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Janvier 1998
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61- QOC 98-29 Question de MM. Henri MALBERG, Pierre MANSAT et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris relative à l'occupation d'un immeuble par des familles mal logées, 61, rue d'Avron (20e).

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1998



M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Nous passons à la question de MM. Henri MALBERG et Pierre MANSAT à M. le Maire de Paris relative à l'occupation d'un immeuble par des familles mal logées, 61, rue d'Avron (20e).
En voici le texte :
" Le 21 décembre dernier, des familles ont occupé un immeuble situé 61, rue d'Avron (20e) à l'appel de " Droit au logement ".
Avec ses 11.000 mètres carrés, cet immeuble est un véritable symbole de toutes les turpitudes que Paris a connu depuis 20 ans.
Immeuble de bureaux construit par un promoteur qui a fait faillite, il a été occupé pendant une période par une société d'informatique bien connue : " BULL ". Il a ensuite été racheté par le Crédit Lyonnais et a fait partie de ces créances douteuses, dont ont dit qu'elles atteignent 150 milliards. Il a été repris par le C.D.R., société qui doit liquider les biens. Cette société ne l'a toujours pas vendu.
Diverses opérations de réhabilitation et de transformation en logements sociaux sont en discussion depuis longtemps. L'immeuble est libre depuis des années et c'est une véritable injure à tous les mal-logés.
Les familles, toutes du 20e arrondissement, mal logées, dont certaines sont inscrites comme demandeurs depuis parfois plus de 10 ans, l'ont occupé.
Une formidable solidarité s'est développée dans le quartier et des aménagements d'urgence se font. En tout cas, pour l'avenir proche, ces familles ont un toit.
MM. Henri MALBERG, Pierre MANSAT et les membres du groupe communiste demandent à M. le Maire de Paris de bien vouloir leur indiquer les mesures prises pour assurer le relogement de ces familles et ce qui est envisagé pour réaliser la transformation du lieu en immeuble de logements sociaux P.L.A. et P.L.A.-T.S. "
Je vous donne la réponse :
Ainsi que le précisent les auteurs de la question eux-mêmes, l'immeuble 61/63 rue d'Avron a été squatté de vive force sous la conduite de l'association " Droit au Logement ".
A l'égard de telles situations, il y a donc lieu de rappeler une fois encore la position constante de la Ville de Paris, qui se refuse à considérer que l'occupation illégale et par la force d'un immeuble confère à ceux qui s'y livrent une priorité particulière pour l'attribution de logements sociaux.
Au surplus, il convient de souligner que la Ville de Paris n'avait attendu ni le squatt perpétré par "Droit au Logement" ni la question posée au Conseil pour considérer l'opportunité d'une conversion de cet ensemble immobilier en logements.
En effet, tant la R.I.V.P. que, plus récemment, l'O.P.A.C. de Paris avaient engagé avec le propriétaire ou son mandataire des négociations en vue de réaliser une opération de cette nature.
Ce n'est qu'en raison de l'attentisme et des ambitions financières excessives du propriétaire que les négociations n'ont pu progresser significativement.
Il est évident de surcroît que la situation nouvelle créée par le squattage de l'immeuble n'est pas de nature à rendre possible une évolution positive de cette affaire qui demeure, en son état actuel, un problème d'ordre public relevant de l'autorité de l'Etat.