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Janvier 1998
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79- QOC 98-14 Question de Mme Martine BILLARD, élue de " Paris-écologie, solidarité et citoyenneté ", à M. le Maire de Paris relative aux suites à donner à l'audit d'AIRPARIF.

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1998



M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - La question suivante de Mme Martine BILLARD à M. le Maire de Paris est relative aux suites à donner à l'audit d'AIRPARIF.
En voici le texte :
" L'audit d'AIRPARIF, réalisé par 3 experts indépendants et rendu public le 9 décembre 1997, relève un certain nombre d'insuffisances dans la détection de la pollution atmosphérique à Paris :
- implantation inappropriée des capteurs, notamment insuffisance des stations de mesure de la pollution de proximité ;
- polluants mesurés en continu en nombre restreints et incapacité de déterminer la pollution due au diesel (microparticules et indicateurs des émissions de diesel) ;
- absence de système de prévision ;
- appréciation insuffisante de l'exposition de la population.
Cet audit a ainsi confirmé les critiques émises par les Verts depuis plusieurs années sur le manque de moyens mis à la disposition d'AIRPARIF pour mener à bien sa mission de surveillance de la qualité de l'air. Ceci a comme conséquence de minimiser la gravité de la situation.
Les experts proposent donc des modifications, des améliorations et l'augmentation du dispositif actuel pour remédier à cette situation.
Le Conseil régional a déjà décidé, pour sa part, d'augmenter sa subvention annuelle à AIRPARIF.
Mme Martine BILLARD demande donc à M. le Maire de Paris ce que compte faire la Ville de Paris. "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint.
L'audit réalisé à la demande de l'Etat et du Conseil régional sur le réseau de surveillance mis en oeuvre par AIRPARIF a mis en évidence ses qualités incontestables qui en font aujourd'hui un des réseaux de référence au niveau européen et mondial.
Il a aussi permis de définir les axes de développement de ce réseau pour en améliorer les performances et l'adapter aux évolutions constatées de la pollution atmosphérique. Les orientations proposées par l'audit rejoignent parfaitement les recommandations générales formulées en juin 1996 par la Commission scientifique sur la Qualité de l'Air mise en place par le Maire de Paris en septembre 1995.
Il s'agit de développer un outil de modélisation et de prévision performant adapté au cas de l'agglomération parisienne, d'améliorer les connaissances en matière d'exposition des habitants et de ses conséquences éventuelles sur la santé publique, de mieux préciser la nature des différents polluants (taille des particules, composition chimique, interactions physico-chimiques).
La convergence des avis scientifiques conforte ainsi l'action déjà engagée par la Ville de Paris depuis deux ans dans ces domaines où elle a, parmi d'autres actions importantes, largement contribué techniquement et financièrement à l'évolution du réseau de surveillance en doublant sa contribution globale à AIRPARIF. Celle-ci a dépassé 2,5 millions de francs en 1997.
Dans l'état actuel du budget municipal pour 1998, il est possible d'indiquer que cet effort sera encore amplifié. Le projet de budget qui sera soumis au vote du Conseil de Paris en mars prochain comportera un doublement de cette contribution largement assurée au travers des prestations effectuées par le Laboratoire d'Hygiène de la Ville de Paris ainsi que par le Laboratoire Central de la Préfecture de Police, dont le financement est assuré pour partie par le budget de la Ville de Paris.