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Fevrier 1997
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23 - 1996, P. 2336 - Subvention à la Maison de la médiation, 38 bis, rue Henri-Barbusse (5e). - Montant : 42.500 F.

Débat/ Conseil municipal/ Février 1997



M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à l'examen du projet de délibération P. 2336, portant attribution d'une subvention à la Maison de la médiation.
La parole est à M. ARNAUD.
M. Eric ARNAUD. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, Médiateur de la République, médiateur des conflits sociaux, médiateur dans les mairies d'arrondissement, médiateur associatif... La médiation a le vent en poupe et les habitants du 5e ont bien de la chance, à moins qu'au contraire nous ne devions les plaindre, les conflits étant peut-être plus nombreux dans leur arrondissement.
En tout cas, si je me réfère à l'emportement de quelques membres de votre majorité, ce matin dans l'hémicycle, cette avalanche de médiateurs est peut-être justifiée, au moins dans le 4e arrondissement...
Merci, Monsieur le Maire, de bien vouloir m'écouter.
Plus sérieusement, l'objet de cette association, s'il est respecté, est louable. Mais nous n'avons pu obtenir, en commission des finances, plus de précisions sur cette association, que celles, succinctes, figurant sur le projet de délibération qui nous est soumis.
Ne serait-il d'ailleurs pas plus judicieux de faire passer celui-ci dans la 5e Commission, compte tenu du sujet abordé ?
C'est fatiguant !
Monsieur le Maire, la somme demandée, celle proposée, liées à l'imprécision du dossier, ne nous permettent pas d'émettre un avis favorable. Je reviendrai avec plus de précision à l'occasion d'une prochaine délibération sur nos motivations. Pour l'instant, nous nous abstiendrons sur celle-ci.
M. LE MAIRE DE PARIS. - La parole est à M. CABANA.
M. Camille CABANA, adjoint, au nom de la 1ère Commission. - Monsieur le Maire, je pense qu'il serait peut-être plus indiqué que ce soit votre adjoint chargé de la médiation qui soutienne ce dossier.
Enfin, la réponse que je peux faire (hélas, on va trouver que c'est une réponse très répétitive car j'ai souvent l'occasion de la développer), c'est qu'il s'agit d'une association qui est subventionnée très régulièrement par la Ville de Paris et qu'il est très difficile - je sais bien que ce système fait parfois l'objet de critiques - de couper brutalement une subvention qui est rituellement donnée, depuis des années, à un organisme qui, au demeurant, joue un certain rôle puisque c'est un organisme qui tient des permanences, qui met en rapport les citoyens avec les médiateurs soit de la Ville, soit de la République et que les statistiques de fréquentation et d'intervention de cette association montrent qu'elle conserve une activité assez forte.
Je crois, du reste, que M. GUELTON, qui a exercé dans le passé les fonctions de médiateur et connaît cette association, peut préciser mon propos.
M. LE MAIRE DE PARIS. - La parole est à M. GUELTON.
M. Gérald GUELTON, adjoint. - Mes chers collègues, je vais ajouter une précision à ce que vient de dire M. Camille CABANA.
Il est évident que dans les fonctions de médiateur il y a un champ et un type d'action très large. En l'occurrence, l'essentiel des fonctions de la Maison de la médiation, dont l'adresse se trouve dans le 5e arrondissement, a pour but l'aide aux familles séparées ou en voie de dislocation de façon à ce que puissent être trouvés, essentiellement en faveur des enfants, des moyens et des systèmes, des mécanismes de rencontre.
Je crois que c'est une action sociale extrêmement utile pour laquelle la subvention de la Ville représente 80 % du budget, qui est géré de manière très correcte, avec un certain nombre de bénévoles et je crois que cela s'inscrit totalement dans le rôle social de la Ville de Paris.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur GUELTON.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération P. 2336.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe socialiste et apparentés, Mmes SILHOUETTE, BILLARD, SCHERER et M. BLET s'étant abstenus, MM. DUMAIT, MESMIN, REVEAU et Mme TAFFIN ayant voté contre. (1996, P. 2336).