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Fevrier 1997
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Conseil Municipal
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67 - QOC 97-68 Question de MM. Henri MALBERG, Pierre MANSAT et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris relative à l'avenir du Centre d'hygiène alimentaire et d'alcoologie, 84, rue des Couronnes (20e).

Débat/ Conseil municipal/ Février 1997



M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - La question suivante de MM. Henri MALBERG et Pierre MANSAT relative à l'avenir du Centre d'hygiène alimentaire et d'alcoologie, 84, rue des Couronnes (20e) est adressée à M. le Maire de Paris en ces termes :
" Le Centre d'hygiène alimentaire et d'alcoologie Ménilmontant, installé 84, rue des Couronnes (20e), développe une très importante activité. La " file active " est de 334 personnes (chiffre 1995). 7 professionnels travaillent dans ce centre (3 permanentes et 4 médecins à temps partiel).
Depuis plusieurs années, ce centre connaît de graves difficultés liées aux problèmes d'insécurité, cambriolages, agression sur des patients, etc.
Cette situation a conduit, dans un premier temps, à un service minimum, puis à son hébergement provisoire dans le 11e arrondissement, l'après-midi.
L'organisme gestionnaire, la Croix-Rouge, fait dans cette affaire, preuve de la plus grande incurie, n'offrant aucune solution alternative à ce centre.
Son utilité, dans ce quartier concerné par le D.S.U. " Belleville ", a été soulignée dans l'étude du bureau " Alfa ".
Des possibilités s'étaient ouvertes pour sa réinstallation à Belleville.
MM. Henri MALBERG, Pierre MANSAT et les membres du groupe communiste demandent à M. le Maire de Paris d'intervenir d'urgence pour que soit mis un terme à cette situation qui conduirait à la disparition de l'une des trois seules structures de ce type à Paris.
Les solutions existent : déconventionner la Croix-Rouge et permettre la reprise du C.H.A.A.
Une association importante, " Aurore ", qui travaille avec le C.H.A.A. depuis des années, est candidate.
Cette association a, par ailleurs, des activités dans le 20e arrondissement. Elle se propose de développer le C.H.A.A. et de lui permettre de continuer son activité au coeur du dispositif du D.S.U. " Belleville ". "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Claude GRISCELLI, adjoint.
Les centres d'hygiène alimentaire et d'alcoologie (C.H.A.A.), institués par une circulaire du Ministre chargé de la Santé du 23 novembre 1970, constituent un élément essentiel du dispositif d'accueil et de prise en charge des personnes souffrant de problèmes d'alcool, mis en place par les pouvoirs publics. A leur mission première de "poste d'accueil, d'écoute et d'urgence" destinée aux seuls buveurs excessifs, s'est en effet ajoutée une mission générale d'intervention thérapeutique leur permettant d'organiser et d'accompagner toute démarche volontaire de sevrage.
De telles structures relèvent néanmoins uniquement de l'Etat qui détient, je le rappelle, la compétence exclusive en matière de prévention et de traitement de l'alcoolisme.
Il n'entre donc pas dans les attributions du Maire de Paris de prendre position sur la qualité de la gestion du centre d'hygiène alimentaire et d'alcoologie de Ménilmontant, confiée par l'Etat à la Croix-Rouge. Cette position a d'ailleurs été rappelée lors de la concertation instituée pour l'examen des projets présentés dans le cadre de la politique de la ville, dont faisait partie la proposition de transfert du C.H.A.A. de Ménilmontant.
Toutefois, d'après les informations reçues du Ministère de la Santé, l'opération de transfert du C.H.A.A. de Ménilmontant pour des locaux mieux protégés et plus adaptés à ses activités est actuellement en cours de réalisation. Cette opération, pilotée par le Ministère et la Croix-Rouge, devrait être effective au cours de cette année.
Dans l'intervalle, la solution d'hébergement de ce centre dans les locaux du 11e arrondissement où il se trouve actuellement, est considérée comme appropriée à la poursuite de ses activités.