Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Mai 2006
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Général
> Type de document (Débat / Délibération)  

2006, DDEE 8 G - Missions locales parisiennes - conventions pluriannuelles d’objectifs pour la période 20062008.

Débat/ Conseil général/ Mai 2006


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DDEE 8 G qui concerne les missions locales parisiennes.

Mme CAPELLE a la parole.

Mme Liliane CAPELLE. - Madame la Présidente, mes chers collègues, si j?ai choisi d?intervenir sur ce dossier, c?est parce que je voulais faire ressortir toute l?importance de ce projet de délibération, toute l?importance des missions locales et mettre pour une fois en exergue le travail accompli par tous ceux qui, au sein des missions locales, s?adressent à des jeunes qui sont souvent très en difficulté.

Monsieur SAUTTER, vous nous avez réunis très récemment et nous avons fait un tour de table des missions locales. Je vous avais fait remarquer, et d?autre l?ont dit après moi, que la grosse difficulté que nous avons actuellement, c?est qu?il y a loin hélas du rêve à la réalité et que tout le travail consiste, pour les conseillers à faire prendre conscience aux jeunes qu?il faut quelque part laisser une partie de ses rêves pour accepter des métiers où il y a de l?emploi. C?est vous dire dans quelle situation nous sommes parce que dire à des jeunes de 18, 19, 20, 22 ans : laisse tes rêves de côté et prend un chemin plus réaliste, c?est quelquefois difficile. Il n?empêche que c?est dans ce contexte que travaillent les missions locales. On leur en demande beaucoup. Je crois que les résultats sont au rendez-vous.

Je souhaiterais, non pas du tout dire que l?Etat n?agit pas, ce n?est pas vrai. La Préfecture de Paris a mis en application les projets, les contrats C.I.V.I.S. Il y a eu de l?argent mis au bout, il y a eu des emplois également. Simplement, le contexte est si difficile qu?il y aura encore beaucoup de travail.

Je voulais vous demander et vous allez dire que je demande encore, mais la mission locale que je préside s?occupe de beaucoup d?arrondissements et il me semble qu?une implantation au plus près du 9e et du 10e arrondissement serait de nature à aller chercher les jeunes qui sont les plus en difficulté dans ces arrondissements, parce que vous savez que les jeunes se déplacent peu et que quelquefois venir du 10e ou du 9e dans le 11e arrondissement, c?est difficile.

Je souhaiterais que l?on puisse réfléchir à une antenne de la mission locale ?Paris Centre? qui serait située, soit sur le 9e arrondissement, soit sur le 10e arrondissement, ou quelque part à la jonction de ces deux arrondissements.

En tout cas, je voudrais que l?on reconnaisse vraiment tout le travail effectué par ces missions locales et par le Département qui, là aussi, a mis beaucoup.

Merci.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.

La parole est à M. Christian SAUTTER.

M. Christian SAUTTER, vice-président, au nom de la 2e Commission. - Madame la Présidente, je remercie Mme CAPELLE d?attirer l?attention sur ce projet de délibération par lequel le Département de Paris va accorder 2,7 millions d?euros aux cinq missions locales en 2006.

Mes remerciements vont aussi à la présidente Liliane CAPELLE car les cinq missions locales sont chacune d?entre elles présidées par un élu ou une élue qui font un travail remarquable. Je veux vraiment rendre hommage, non seulement aux présidents et présidentes de ces missions, mais aussi aux directeurs et directrices et à tous les personnels.

J?énoncerai quelques chiffres rapidement : l?an dernier, près de 10.000 jeunes, 9.983 pour être précis, ont été accueillis pour la première fois. C?est un résultat quantitatif important, en hausse de près de 18 % par rapport à l?année antérieure. Mais j?insisterai surtout sur deux évolutions qualitatives. La première et je l?ai constaté avec Martine DURLACH au cours de cette réunion à laquelle vous avez fait allusion - est que désormais un jeune sur quatre accueilli par les missions locales vient des quartiers ?politique de la ville?. Et les jeunes accueillis sont de plus en plus des jeunes ayant des difficultés scolaires, c?est-à-dire étant les plus en difficulté. Mme CAPELLE a raison de souligner que cela ne facilite pas le travail des missions locales à chacune desquelles on demande des résultats en termes d?ac-cueil, en termes d?accompagnement et en termes de retour à l?emploi.

Comme adjoint en charge des questions d?emploi, je veux souligner le fait que 33 % des jeunes accueillis en 2005 ont trouvé un emploi et un bon emploi, c?est-à-dire, soit un contrat à durée indéterminée, soit un contrat à durée déterminée de plus de 6 mois, soit un contrat en alternance. C?est donc un très bon résultat. Si on ajoute les contrats aidés, on arrive à une proportion de près de 39 %.

Ce sont donc sur les années 2003, 2004, 2005, entre 15.000 et 16.000 jeunes qui ont trouvé un emploi grâce aux missions locales. Cela n?est pas leur seule mission mais c?est une belle mission qu?elles ont très bien accomplie.

Et puisque j?ai le micro, Madame la Présidente, sans être trop long, je voudrais insister - d?ailleurs vous n?y êtes étrangère non plus que Clémentine AUTAIN ou Mylène STAMBOULI - sur le soutien aux jeunes chômeurs qui ont un projet avec l?allocation qui s?appelle ?Paris jeunes solidarité?, allocation créée en juillet 2005, nous fêterons bientôt sa première année. C?est une allocation qui donne à des jeunes qui ont un projet d?insertion 200 euros par mois durant trois mois pour mûrir ce projet et lorsqu?ils sont dans l?exécution de leur projet d?insertion, ce sont 300 euros par mois modulables pendant 15 mois. Vous voyez donc que c?est un soutien substantiel dont déjà 350 jeunes ont déjà bénéficié.

Pour terminer, Mme CAPELLE dit que, et c?est vrai, cinq missions locales ont du mal à couvrir vingt arrondissements elle n?est pas la seule, j?entends les mêmes échos dans le 12e arrondissement - pour qu?il y ait des antennes de ces missions locales dans des arrondissements où il y a de nombreux jeunes en difficulté. Nous allons y réfléchir, Chère Madame CAPELLE, pour essayer d?avoir un dispositif de contact avec ces jeunes aussi étroit que possible. Dire que les jeunes se déplacent peu, cela dépend pourquoi. On peut aussi faire un plus grand effort d?information et de mobilisation. Nous allons y réfléchir ensemble.

Merci.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEE 8 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DDEE 8 G).