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169 - 2003, DAUC 69 - Réorganisation de la Commission du mobilier urbain

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2003


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous passons à présent au dossier de délibération DAUC 69 concernant la réorganisation de la Commission du mobilier urbain, sur lequel le groupe U.M.P. a déposé un amendement n° 23.
Madame Charlotte NENNER, vous avez la parole.
Melle Charlotte NENNER. - Je tiens à saluer la volonté qui est affirmée concernant la Commission du mobilier urbain. En effet, on en a parlé lors du débat sur la publicité.
Le mobilier urbain parisien est trop nombreux et encombre nos trottoirs, forçant le slalom entre les différents poteaux, kiosques, lampadaires. L'implantation du mobilier urbain est souvent dictée par l'intérêt des sociétés de concessionnaires plus que dans le souci d'apporter un réel service nécessaire aux Parisiens et visiteurs.
Je souscris pleinement aux objectifs poursuivis par cette commission à savoir tout d'abord rafraîchir le catalogue du mobilier urbain, et permettre la création contemporaine et travailler pour une rationalisation de ce mobilier urbain dans Paris. Il faut saluer également la volonté d'ouverture de cette commission en particulier aux associations impliquées sur divers aspects du mobilier urbain, en particulier pour la défense du droit du piéton, du patrimoine et des personnes handicapées.
Merci.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - La parole à Mme de CLERMONT-TONNERRE.
Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Merci, Madame la Maire, mes chers collègues.
Depuis plusieurs mois, un certain nombre d'associations, de responsables publics et d'élus ont fait entendre leurs voix dans différentes enceintes pour exprimer leur inquiétude face à la prolifération de signalétiques verticales désordonnées et de mobiliers disparates mis en place notamment à l'occasion de travaux de voirie ou de réaménagement de la circulation.
Le groupe U.M.P. s'en était d'ailleurs inquiété et avait formulé un v?u voté à l'unanimité par notre Assemblée le 18 novembre dernier.
Nous attirions alors, Madame la Maire, votre attention sur la nécessité d'engager une réflexion portant sur le mobilier urbain, sur son évolution et sur sa qualité esthétique.
Nous vous demandions qu'à l'occasion des travaux de voirie, l'implantation de la signalétique et du mobilier urbain soit remise à plat avec le souci de libérer l'espace et de faciliter les déplacements des piétons et des personnes handicapées.
Enfin, nous émettions le souhait que le paysage urbain fasse moins l'objet de pollutions visuelles et que des critères d'intégration et de respect de l'environnement soient pris en compte à l'occasion de tout réaménagement de l'espace public.
Nous attendions donc, Madame la Maire, avec une certaine impatience que vous engagiez cette nécessaire réflexion et que la Commission se mette au travail et permette par ses apports à ce que les nouveaux mobiliers parisiens contribuent à affirmer l'identité de notre Capitale, à l'image des colonnes Morris ou des fontaines Wallace qui, au-delà de leur utilité, sont aujourd'hui devenues aux yeux des Parisiens un véritable patrimoine.
Si le fond de votre projet de délibération est positif, nous souhaitons formuler plusieurs remarques sur la composition de cette Commission, dans un souci de diversité et d'ouverture.
Au-delà de notre souhait que les représentants des groupes appelés à être désignés puissent disposer d'un suppléant, comme c'est le cas pour la Commission des Sites, je regrette que vous n'ayez pas souhaité introduire un peu de proportionnalité dans cette représentation et j'observe que vous ne proposez qu'un seul siège sur 38 au groupe le plus nombreux du Conseil de Paris.
S'agissant de la représentation des associations, nous nous interrogeons sur les critères qui ont prévalu pour effectuer votre choix : je m'étonne en particulier de l'absence de "Droits du piéton" et de la "Plate-forme des comités d'habitants de quartier" : deux associations parisiennes dont l'action est pourtant reconnue et qui me semblent au moins aussi concernées par l'implantation du mobilier urbain que l'Association "Résistance à l'agression publicitaire" que vous avez choisie.
Dans le prolongement de ces remarques portant sur la composition de ce groupe de travail, le groupe U.M.P. vous demande que dans le cadre de ses travaux, la Commission prenne en compte diverses demandes récemment formulées. Je vous rappelle en particulier la proposition de mes collègues du 16e arrondissement qui souhaitent que la Ville mette en place des modèles de bancs avec 2 ou 3 places matérialisées, afin d'éviter le détournement de ces mobiliers de leur vocation de convivialité.
Nous renouvelons également notre souci de pouvoir à nouveau disposer de panneaux informatifs qui évoquent l'histoire des quartiers. Communément appelés "pelles à pizzas", ces supports sont très appréciés par la population et font l'objet de nombreuses demandes dans les arrondissements.
Nous demandons le remplacement des mobiliers provisoires qui matérialisent les arrêts des "bus de nuit" et dans ce même registre nous proposons qu'une réflexion soit engagée avec la R.A.T.P. pour permettre un meilleur positionnement des plans dans les abribus ; généralement situés juste au dessus du banc, ils sont inaccessibles lorsque le banc est occupé par des usagers.
Nous souhaitons par ailleurs que la Commission se penche sur les mobiliers destinés aux activités de vente sur la voie publique. Parmi les critères retenus pour l'attribution des emplacements, vous avez mis en avant l'aspect esthétique des baraques. Or certaines de ces installations ont un caractère particulièrement inesthétique, sans parler du bric à brac qui souvent encombre leurs abords et provoque une véritable gêne pour les personnes à mobilité réduite et pour les promeneurs.
Enfin, nous suggérons que la Commission se préoccupe de l'intégration des mobiliers urbains dans les sites historiques : autant la Municipalité a eu le bon goût de ne pas mettre de poubelles sur le pont du Carrousel, le pont Royal et le pont au Change, autant je reste perplexe devant les 14 poubelles vert fluo plantées sur le seul pont de la Concorde... A croire que tous les députés y vident leurs poches à la sortie de l'Assemblée !
Pour conclure, notre groupe souhaiterait, Madame la Maire, que l'ensemble des arrondissements soient, le moment venu, informé :
- de l'état d'avancement des réflexions conduites par la Commission du Mobilier urbain ;
- des orientations qu'elle aura pu formuler ;
- et plus généralement des réponses qu'elle apportera aux missions qui lui sont conférées par l'article 1 du présent projet de délibération.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - La parole est à Jean-Pierre CAFFET pour répondre.
M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, au nom de la 8e Commission. - Je voudrais répondre sur la prétendue pusillanimité avec laquelle nous aurions ouvert cette Commission.
Je voudrais rappeler à Mme de CLERMONT-TONNERRE que sous l'ancienne Municipalité, cette Commission du mobilier urbain était une Commission totalement fermée.
Y figuraient et y siégeaient quelques adjoints au Maire de Paris, quelques fonctionnaires et trois personnalités qualifiées à savoir le représentant du Préfet de police, le représentant ou le Directeur de l'A.P.U.R., et la troisième personne était un fonctionnaire, à savoir le chef du S.D.A.P., c'est-à-dire, pour résumer, les A.B.F.
C'était, par conséquent, une Commission totalement fermée.
On s'est dit qu'il fallait l'ouvrir et le souhait que j'ai exprimé au Maire de Paris était de faire en sorte que non seulement il y ait des associations, mais que l'ensemble des composantes du Conseil de Paris puissent participer à cette commission et puissent se saisir de la question de mobilier urbain.
Mais ce n'est pas encore assez pour Mme de CLERMONT-TONNERRE. Je voudrais lui répondre qu'autant dans une Assemblée délibérative, je comprends le souci de la proportionnelle, autant dans une commission consultative, cela ne me semble pas être un critère qui s'impose.
J'ai souhaité que cette Commission soit ouverte aux associations, ce qui n'avait jamais été fait, sous quelle forme que ce soit, dans l'existence de cette Commission, à savoir depuis 1971.
Par ailleurs, l'ensemble des groupes du Conseil de Paris doit pouvoir se saisir de ces questions et exprimer un avis.
Moi je crois que ce dispositif est extrêmement positif.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 23 déposée par le groupe U.M.P.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition d'amendement n° 23 est adoptée.
M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, rapporteur. - C'est un amendement qui a été déposé par Mme de CLERMONT-TONNERRE visant à ce que la représentation des groupes politiques de notre hémicycle, de notre Conseil de Paris, qui est adoptée pour la première fois, soit rendue effective.
Elle propose qu'il y ait un titulaire et un suppléant alors que dans ma grande pusillanimité, je n'avais prévu qu'un titulaire.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération DAUC 69 ainsi amendé.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DAUC 69).