P.P.A. qui concerne l'accessibilité des stations de métro à proximité de l'hôpital Necker et de l'Institut des aveugles.

La parole est à Mme Géraldine POIRAULT-GAUVIN.

Mme Géraldine POIRAULT-GAUVIN . - Merci, Monsieur le Maire.

Je suis très heureuse de défendre ici ce v?u qui a été adopté à l'unanimité du Conseil du 15e arrondissement.

Il s'agit évidemment de porter devant cette Assemblée quelque chose d'incroyable : l'inaccessibilité des stations de métro qui se situent à proximité de l?hôpital Necker, qui accueillent pourtant des petits patients qui sont souvent en poussette avec leurs parents. Ces stations de métro - je les recense Duroc, Sèvres-Lecourbe et Falguière, qui sont à proximité de l?Institut des aveugles, dans le 7e arrondissement, ne sont pas accessibles aux P.M.R. (personnes à mobilité réduite).

Le souhait de la direction de l'hôpital Necker est que la Ville travaille sur cette question, la commission de surveillance de l'hôpital Necker, qui est présidée par Mme HIDALGO, également, le comité de pilotage mis en place à l'initiative du Maire du 15e arrondissement sur le projet Necker aussi. On sait que l?hôpital Necker va faire l?objet d?une profonde restructuration et d?une modernisation, donc ce v?u vise à corriger ce dysfonctionnement.

Nous sommes parfaitement conscients que cette réalisation doit être coordonnée avec le S.T.I.F., mais nous avons reçu en conseil d'arrondissement un signe très positif de la part de l'opposition du 15e et nous espérons que cette Assemblée réservera le même sort à ce v?u très consensuel.

Je vous remercie.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Merci, Madame POIRAULT-GAUVIN. Vous êtes vous-même élue du 15e, donc vous connaissez bien l'hôpital Necker, que je vous recommande d?ailleurs. Je vous signale que j?ai un très bon cardiologue, qui est le docteur Emmanuel MESSAS?

Mme Géraldine POIRAULT-GAUVIN . - J?espère ne pas en avoir besoin.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - C?est un excellent cardiologue et excellent élu du 16e arrondissement.

Madame LEPETIT, vous avez la parole pour répondre.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Monsieur le Maire, je voudrais répondre à l'enthousiasme de Mme POIRAULT-GAUVIN qui, à plusieurs reprises, nous a mentionné le fait que ce v?u avait été voté à l'unanimité. Ce n'est pas le cas, puisqu'il semblerait que les élus de gauche n'ont pas pris part au vote.

M. le Maire a déjà saisi le S.T.I.F. à ce sujet le 19 février 2008 pour soutenir l'idée d'une mise en accessibilité d'un réseau d'une cinquantaine de stations.

Le S.T.I.F., pour sa part, a engagé une étude, un plan de mise en accessibilité sur des stations importantes permettant les correspondances avec d'autres modes de transport.

Bien évidemment, il faut encourager, si je puis dire, le S.T.I.F. à nous dire où en est cette étude et à quelle échéance elle sera présentée aux élus.

Je rappellerai également au S.T.I.F. de porter une attention particulière aux stations situées à proximité des hôpitaux, et d'une manière générale à proximité des équipements publics destinés aux personnes à mobilité réduite.

Je ne peux bien entendu que demander le retrait de ce v?u puisque l'étude demandée est déjà largement en cours au S.T.I.F.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Chère Géraldine POIRAULT-GAUVIN, devant la demande de retrait de Mme LEPETIT pour l'Exécutif, quelle est votre position ?

Mme Géraldine POIRAULT-GAUVIN . - Je persiste et je signe.

On a eu un message très positif de la Municipalité parisienne au Conseil du 15e arrondissement en la personne de Philippe MOURICOU, qui est un Conseiller d'arrondissement que je crois assez crédible et qui a soutenu ce v?u.

Il faut une certaine cohérence dans cette Assemblée.

Vraiment, je regrette. Cela pourrait faire l'objet d'un vote très consensuel. Qui peut être contre les aménagements pour l'accessibilité des stations de métro aux P.M.R. ?

Nous avons un Comité de pilotage à l?hôpital Necker la semaine prochaine, cela va beaucoup intéresser les cardiologues et les médecins qui trouvent cela complètement aberrant.

On ne manquera pas de le dire.

Je maintiens le v?u.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Je souhaite répondre.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Allez-y.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - J'espère, Mademoiselle Géraldine POIRAULT-GAUVIN, que vous leur direz également que M. le Maire a déjà saisi le S.T.I.F. qui est en train de faire cette étude.

Par conséquent, je réponds tout à fait à votre demande.

Deuxièmement, il s'agit, dans la demande formulée par M. le Maire au S.T.I.F., de soutenir une mise en accessibilité d'un réseau d'une cinquantaine de stations. Une étude doit être réalisée pour savoir lesquelles seront retenues.

Vous demandez à connaître lesquelles très précisément d'emblée. Je ne peux pas présumer d'une étude en cours. C'est la raison pour laquelle je ne suis pas contre sur le fond.

C'est le S.T.I.F., et non le Conseil de Paris ou la D.V.D., qui mène cette étude. Je le précise.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Monsieur le Président LAMOUR ?

M. Jean-François LAMOUR. - Merci, Monsieur le Maire.

On connaît la réponse du S.T.I.F. et de la R.A.T.P. concernant la mise en accessibilité.

Vous connaissez leur programmation pour le moins à distance de la mise en accessibilité des différentes stations.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - C'est un mauvais procès.

M. Jean-François LAMOUR. - Il faut reconnaître que c?est très compliqué et très cher.

Laissez moi terminer.

Mademoiselle POIRAULT-GAUVIN, vous fait une proposition que je qualifierais de mesurée et d'honnête. Elle touche en particulier un lieu non seulement symbolique mais particulièrement sensible du territoire parisien. Cela a été, je vous le rappelle, adopté à l'unanimité en Conseil du 15e arrondissement.

On a toujours l'impression que dans le 15e arrondissement tout va pour le mieux et que, dès lors qu?on arrive au Conseil de Paris, cela ne va plus.

C'est plutôt un sujet consensuel, on ne vient pas vous chatouiller sur tel ou tel aspect de la politique politicienne.

Il y a eu un vote à l'unanimité du 15e arrondissement, c'est un sujet qui doit rassembler. Acceptez de porter, au travers du v?u qui a très bien été présenté par Géraldine POIRAULT-GAUVIN, une amélioration sensible de l'accès à l'hôpital Necker dont vous avez rappelé, Monsieur le Maire, l'importance et la qualité des soins qui y sont prodigués, aux adultes mais aussi aux enfants en particulier.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Madame LEPETIT, nous allons passer au vote.

Etes-vous sensible aux derniers arguments du Président LAMOUR ?

Le chant de LAMOUR vous a-t-il ébranlée ?

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Je suis sensible à la qualité des soins apportés par l'hôpital Necker mais cela n'a rien à voir avec le v?u dont nous parlons.

Je suis sensible au fait que M. LAMOUR souhaiterait que les v?ux, quand ils émanent de la municipalité du 15e arrondissement, soient systématiquement votés à l'unanimité.

En revanche, je suis d'accord avec M. Jean-François LAMOUR lorsqu?il dit que c'est un sujet sérieux et non polémique, c'est tout à fait dans cet état d'esprit que j'y réponds.

Encore une fois, je suis prête à m'engager par écrit pour demander où en est cette étude, à la suite d'ailleurs de l'écrit de M. le Maire de Paris au Président du S.T.I.F., et discuter avec le S.T.I.F. pour voir, parmi les 50 stations qu'ils vont retenir, lesquelles pourront être mises en accessibilité en premier.

Je pense qu'il faut avoir au minimum, à un moment donné, l'étude en main afin de pouvoir décider.

Je l'ai dit à l'occasion d'autres v?ux, je ne vois pas pourquoi je changerai de méthode.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Nous devons voter.

Je comprends que Mme Annick LEPETIT tienne sa position tout en indiquant que si elle avait pu, elle l'aurait fait et qu'elle est d'accord avec vous sur le fond bien que la forme l'empêche de l'accepter pour des raisons de principe et de logique vis-à-vis du S.T.I.F.

Je mets aux voix, à main levée, ce v?u assorti d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u est rejeté, de peu mais il est rejeté.

M. BOUAKKAZ était sensible à la proximité de Valentin HAÜY, cela ne nous avait pas échappé.

C'est la démocratie. La majorité ne l?a emporté que de deux voix, c'est tout de même la majorité.