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Janvier 1998
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Conseil Municipal
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77- QOC 98-12 Question de Mme Martine BILLARD, élue de " Paris-écologie, solidarité et citoyenneté ", à M. le Maire de Paris concernant la circulation automobile à Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1998



M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - La question suivante de Mme Martine BILLARD M. le Maire de Paris concerne la circulation automobile à Paris.
Je vous en donne lecture :
" Dans sa communication sur les déplacements à Paris, présentée lors de la séance du Conseil de Paris du 25 novembre 1996, M. le Maire de Paris affirmait : " Il devient nécessaire de limiter la circulation automobile... ".
Pour ce faire, il proposait de réduire la circulation de transit en limitant l'accès à Paris par la mise en place d'un dispositif de vannes qui devait réguler le flux des automobiles sur le boulevard périphérique.
Des tests eurent lieu, semble-t-il, en mars 1997.
Mme Martine BILLARD demande donc à M. le Maire de Paris quels ont été les enseignements tirés de ces tests et souhaite savoir si cette proposition de vannes de régulation sur le périphérique est toujours d'actualité. "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, adjoint.
Les dispositifs de régulation des accès autoroutiers sur le boulevard périphérique, n'ont pas pour objectif principal une réduction de la circulation de transit. Celle-ci peut, en effet, être obtenue en incitant les automobilistes, par une signalisation adéquate, à emprunter les grands axes de rocade en Ile-de-France : la Francilienne pour le grand transit et l'autoroute A86 pour les déplacements de banlieue à banlieue. Une diminution significative des flux de transit sur le boulevard périphérique est subordonnée à l'achèvement des grandes infrastructures de rocades régionales.
En revanche, le système de régulation automatique d'accès, vise à améliorer la fluidité du boulevard périphérique.
En effet, il est essentiel de conserver des conditions de circulation optimales sur le boulevard car le mauvais fonctionnement de l'ouvrage induit des phénomènes de délestages spontanés qui surchargent la circulation sur les boulevards des Maréchaux et aux portes de Paris.
La validité de ce nouveau concept a été testée en simulation, grâce à un logiciel de modélisation dynamique des conditions d'écoulement du trafic, appliqué au site du débouché de l'autoroute A3 sur la chaussée intérieure du boulevard périphérique, à la porte de Bagnolet.
Ce dispositif n'a cependant pas encore été testé en vraie grandeur ; une expérimentation préalable sur site demeure indispensable et nécessite une concertation et une parfaite coordination entre les services concernés de l'Etat et ceux des départements et des communes avant toute décision d'instauration de la régulation dynamique des accès d'autoroutes.