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Janvier 1998
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Conseil Municipal
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70- QOC 98-41 Question de Mme Elisabeth LARRIEU et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris relative à la fermeture du lycée Stéphane-Mallarmé (17e).

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1998



M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - La question suivante de Mme Elisabeth LARRIEU à M. le Maire de Paris est relative à la fermeture du lycée Stéphane-Mallarmé (17e).
Elle est ainsi libellée :
" L'Académie de Paris a annoncé son intention de fermer le lycée Mallarmé (17e) à compter de la rentrée scolaire 1998, avançant comme raison la baisse prévue des effectifs. Cette décision, si elle devait être appliquée, serait au détriment non seulement des élèves - et de leur famille - contraints de s'expatrier à " Balzac " ou " Carnot ", mais également de l'équilibre social du quartier pour lequel " Mallarmé " est un pôle d'animation et de sécurité.
La spécificité que représente le lycée Mallarmé : non-sélection à l'entrée, établissement de proximité, à taille humaine, accompagnement des élèves tout au long de leur scolarité (de la 6e à la terminale), doit être maintenue, voire accentuée, en utilisant l'opportunité d'une légère baisse des effectifs pour assurer un enseignement avec des classes allégées, garantie d'une meilleure qualité pédagogique.
Mme Elisabeth LARRIEU et les membres du groupe socialiste et apparentés demandent à M. le Maire de Paris d'intervenir pour prévenir cette fermeture qui, par ailleurs, s'inscrit dans une politique globale de ségrégation scolaire à Paris. "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Claude GOASGUEN, adjoint.
Vous signalez l'annonce de l'Académie de Paris concernant son intention de fermer le lycée Stéphane-Mallarmé dans le 17e arrondissement, avançant comme raison la baisse des effectifs prévue.
Je tiens quand même à souligner qu'indépendamment des arguments que vous évoquez, la raison n'est pas seulement la baisse des effectifs prévue, mais essentiellement le choix cornélien que va devoir opérer l'Académie à cause d'une dotation horaire globale particulièrement basse cette année et qui menace non seulement le lycée Mallarmé, mais l'ensemble des établissements du second degré de la capitale, comme le prouvent les voeux qui nous parviennent de tous les arrondissements demandant qu'aucun poste d'enseignant et de personnel technique ne soit supprimé.
Si, comme vous, je regrette que les établissements soient en difficultés à cause d'une dotation horaire globale en net recul, je pense que c'est vers le Ministre de l'Education nationale qu'il faut se tourner afin que ses propres annonces liées à la qualité de l'enseignement se retrouvent dans son comportement vis à vis des académies et notamment celle de Paris qui est particulièrement défavorisée, comme nous l'avons signalé à plusieurs reprises.