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Avril 2003
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58 - QOC 2003-308 Question de M. Jean-François PERNIN et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris sur l'existence d'une concertation à propos des galeries marchandes qui vont être implantées dans les gares parisiennes

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2003


Libellé de la question :
"M. Jean-François PERNIN et les membres du groupe Union pour la démocratie française demandent à M. le Maire de Paris de leur indiquer si des rencontres ont eu lieu entre la Ville, la S.N.C.F. et la Chambre de commerce de Paris, à propos des galeries marchandes qui vont être implantées dans les gares parisiennes et qui ne peuvent qu'être préjudiciables au commerce de la Capitale.
N'est-ce pas un retour déguisé des grands centres commerciaux dans Paris : 10.000 mètres carrés gare Saint-Lazare, 13.000 mètres carrés gare de Lyon, 3.500 mètres carrés gare du Nord..."
Réponse (Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe) :
"Le travail engagé sur les gares parisiennes s'inscrit dans le cadre du renouveau voulu par la Ville de Paris de l'offre de transports. Il s'agit non seulement d'adapter les fonctionnalités de ces gares en termes de gestion des flux, de desserte, de services liés aux nouveaux modes de transport, mais également d'en faire des lieux de redynamisation économique des quartiers, des lieux ouverts sur leur environnement. Une fonction urbaine majeure leur est ainsi reconnue.
La Ville de Paris et la S.N.C.F. travaillent à l'élaboration d'un vaste programme de modernisation des gares parisiennes qui s'inscrit dans un projet global d'aménagement conjuguant des objectifs en termes d'urbanisme, de déplacements ainsi que d'implantations de nouveaux services publics et de commerces.
Il s'agit de permettre tout à la fois une rationalisation de l'occupation des espaces intérieurs et extérieurs des gares, une amélioration des déplacements des voyageurs et d'accueil des piétons, des vélos, des taxis une plus grande ouverture des gares sur leur environnement.
L'enjeu est ainsi essentiel pour les gares de l'Est et du Nord. Ces deux pôles et leurs perspectives d'évolution peuvent constituer des atouts majeurs pour la redynamisation d'un environnement urbain encore peu attractif.
La fonction économique des gares renvoie en premier lieu aux attentes des usagers de la S.N.C.F. en transit dans les gares parisiennes, qui pratiquent des achats d'impulsion ou de dépannage, s'effectuant dans un minimum de temps sur le trajet domicile-travail.
En second lieu, les gares peuvent participer à un développement commercial équilibré dans leur quartier d'implantation, en accueillant des commerces répondant à une demande plus diversifiée des usagers en surfaces alimentaires, équipement de la personne et de la maison, à laquelle l'appareil commercial du quartier ne répond pas suffisamment en quantité ou en qualité. L'ouverture des gares sur leur environnement doit ainsi favoriser le potentiel d'attractivité du quartier.
La réflexion menée qui associe la Chambre de commerce et d'industrie de Paris ainsi que le milieu associatif (riverains, consommateurs et commerçants notamment) porte donc non seulement sur l'enceinte de chacune des gares elles-mêmes, mais également sur les quartiers situés à proximité de ces équipements."