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Janvier 1998
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Conseil Municipal
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22- Rappel au règlement.

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1998



M. Gérard LEBAN, adjoint président. - Monsieur MALBERG, vous voulez la parole pour un rappel au règlement ?
M. Henri MALBERG. - Oui.
M. LEBAN vient de remettre à la presse un communiqué que je lis :
" Les propos tenus ce matin par M. Henri MALBERG, conseiller de Paris, lors du débat sur les orientations budgétaires, m'ont beaucoup choqué, comme ils choqueront tous les commerçants parisiens soumis à une vie laborieuse, difficile et, pour la plupart, ayant des revenus extrêmement modestes pour ne pas dire moins.
En effet, le conseiller communiste a invité le Maire de Paris et sa municipalité à faire appel financièrement aux commerçants et artisans qui sont placés dans la catégorie des " riches ", dixit M. MALBERG. "
C'est quand même un peu gros !
(Vives protestations sur les bancs des groupes du " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. Gérard LEBAN, adjoint président. - S'il vous plaît, Mesdames, Messieurs, mes chers collègues...
M Henri MALBERG. - Je veux faire la mise au point suivante.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Monsieur MALBERG, m'autorisez-vous à lire ce que vous avez dit ?
" M. Henri MALBERG : Il faudrait ne pas augmenter plus que vous ne le faites les impôts en général mais il faudrait faire payer les forces sociales telles que les magasins et tous commerces qui, à Paris, bénéficient des investissements de la Ville et qui paient trop peu. Il faudrait faire payer les riches ".
Je vous écoute.
M. Henri MALBERG. - Monsieur LEBAN, il y a quelque dix ou quinze ans...
M. Xavier-Marie BORDET. - Rappel au règlement ! Cela n'a rien à voir avec le règlement, cela !
M. Gérard LEBAN, adjoint président. - J'ai donné la parole à M. MALBERG. Je l'écoute.
(Protestations sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. Xavier-Marie BORDET. - Mais ce n'est pas un rappel au règlement.
M. Gérard LEBAN, adjoint président. - M. MALBERG m'a fait un rappel au règlement. Je l'écoute attentivement. Là, nous perdons du temps.
M. Henri MALBERG. - Personne ici, et M. LEBAN pas plus que les autres, ne peut méconnaître la position du parti communiste, que j'ai défendue combien de fois dans cette Assemblée. On se combat, d'accord mais tous les coups ne sont pas permis ! Les conceptions fiscales que les communistes défendent ici sont toujours les mêmes. Nous sommes pour faire payer la minorité infiniment riche qui paie relativement moins d'impôts que la masse des Parisiens. Nous sommes pour faire payer les banques, les compagnies d'assurances, les grandes surfaces, les Printemps, les Galeries Lafayette ! Vous savez bien que c'est de cela dont nous avons toujours parlé, en ajoutant qu'ils bénéficient des investissements de la Ville sans jamais y contribuer à la mesure de ce qu'il faudrait !
Ce n'est quand même pas le commerçant du coin que je visais ! CARREFOUR et le commerçant ou l'artisan du coin, ce n'est pas pareil ! Vous ne pouvez pas ne pas savoir cela ! Je vais vous en faire des communiqués comme celui-là, moi !
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Ce n'est plus un rappel au règlement. Je vous ai laissé la parole. Je ne suis absolument pas convaincu par ce que vous m'expliquez. Vous confirmez ce que vous avez dit ce matin. Si vous vouliez vous exprimer sur les grandes surfaces, les grands magasins, il fallait le dire ! Vous avez parlé des commerçants et des magasins ! Je défends l'ensemble des commerçants parisiens et j'estime que, ce matin, vous leur avez porté un préjudice moral et que c'est pour ma part plus que choquant, j'allais presque dire scandaleux !
M. Henri MALBERG. - Vous faites une opération politicienne !
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Pas du tout !
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. Xavier-Marie BORDET. - Rappel au règlement !
Le débat budgétaire, c'était ce matin et ce n'est pas cet après-midi !
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Oui, mais je préside cette réunion et je fais fonction et remplace le Maire de Paris. J'ai donné la parole à M. MALBERG pour quelques minutes par courtoisie. Je lui ai répondu comme il se doit.