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48 - QOC 95-171 Question de M. Pierre MANSAT, Mme Gisèle MOREAU, M. Henri MALBERG et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris relative à l'emploi.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1995




M. Gérard LEBAN, adjoint, président.- La question suivante de M. Pierre MANSAT, Mme Gisèle MOREAU, M. MALBERG et les membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris est relative à l'emploi.
En voici la teneur :
"M. le Maire de Paris affirme son souci de préserver les emplois existants et d'agir pour le développement économique de la Capitale. Or, s'il est un secteur essentiel pour ce développement, c'est bien celui des services publics.
Cet ensemble complexe, qui touche à la santé, aux communications, aux transports, à l'énergie, à l'éducation et à la recherche, est menacé. Quelques exemples :
- à la R.A.T.P., le plan "Entreprises 95-97" programme la suppression de 427 effectifs dans l'éducation, alors que les besoins de nouveaux emplois afin d'améliorer les conditions de formation et d'enseignement sont énormes ;
- à la Ville de Paris, réduction en 1995, de 1 % des effectifs budgétaires, soit près de 300 emplois ;
- à E.D.F., départ de 600 agents des services centraux de la production ; de nombreux agents sont menacés (Saint-Martin, Jardin des Plantes) avec l'objectif d'une seule agence pour deux arrondissements : moins 1000 emplois ;
- à la Poste, suppression massive d'emplois dans tous les arrondissements. A France-Télécom, trois centres de renseignements téléphoniques ont été fermés, soit 800 emplois en moins ;
- à la S.N.C.F., les scénarios de la direction pourraient se traduire par une diminution de 40 % des effectifs des services centraux (plus de 4.000 emplois).
Une telle orientation menace la vie économique même de la Capitale, son développement, son équilibre et la vie sociale.
Aussi, M. Pierre MANSAT, Mme Gisèle MOREAU, M. Henri MALBERG et les membres du groupe communiste demandent-ils à M. le Maire de Paris de bien vouloir leur indiquer quelles dispositions il entend prendre pour faire opposition à de telles menaces."
Je vous communique les éléments de réponse au lieu et place de Mme Nicole CATALA, adjoint.
Le Maire de Paris entend veiller au maintien et au développement des emplois à Paris.
Les éléments de la question des élus communistes relative à l'organisation des services publics ou des entreprises publiques sous tutelle de l'Etat ont été transmis par le Maire de Paris à M. le Préfet de la Région d'Ile-de-France, Préfet de Paris.
Malgré un contexte budgétaire difficile qui impose de lourdes contraintes, la Ville de Paris contribue à la lutte pour l'emploi, également par son action directe en tant qu'employeur.
La Ville de Paris est amenée à adapter en permanence ses effectifs à l'évolution des besoins.
L'ouverture d'équipements publics nouveaux a ainsi été réalisée en réutilisant des emplois vacants, ce qui a permis de maintenir à niveau constant les effectifs en terme de postes réglementaires.
Ainsi, du fait de ces transformations d'emplois, non seulement la Ville n'a procédé à aucune réduction budgétaire de ses effectifs, mais en plus a-t-elle permis, en pourvoyant des postes vacants, des embauches supplémentaires.
Monsieur MANSAT, vous avez la parole.

M. Pierre MANSAT.- Evidemment, on n'attendait pas une réponse plus positive puisqu'elle était inscrite en creux dans la communication.
Nous avions cité des chiffres impressionnants. Je parle de 4.000 emplois supprimés à la Poste, par exemple, dans les services financiers, dans le 14e arrondissement, 600 agents E.D.F., 1.000 agents dans les agences E.D.F., suppression d'emplois encore à la R.A.T.P.
Cette situation en matière de suppressions d'emplois appelle de notre point de vue plus qu'une simple question ou une demande d'information auprès du Préfet, mais bien une prise de position du Maire de Paris visant à empêcher la suppression d'emplois massive dans les services publics de la Capitale.
C'est tout.

M. Gérard LEBAN, adjoint, président.- Merci, Monsieur.