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Mai 2006
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2006, DASES 165 G - Programme “Ville Vie Vacances 2006” : attribution de participations financières à 95 associations pour un montant global de 310.000 euros.

Débat/ Conseil général/ Mai 2006


M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons au projet de délibération DASES 165 G. Il s?agit du programme ?Ville Vie Vacances 2006? concernant 95 associations, pour un montant total de 310.000 euros.

Deux oratrices sont inscrites, Mme CAPELLE et Mme DUBARRY. Mme STIEVENARD répondra.

Madame CAPELLE, vous avez la parole.

Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Monsieur le Président.

Je serai très brève puisque vous connaissez l?attachement que nous avons à ces programmes ?Ville Vie Vacances?. Nous avons très récemment réuni en mairie du 11e tous les protagonistes de ?Ville Vie Vacances?. Il est vrai que nous nous sommes rendu compte que le travail en harmonie, le travail en symbiose et en synergie fait que beaucoup de populations, beaucoup de jeunes sont touchés.

Nous avions une inquiétude, à savoir qu?il semblerait qu?il y ait moins 33 % d?inscrits pour les bases nautiques, les bases qui seront prises en charge par la Préfecture de police. Je souhaitais simplement savoir si on pouvait d?ores et déjà dire que c?est tant mieux parce qu?ils sont mieux pris en charge par ailleurs, ou si c?est l?inquiétude qui était par rapport au transfert, les cars, et puis, peut-être une mauvaise information pour remplir les documents qui étaient demandés aux parents.

Un dernier mot pour remercier très, très, très chaleureusement et très sincèrement toutes les associations qui travaillent auprès de ces jeunes et, pour ma part, auprès de l?équipe de développement local qui fédère tout cela.

Merci.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame CAPELLE.

Mme DUBARRY va imiter Mme CAPELLE !

Mme Véronique DUBARRY. - Merci, Monsieur le Président.

Effectivement, Mme CAPELLE a rappelé que, depuis le début de la mandature, nous étions un certain nombre d?élus, y compris moi-même, à intervenir pour soutenir les programmes ?V.V.V.?. Soutenir mais également demander plus de visibilité, plus de lisibilité des actions menées et une attention particulière apportée aux jeunes filles qui étaient - je parle au passé - jusqu?alors trop souvent exclues des activités proposées.

Certaines de ces demandes ont été entendues et mises en application et tout spécialement celle qui concerne la participation des jeunes filles. J?ai en effet constaté, dans le détail des actions menées dans le 10e arrondissement, les efforts produits par un certain nombre d?associations pour répondre à cette problématique.

Je voudrais cependant attirer votre attention sur l?une de ces demandes qui était celle de la lisibilité. Le problème est que - cela est rappelé dès les premières lignes du projet de délibération - le programme ?V.V.V.? est forcément, nécessairement, un programme transversal à plusieurs politiques : jeunesse, prévention primaire, prévention de la délinquance, politique de la ville. C?était donc un problème, devrais-je dire, puisque cela aussi s?est beaucoup amélioré depuis quelques années et que maintenant une coordination, réunissant les différents services concernés, est à même de donner une vision globale des actions menées sur l?ensemble du territoire parisien.

Néanmoins, nous regrettons que cette vision globale que les services ont maintenant ne soit pas aussi possible pour les élus.

Nous votons aujourd?hui le volet D.A.S.E.S. du programme ?V.V.V.? et puis, tout au long de l?année, dans les mois à venir, nous allons voter de ci, de là, une délibération de la D.P.P., une délibération de la D.P.V.I., une délibération de la D.J.S., etc.

Je m?interroge également et je m?inquiète sur les chiffres donnés dans ce projet de délibération, mais là aussi peut-être est-ce justement cette absence de vision globale. D?abord, il n?y a pas d?augmentation de budget depuis 2003, en tout cas en ce qui concerne le volet D.A.S.E.S. Or, dans le même temps, le nombre d?associations sollicitant des financements est en augmentation. Le nombre d?associations qui a obtenu un financement passe de 90 à 95.

Les questions qui se posent donc, par-delà le nombre d?enfants pouvant accéder à ces activités, sont celle de la qualité des actions retenues et, aussi important, celle de l?effort financier qui est demandé à ces associations. On peut constater qu?elles ont, par la force des choses, revu leur demande d?aide financière à la baisse.

Je conclurai mon intervention par une difficulté à laquelle je pense que tous les élus d?arrondissement sont confrontés. Les ?V.V.V.? sont mis en place pour les périodes, comme leur nom l?indique, de vacances scolaires. Or, de plus en plus souvent, les collégiens, pour cause de brevet, et les lycéens, pour cause de Bac, sont en vacances parfois dès le début juin. Et nous n?avons aucune réponse à leur apporter, aucune activité à leur proposer pendant quasiment un long mois, long mois au vu de la pile de courriers qui atterrit sur mon bureau pendant cette période, ne laissant d?autres choix de fait à ces enfants que de ?tenir les murs? - je mets des guillemets - tout au long de la journée et parfois également, et c?est souvent sur cette thématiquelà que les courriers portent, une bonne partie de la soirée.

Cette question, à mon sens, doit absolument faire l?objet d?une réflexion, d?une recherche de solution adaptée, et ce, bien évidemment, en concertation avec les partenaires qui sont déjà impliqués dans les arrondissements et dans les actions ?V.V.V.?.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame DUBARRY.

Mme STIEVENARD va répondre aux deux intervenantes, succinctement.

Mme Gisèle STIEVENARD, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Sur le volet des actions proposées par la D.A.S.E.S., en 2000, nous avions 58 associations subventionnées, avec un budget de 148.000 euros environ.

En 2006, 95 associations participent au dispositif, avec une dépense engagée de 310.000 euros. On a pratiquement doublé l?effort. Sans doute faut-il aller au-delà, mais c?est déjà très significatif.

Si on raisonne au niveau des deux directions concernées - DASES et DPP- l?enveloppe globale atteint 400.000 euros. En 2000, on était à 165.000 euros, sans compter les chantiers de solidarité internationale qui sont également très appréciés par les jeunes de nos quartiers. J?entends que le dispositif est perfectible mais des efforts de coordination ont déjà été réalisés. Il y a un besoin de visibilité plus grande. Sans doute est-il souhaitable de vous présenter en séance du Conseil de Paris la globalité. M. CARESCHE partage tout à fait cette demande et ce souci.

Nous allons regarder du côté de la Préfecture de police par rapport à ce que vous indiquez l?une et l?autre, lors de la prochaine séance plénière de la cellule technique prévue en juin. C?est l?occasion d?analyser ce qui se passe. En effet, je crois que l?on a enregistré une baisse depuis un an ou deux.

Sur la question du mois de juin, on a eu le souci de démarrer plus tôt le dispositif pour couvrir la quatrième semaine de juin. Il faut regarder s?il ne faut pas encore remonter un petit peu dans le temps, autant que faire se peut.

En tout cas, merci de l?intérêt soutenu que vous portez localement à cette offre pour les jeunes pour leur éviter justement l?oisiveté dont on sait qu?elle est préjudiciable pour eux.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame STIEVENARD.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 165 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DASES 165 G).