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Janvier 1998
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Conseil Municipal
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44- QOC 98-31 Question de M. Jean-François PERNIN à M. le Préfet de police au sujet du stationnement rue du Rendez-vous (12e).

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1998



M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Maintenant nous passons à la question de M. Jean-François PERNIN à M. le Préfet de police au sujet du stationnement rue du Rendez-Vous dans le 12e arrondissement.
Elle est ainsi libellée :
" Depuis quelque temps, la rue du Rendez-vous (12e) fait l'objet d'une politique de sanction particulièrement sévère et d'une extrême rigueur concernant l'arrêt et le stationnement des véhicules automobiles.
M. Jean-François PERNIN rappelle que cette rue est très commerçante et que l'activité économique locale dépend pour une grande part de leur dynamisme et donc des facilités pouvant leur être accordées pour exercer leur métier.
En mettant en oeuvre une telle politique qui conduit en fait à dresser de nombreux procès-verbaux, et parfois même plusieurs aux mêmes véhicules en l'espace de quelques minutes, les forces de police veulent-elles asphyxier toute l'économie de cette rue ?
Les commerçants sont proprement excédés par l'attitude de la police.
M. Jean-François PERNIN demande donc à M. le Préfet de police de bien vouloir faire le point sur cette question. "
Monsieur le Représentant du Préfet de police, vous avez la parole.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Merci, Monsieur le Maire. La rue du Rendez-vous connaît une forte activité commerciale, à ce titre, elle est soumise au régime du stationnement payant mixte rotatif des deux côtés de la chaussée. L'efficacité de ce dispositif repose sur la rotation des véhicules qui est particulièrement bien adaptée aux rues commerçantes où le renouvellement de la clientèle est important.
C'est pourquoi les services de police sont tenus d'y exercer des contrôles suivis pour sanctionner les conducteurs qui occupent un emplacement sans acquitter la taxe correspondante ou pendant une durée excessive.
Il a en outre été constaté qu'en fin de semaine, certains automobilistes garaient leurs véhicules en double file de chaque côté de cette voie étroite, notamment dans sa partie comprise entre l'avenue du Docteur-Arnold-Netter et la rue Marsoulan. Les fonctionnaires de police s'attachent donc, dans cette voie comme dans les autres voies de la Capitale, à verbaliser les infractions au stationnement dont la recrudescence mettrait en cause la fluidité de la circulation dans le quartier, ce qui serait également préjudiciable à l'activité commerciale et à la tranquillité des riverains.
Je puis vous assurer que les services de police veillent en permanence à exercer leur mission de contrôle du stationnement, qui est si nécessaire à une gestion équilibrée et maîtrisée du trafic automobile dans la Capitale, avec le plus grand discernement.
M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Préfet. Monsieur PERNIN, voulez-vous ajouter quelque chose ?
M. Jean-François PERNIN, maire du 12e arrondissement. - Monsieur le Préfet, je voudrais vous dire que ma question s'intéressait notamment à l'acharnement, je dis bien l'acharnement, de certaines " pervenches " sur certains véhicules de commerçants. Il est arrivé par exemple qu'en quelques minutes un même véhicule ait plusieurs fois une contravention. Alors, je trouve cela dommage pour l'activité économique de cette rue, pour l'activité de l'arrondissement. Ce n'est pas ce que nous recherchons pour l'activité économique de la Capitale.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Simplement une précision, Monsieur le Maire. Si tel ou tel commerçant ou usager a le sentiment de faire l'objet de verbalisations injustifiées, il a tout loisir d'en saisir le Préfet de police, de lui écrire, et nous ferons une enquête.
M. Jean-François PERNIN, maire du 12e arrondissement. - Merci Monsieur le Préfet.