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Novembre 2008
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Conseil Municipal
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2008, Vœu déposé par la majorité municipale relatif aux conditions de travail des salariés chargés du bon fonctionnement de Vélib. Vœu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2008


 

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Nous passons donc au v?u n° 86 des groupes "Les Verts", communistes, M.R.C. et n° 86 bis de l'Exécutif qui concernent les salariés chargés du fonctionnement de Vélib?, qui ont été en grève, comme vous le savez, depuis quelque temps.

La parole est à M. Ian BROSSAT pour le groupe communiste.

M. Ian BROSSAT. - Ce v?u porte effectivement sur les conditions de travail des salariés de Cyclocity, qui est la filiale de Decaux dans laquelle travaillent les salariés qui veillent au bon fonctionnement de Vélib?.

Vous savez évidemment que Vélib? est un succès qui, d?ailleurs, contribue au prestige de Paris, de sa Municipalité.

Ce v?u part du principe que dans la mesure où notre ville tire un profit de la mise en place de Vélib?, un profit politique tout à fait légitime, il y aurait quelque absurdité à considérer que le sort des salariés de Vélib? ne nous concernerait absolument pas.

Quand on voit, et j'ai eu l'occasion de discuter avec les salariés de Vélib?, les conditions dans lesquelles ils travaillent, à la fois en termes de salaires, en termes de turnover, avec un turnover de près de 60 %, le recours très massif au travail partiel, quand on voit aussi les difficultés qu'ils rencontrent dans leurs ateliers qui sont souvent dans un état assez déplorable, des conditions d'hygiène pour le moins regrettables, on se dit que la Ville de Paris ne peut pas laisser tomber les salariés de Vélib?.

Ce v?u vise donc à ce que la Municipalité interpelle très fortement la direction de Decaux et veille à ce que les conditions de travail des salariés de Vélib? changent et s'améliorent rapidement.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Merci beaucoup.

Madame LEPETIT, vous avez la parole.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Je suis, pour ma part, moi aussi très soucieuse de la sécurité et des conditions de travail des salariés de Cyclocity. J?ai eu d'ailleurs l'occasion de les recevoir à deux reprises, en juin et plus récemment, et j?ai fait parvenir un compte rendu de nos réunions à Jean-Charles DECAUX. J'ai eu aussi l'occasion de lui transmettre de vive voix les demandes des salariés.

J'ai d'ailleurs reçu hier, donc c'est tout récent, une longue lettre de Jean-Charles DECAUX, qui répond à la mienne, et je la tiens, bien évidemment, à disposition des auteurs du v?u et même, d'ailleurs, au-delà, parce que nous sommes tous concernés.

Comme vous l'avez dit, Monsieur BROSSAT, la qualité du travail des salariés de Cyclocity qui entretiennent les Vélib? a forcément une conséquence sur l'utilisation même de ces Vélib?, et de ce service qui est un service public que nous rendons aux Parisiens.

M. le Maire a également écrit très récemment pour appuyer cette démarche et je vais aussi avoir l'occasion, comme l'ont déjà fait les services de la D.V.D., d'aller visiter les locaux où sont installés les salariés.

Une nouvelle réunion, je pense, se fera. En tout cas, je souhaite vous dire, à travers le v?u de l'Exécutif municipal, à quel point nous sommes sensibles à cette question.

Le Conseil de Paris peut donc émettre le v?u que :

- la Ville de Paris affirme ses exigences sociales auprès de la société Decaux, car je rappelle que la convention que nous avons est avec la société Decaux et que Cyclocity est une filiale de la société Decaux et, par conséquent, notre interlocuteur est la société Decaux ;

- la société Decaux puisse rendre compte régulièrement des conditions de travail des agents, que cela concerne les conditions de sécurité, mais aussi l'amélioration des conditions de travail des agents ; ces éléments seront constatés par des visites sur place effectuées par la Ville de Paris ;

- que la 3e Commission, où siègent les représentants des groupes politiques, puisse être informée régulièrement sur les conditions de travail, les conditions d'hygiène, les conditions de sécurité des salariés de Cyclocity.

Voilà ce que je vous propose en reprenant les considérants que l'on retrouve d'ailleurs dans votre v?u.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Merci.

Madame TAÏEB, vous avez la parole.

Mme Karen TAÏEB. - Merci.

Notre groupe a également rencontré les salariés de la société Cyclocity.

Vous avez évoqué, Annick LEPETIT, les conditions de travail, de sécurité et d'hygiène ; j'aimerais aussi évoquer les salaires, qui sont de l'ordre de 980 euros nets par mois pour 35 heures, une société qui emploie 35 % de son personnel à temps partiel pour 600 euros nets et une convention collective à laquelle ils se rattachent qui ne correspond pas directement à leur métier qui permet de faire travailler les salariés le dimanche sans doubler pour autant le salaire, toutes ces questions qui sont à mettre à l?ordre du jour pour réaffirmer par ce v?u nos exigences sociales auprès de la société Decaux pour le personnel de Vélib?.

Merci.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Merci beaucoup.

Est-ce que, collectivement, Verts, communistes et M.R.C., vous acceptez la proposition de Mme LEPETIT telle qu'elle a été présentée ?

M. Ian BROSSAT. - Nous acceptons cette proposition qui, de notre point de vue, est positive et permettra de faire avancer les choses.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Très bien.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u modifié, qui devient le v?u de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u est adopté. (2008, V. 265).