Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Janvier 1998
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

54- III - Questions du groupe communiste.

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1998



QOC 98-22 Question de M. Michel VION, Mme Martine DURLACH, MM. Henri MALBERG, Michel TUROMAN et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris au sujet du plan de désamiantage et de mise en sécurité du campus de Jussieu (5e).
M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Nous passons aux questions orales du groupe communiste.
La première d'entre elles est ainsi rédigée :
" En septembre 1996, après une longue lutte des personnels, le Ministre de l'Education nationale annonçait un plan de désamiantage et de mise en sécurité du campus de Jussieu. Ce plan prévoyait la mise à disposition de locaux provisoires, des travaux et un financement sur 3 ans.
Or, à ce jour, les travaux n'ont pas commencé. Le plan de désamiantage ne saurait être remis en cause. Cette situation est intolérable pour l'ensemble des personnels et usagers du campus.
En outre, plusieurs scénarios de restructuration de Jussieu ont été avancés, dont un éventuel transfert de l'Université Paris VII à Tolbiac. Des informations font état à ce sujet d'une rencontre de M. le Maire de Paris avec le Ministre de l'Education nationale.
Aussi, M. Michel VION, Mme Martine DURLACH, MM. Henri MALBERG, Michel TUROMAN et les membres du groupe communiste demandent-ils à M. le Maire de Paris de bien vouloir leur indiquer où en est la discussion sur les modalités, le calendrier et la mise en oeuvre effective du désamiantage, sur l'implantation de locaux provisoires ainsi que sur un éventuel transfert sur la Z.A.C. " Paris-Rive gauche " d'une partie de Jussieu, dans quels délais, comment, et pour quel projet.
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Claude GOASGUEN, adjoint.
Le désamiantage est de la compétence de l'Etat. La Ville ne peut que souhaiter une résolution rapide et efficace à cette question préoccupante. Par ailleurs, M. ALLEGRE avait annoncé le 30 septembre le démarrage en 1998 de la restructuration du campus " dont le désamiantage n'est qu'un des aspects ". Il est vrai à cet égard que la Ville a prévu, en accord avec l'Etat, de recevoir 130.000 mètres carrés de locaux universitaires à " Paris-Rive gauche ". Cette orientation figure dans le document approuvé en juillet dernier par le Conseil de Paris et à partir duquel la Déclaration d'utilité publique de " Paris-Rive gauche "a été prise par décret en novembre 1997. Le nouveau Ministre, Claude ALLEGRE, avait d'ailleurs confirmé le 30 juin 1997 l'intérêt d'une réservation foncière importante pour un programme universitaire dans le plan d'aménagement de zone de la Z.A.C. " Paris-Rive gauche ", sans toutefois prendre position à ce stade pour une option précise telle que le transfert total ou partiel de Paris VII, l'implantation de l'INALCO, ou la création d'un pôle à dominante littéraire et sciences humaines etc.
Naturellement, la Municipalité suit ce dossier tout particulièrement à travers ses deux représentants qui participent à des réunions d'un groupe de travail chargé d'examiner l'ensemble des problèmes concernant les implantations universitaires à Paris, dont la création a été décidée lors de la rencontre du Maire de Paris et du Ministre de l'Education nationale.
Tous ces éléments sont à l'étude au sein des services de l'Etat, auquel il appartiendra le moment venu de préciser notamment les unités ou établissements appelés à s'implanter sur le site de " Paris-Rive gauche ", et selon quel calendrier.
M. Michel TUROMAN. - Si j'ai bien compris ce que vous dites, rien n'est réglé ni pour le désiamantage, ni pour les locaux provisoires, ni sur la décision de déménager ou pas Paris VII sur la Z.A.C. " Tolbiac ". Ai-je bien compris ?
M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Oui. Bien entendu c'est du ressort de l'Etat.
M. Michel TUROMAN. - D'accord...