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Janvier 1998
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Conseil Municipal
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60- QOC 98-28 Question de Mme Martine DURLACH, M. Michel TUROMAN et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris au sujet d'un chanteur de rue aux Buttes-Chaumont (19e).

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1998



QOC 98-8 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu du Front national, à M. le Maire de Paris au sujet d'un chanteur de rue aux Buttes-Chaumont (19e).
M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Nous passons aux questions QOC 98-28 de Mme Martine DURLACH et de M. Michel TUROMAN et QOC 98-8 de M. Jean-Pierre REVEAU relatives à un chanteur de rue aux Buttes-Chaumont (19e).
Je vous donne lecture de la première d'entre elles :
" Depuis 4 ans, chaque week-end, un chanteur de rue avec son limonaire offre aux promeneurs des Buttes-Chaumont (19e) un véritable florilège de textes et de chansons françaises.
Or, celui-ci, confronté à des problèmes financiers, n'a plus pour solution que de vendre son limonaire ainsi qu'un fonds de 200 chansons en carton.
La Ville de Paris, à qui il s'est adressé, vient de lui refuser une subvention.
Ce patrimoine des rues, des chansons et des rengaines de Paris doit être sauvegardé.
Aussi, Mme Martine DURLACH, M. Michel TUROMAN et les membres du groupe communiste demandent-ils à M. le Maire de Paris les mesures qu'il compte prendre pour que le parc des Buttes-Chaumont ne perde ni son chanteur, ni son limonaire. "
Je vous donne lecture de la seconde :
" Depuis des années, Jean-Paul AMARA accompagné de son orgue de Barbarie, offre aux promeneurs des Buttes-Chaumont (19e) un véritable florilège de textes et de chansons françaises.
Ce baladin, exemple même des traditions populaires françaises, rencontre quelques difficultés financières. Il s'est tourné vers la Ville de Paris et a demandé une subvention exceptionnelle de 30.000 F, qui lui a été refusée par la Direction des Affaires culturelles sous le prétexte d'un grand nombre de demandes et de contraintes budgétaires.
M. Jean-Pierre REVEAU demande à M. le Maire de Paris de bien vouloir lui indiquer le motif exact de ce refus à un authentique artiste alors que des millions de francs sont versés à des entreprises commerciales camouflées en associations. Est-il possible de trouver une solution pour venir en aide à l'un des derniers poètes de la rue ?
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint. - M. Jean-Paul AMARA, Président de l'Association pour la pérennité des poètes et chanteurs de rue, est bien connu de la Ville de Paris qui a toujours eu un regard très favorable sur ses activités, notamment en lui accordant sa première autorisation à se produire aux Buttes-Chaumont. Très récemment, M. Jean-Paul AMARA a également fait savoir qu'il souhaitait pouvoir intervenir dans d'autres jardins et la Ville de Paris étudie actuellement sa demande avec bienveillance.
Parallèlement, M. Jean-Paul AMARA a demandé une aide financière à la Ville de Paris au nom de son association dont le double objectif est à la fois d'obtenir une reconnaissance d'un patrimoine oublié (limonaire et orgue de Barbarie) et de promouvoir et faire connaître la chanson et la poésie dans la rue.
Sans préjuger de l'intérêt que présente l'activité de M. Jean-Paul AMARA, qui est confondue avec celle de cette jeune association comptant, à la date de dépôt de la demande de subvention, deux membres, il n'a pas été possible d'accorder de soutien financier à cette structure en 1997.
En effet, la demande de subvention a été formulée pour un montant supérieur aux charges prévisionnelles annuelles de l'association.
La presse parisienne s'est fait l'écho de cette décision, M. Jean-Paul AMARA ayant déclaré qu'il serait obligé de se séparer de son limonaire.
Il est nécessaire de signaler que l'association n'a pas fait état, dans sa demande de subvention, des difficultés financières auxquelles semble se trouver confronté M. Jean-Paul AMARA, le contraignant à une vente éventuelle de son instrument.
Monsieur Jean-Paul AMARA, qui a toujours jusqu'à présent exercé régulièrement son art dans le parc des Buttes-Chaumont, pourra, si nécessaire, déposer une nouvelle demande de soutien pour un projet musical défini, demande qui sera examinée avec attention par les services municipaux, dans le respect de l'intérêt public local.
M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Merci, Madame MACÉ de LÉPINAY.
Bien entendu, au niveau du 19e arrondissement, j'ai envoyé une lettre au Maire de Paris pour soutenir M. AMARA et lui accorder une subvention substantielle afin qu'il puisse conserver son limonaire et trouver un emplacement rapidement.
Monsieur TUROMAN, il vous reste deux secondes... allez, vingt secondes.
M. Michel TUROMAN.- Moi, je trouve que les chansons, les complaintes, les fables, les chanteurs de rue, je m'en souviens quand j'étais môme, c'est vraiment quelque chose qui appartient au patrimoine de Paris. Je crois donc qu'il faut sauver cela et sauver les chanteurs de rue.
Que dit Jean-Paul AMARA ? Il dit qu'il est en quête de la belle ouvrage au quotidien. Eh bien, je crois qu'on lui doit cette reconnaissance. Il faut l'aider et, si la Ville le fait, j'applaudirai des deux mains.
(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste et du Mouvement des citoyens).
M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Merci, Monsieur TUROMAN. Nous serons ensemble pour le soutenir.