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Novembre 2008
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Conseil Municipal
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2008, Vœu déposé par le groupe communiste relatif à la situation du service des maladies infectieuses de l'hôpital Saint-Joseph, dans le 14e arrondissement.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2008


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous examinons le v?u n° 20 consacré à la situation du service des maladies infectieuses de l'hôpital Saint-Joseph a été déposé par le groupe communiste.

Mme Aline ARROUZE le présente en une minute avant que Jean-Marie LE GUEN ne lui réponde.

Mme Aline ARROUZE. - Monsieur le Maire, chers collègues, ce v?u qui a été adopté par le Conseil du 14e arrondissement à l'unanimité a pour objet d'interpeller la Ministre de la Santé sur le sort qu'elle réserve au service des maladies infectieuses et aux patients concernés.

Vous savez que l'hôpital Saint-Joseph vient de fermer ce service qui assurait le suivi de 450 patients séropositifs, patients qui, dès lors, se trouvent licenciés en quelque sorte de leur lieu de soin, sans avoir été consultés ni même informés au préalable.

Quel mépris pour eux ! Ce ne sont pas des meubles !

La tarification à l'activité fait des ravages dans les hôpitaux, pour de nombreux services jugés non rentables et que l'on ferme.

Saint-Joseph semble être une des premières pierres détruites dans le cadre de l'application de cette réforme. Le sujet est trop grave et les explications de la Ministre de la Santé tardent à venir.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - M. Jean-Marie LE GUEN a la parole.

M. Jean-Marie LE GUEN, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Je rappelle que l'hôpital Saint-Joseph est un hôpital privé à but non lucratif. Il est aujourd'hui, après une situation lourdement déficitaire, dans une politique de restructuration mise en oeuvre par l?Agence régionale de l?hospitalisation sous la tutelle du Ministère.

Il est évident qu?en tant qu'élus parisiens, nous avons à nous en préoccuper et, en même temps, nous n'avons pas de responsabilité directe ni indirecte dans la gestion de ce dossier.

S'agissant du point soulevé et parlant des problèmes de maladies infectieuses, je comprends l'émotion, et je la partage en grande partie, de ce qui est évoqué par nos collègues du groupe Communiste, dans la mesure où il est vrai par ailleurs que, dieu merci la trithérapie étant désormais à l'?uvre, la question de l?hospitalisation des malades séropositifs ou des malades atteints directement du Sida se pose beaucoup moins. Et il est vrai, reconnaissons-le, qu'il y a la nécessité d'avoir une certaine forme de restriction de l'offre hospitalière, au sens d?hospitalisation de nuit.

Mais, en même temps, la manière dont les choses se sont faites me semble vraiment particulièrement brutale, les conditions que vous avez l'air de soulever, Madame, à savoir la manière dont on a amorcé le dialogue avec l'équipe soignante, et l'équipe soignante avec les malades, me semble effectivement, tel que vous le rapportez, poser problème.

Et enfin, et en tout état de cause, il est exact que le problème des maladies infectieuses se pose d'une façon plus large, on le sait, malheureusement. Ce sont des services qui ne sont pas très bien rémunérés par la nouvelle tarification à la T2A et qui ont un fonctionnement un peu erratique. Parce que, lorsque notre société ne va pas trop mal, dieu merci, il n'y a pas beaucoup de malades hospitalisés en maladies infectieuses.

Maintenant, si et quand nous sommes victime d'une épidémie un peu plus grave - on se souvient de cette épidémie de Sida, toujours présente mais traitée peut-être un petit peu différemment, mais on peut imaginer d'autres épidémies infectieuses, je ne vais pas attirer trop l'attention de notre Conseil sur ce sujet - eh bien, il serait quand même utile d'avoir des capacités d?hospitalisation maintenues. Et c'est pourquoi je partage en grande partie le v?u que vous avez émis. Donc, je m'y associe.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Je vous remercie.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u déposé par le groupe communiste assorti d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u est adopté. (2008, V. 235).