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Novembre 2008
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Conseil Municipal
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2008, I - Question d'actualité déposée par Mme Marinette BACHE et les élus du groupe du Mouvement républicain et citoyen à M. le Maire de Paris relative aux offres de distribution des titres de transports.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2008


 

M. LE MAIRE DE PARIS. - D'abord, une question de Marinette BACHE au nom des élus du groupe M.R.C.

Mme Marinette BACHE. - Merci, Monsieur le Maire.

Monsieur le Maire, Madame l'adjointe, je ne poserai pas une question mais deux. Rassurez-vous, elles sont très liées au même sujet et je ne dépasserai donc pas le temps de parole qui m?est impartie.

L'offre d'un transport diversifié, liant le développement des transports en commun avec les circulations douces, est toujours au c?ur de la politique de la Municipalité, et nous nous en félicitons. Je voudrais cette fois m'attarder sur les transports publics assurés par la R.A.T.P. En effet, lors de mes permanences municipales d'arrondissement, j'ai été plusieurs fois interpellée par certains administrés sur deux questions.

La première question : les titres de transport demi-tarif, par exemple pour les familles nombreuses, ne sont pas vendus dans toutes les stations parisiennes de métro. Certains distributeurs de métro ne permettent pas la délivrance d?un carnet de billets de ce type, et ces billets ne sont pas vendus dans les bureaux de tabac. Serait-il possible que vous interveniez auprès du S.T.I.F. pour qu?il demande à la R.A.T.P. de revoir cette question, qui est une véritable gêne pour de nombreux usagers des transports en commun parisiens.

Le deuxième question : lorsque vous achetez un billet directement dans un bus, celui-ci ne permet pas, contrairement aux billets vendus en station ou dans un distributeur (le fameux ticket T), d'utiliser une correspondance.

Aussi, Madame l'adjointe, sauriez-vous m?indiquer les raisons pour lesquelles ce billet qui coûte tout de même 1,60 euro à l?unité, n?offre pas les mêmes prestations que le ticket T, et s'il est possible, peut-être en intervenant également auprès du S.T.I.F. ou directement auprès de la R.A.T.P., de remédier à ce deuxième problème ?

Je vous remercie.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci.

Mme LEPETIT a la parole.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Il y a effectivement deux questions. La première concerne la vente des tickets demi-tarif. Comme vous le savez, Madame BACHE, depuis le mois de février 2008, tous les tickets demi-tarif sont disponibles dans les guichets automatiques. Si ce n'est pas le cas, c?est qu?il s'agit d'une anomalie et il faut bien évidemment le faire savoir.

Quant aux dépositaires, comme les débits de tabac par exemple, il leur est proposé par la R.A.T.P. de distribuer les carnets plein tarif mais aussi les carnets demi-tarif. Vous le savez, ils peuvent refuser de délivrer ces derniers, c?est un peu à leur libre appréciation. On pourrait imaginer, en lien avec le S.T.I.F., de mettre en place des mesures incitatives pour encourager davantage les dépositaires à délivrer toute la gamme des titres R.A.T.P.

Concernant la vente de tickets avec correspondance à bord des bus, le Conseil d'administration du S.T.I.F., en juin 2007, a décidé que ce ticket ne serait plus vendu à bord des bus. Le S.T.I.F. a estimé que la vente par les machinistes ne doit être en effet qu'une solution de dépannage, compte tenu de son impact sur la fluidité du trafic, le fait que le bus puisse démarrer à temps, etc.

Il a donc été créé un titre de dépannage que l?on peut acheter quand on monte dans un bus, et qui s'appelle le ticket d'accès à bord. Celui-ci permet d'effectuer un voyage dans le bus, mais pas d'effectuer de correspondance. Cette mesure, dans l'esprit du S.T.I.F., visait à inciter les usagers à acheter leur billet à l'extérieur d'un bus, c'est-à-dire soit dans les stations de métro, soit chez les dépositaires - comme cela se fait aujourd'hui dans de nombreuses grandes villes européennes, c'est le cas à Berlin et à Barcelone - pour améliorer la régularité des lignes.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci.