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Novembre 2008
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Conseil Municipal
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2008, Vœu déposé par le groupe "Les Verts" relatif à l'aménagement de certains couloirs de bus afin d'y permettre la circulation des cyclistes.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2008


 

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Nous passons au voeu n° 84 du groupe "Les Verts" relatif à la circulation des cyclistes dans certains couloirs de bus.

La parole est à Sylvain GAREL, pour une minute, Monsieur le Président.

M. Sylvain GAREL. - Je vais aller vite à cette heure-ci.

C'est un v?u qui a été rédigé par Jacques BOUTAULT. C'est pour cela d'ailleurs que les exemples qui sont pris sont des exemples qui concernent surtout le Centre de Paris, mais ce voeu est valable pour toute notre collectivité.

Comme vous le savez, des panneaux ont été installés pour interdire la circulation aux cyclistes sur un certain nombre de couloirs de bus. Nous avons protesté. Il y a eu une petite modification qui a permis environ à la moitié de ces couloirs de bus d'être réouverts aux cyclistes. Nous nous en réjouissons.

Le problème, c'est que tous les couloirs de bus qui ont été réouverts ont pour caractéristique d'être des couloirs de bus qui étaient dans le même sens que l'autorisation des cyclistes à se déplacer et que ceux qui sont les plus intéressants pour les cyclistes, c?est ceux qui sont, bien sûr, à contresens et qui évitent aux cyclistes de faire de très longs détours.

C'est pour cela que nous demandons que, dans le cadre des aménagements annoncés de ces couloirs de bus, soient priorisés ceux qui sont à contresens parce que, si on veut que la bicyclette soit utilisée d?une façon massive dans notre ville, il faut permettre aux vélos de pouvoir se déplacer sans faire de très grands détours, ce qui nécessite beaucoup d'énergie pour les cyclistes.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Merci.

Madame LEPETIT, vous avez la parole.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Moi aussi, je vais essayer d'aller vite.

Je voudrais quand même rappeler à Sylvain GAREL et à Jacques BOUTAULT, en tout cas on le lui dira, que nous n'avons pas créé d'interdiction pour les cyclistes de circuler dans certains couloirs de bus.

Quand je lis vos considérants, j'ai vraiment le sentiment qu'il y a un petit dérapage, si je puis me permettre. Nous n'avons jamais créé d'interdiction, mais nous avons informé qu'ils étaient interdits. Ce n'est tout de même pas exactement la même chose !

Notre objectif, en tout cas celui du Maire de Paris et le mien, mais je pense que c'est celui de toute la Municipalité, est de pouvoir en autoriser - je parle des couloirs de bus qui aujourd'hui ne le sont pas - le plus possible, mais forcément, dans des conditions de sécurité satisfaisantes pour les cyclistes. C'est la raison pour laquelle nous avons, par un double arrêté, celui du Préfet et celui du Maire, ouvert 26,6 kilomètres de couloir bus qui ne l'avaient pas été et, bien évidemment, nous allons continuer à travailler.

Un exemple précis : concernant la rue de Rohan, sachez qu'un projet d'élargissement avait été envisagé au début de l'année 2008. Ce n'était pas encore la nouvelle Municipalité. A l'époque, Denis BAUPIN le sait bien, cela a été refusé par les ABF.

On voit donc bien qu'à Paris, la Ville toute seule ne peut pas aller de l'avant, si elle n'est pas en négociation perpétuelle, si je puis dire, avec ses partenaires : la Préfecture de police, la R.A.T.P., les ABF. Bref, je pourrais aussi en citer d'autres. C'est comme cela que nous, nous travaillons.

Je demanderai donc le retrait de ce v?u, d'autant que les considérants, particulièrement les trois premiers paragraphes, sont erronés, puisque nous avons d'ores et déjà ouvert des couloirs de bus supplémentaires. Et je ne voudrais pas que l'on entre dans une polémique qui laisserait penser que, sous prétexte qu'il y a des couloirs de bus qui ne sont pas autorisés aux cyclistes, c'est contre les cyclistes. Je ne le pense pas, sincèrement, mais c'est pour leur meilleure sécurité.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Merci, Madame LEPETIT.

Monsieur GAREL, retirez-vous votre v?u ? Alimentez-vous la polémique ?

M. Sylvain GAREL. - Non, je n'alimente pas la polémique. Je donne acte à Mme LEPETIT que, effectivement, ce n'est pas notre Municipalité qui a interdit ces couloirs de bus et qu'ils l'étaient mais que, personne ne le sachant, y compris les gens chargés de la répression, tous les cyclistes utilisaient ces couloirs de bus.

Aujourd'hui, la situation a évolué. Nous avons dit ce que nous pensions de ces panneaux, que nous avons trouvés déplacés et déplaisants !

Mais l'engagement que je voudrais, et je puis prêt, s?il y a un engagement de Mme LEPETIT, à retirer le v?u, c'est que vos services et la DVD travaillent très rapidement pour que les contresens qui existaient et qui étaient permis aux cyclistes dans un certain nombre de couloirs de bus redeviennent possibles le plus rapidement possible, soit en élargissant ces couloirs, soit en trouvant des compromis avec la R.A.T.P. et la Préfecture de police.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Ce qui veut dire ? Vous acceptez le retrait ?

M. Sylvain GAREL. - Si j'entends un engagement.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Je crois que vous l'avez eu.

M. Sylvain GAREL. - Je préfère qu'il soit écrit au procès-verbal plutôt qu?un hochement de tête !

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Madame LEPETIT, en deux mots ?

Ce qui nous permettrait d'avancer.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Oui, bien évidemment, d'autant qu?en plus, nous avons eu cette discussion en Conseil de Paris au moment où il y a eu la pose de ces fameux panneaux et que nous avons tenu un engagement qui était celui d'ouvrir des couloirs de bus supplémentaires. Cela a été fait. Donc, a priori, il n'y a aucune raison que nous nous arrêtions en si bon chemin.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Très bien.

Monsieur GAREL, vous avez donc été entendu. Le v?u est retiré.