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Avril 2003
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Conseil Municipal
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25 - III - Question d'actualité de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement républicain et citoyen à M. le Maire de Paris sur la situation du club du Paris-Saint-Germain

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2003


M. LE MAIRE DE PARIS. - La parole est maintenant à M. Georges SARRE pour nous parler d'un lieu de fraternité : le football.
M. Georges SARRE, président du groupe du Mouvement républicain et citoyen, maire du 11e arrondissement. - Ne bottez pas en touche !
M. LE MAIRE DE PARIS. - J'ai trouvé une liaison quand même !
M. Georges SARRE, président du groupe du Mouvement républicain et citoyen, maire du 11e arrondissement. - Monsieur le Maire, chers collègues, les nouvelles informations concernant le Paris-Saint-Germain se multiplient. Dans un cas, c'est une belle façon de nous dire que le football peut permettre de grandes joies : c'est la qualification du club pour la finale de la Coupe de France...
(Applaudissements sur les bancs du groupe du Mouvement républicain et citoyen).
Voilà qui est un beau succès.
M. LE MAIRE DE PARIS. - S'il vous plaît, si on peut interrompre et que ce ne soit pas pris sur le temps de M. SARRE, il faut féliciter non seulement le P.S.G., mais aussi le Paris-Volley qui, pour la quatrième année, est Champion de France ! Applaudissez !
(Applaudissements sur tous les bancs de l'Assemblée).
Pardonnez-moi, Monsieur SARRE...
M. Georges SARRE, président du groupe du Mouvement républicain et citoyen, maire du 11e arrondissement. - Je vous en prie, le Paris-Volley valait bien cela.
M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Mais on ne connaît pas le nom du Président du Paris-Volley...
M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur CARESCHE, vous n'avez pas la parole.
M. Georges SARRE, président du groupe du Mouvement républicain et citoyen, maire du 11e arrondissement. - Parfois, il faut se taire !
Une autre nouvelle, c'est celle dont ont pris connaissance les élus parisiens du limogeage de l'actuel Président du club du Paris-Saint-Germain et de la désignation d'un responsable par l'actionnaire de référence, le groupe Canal +.
Cette nomination s'accompagne de l'entrée d'un nouvel actionnaire au sein du club parisien et je crois pouvoir dire que cette situation constitue une "première" depuis la prise de contrôle du club du Paris-Saint-Germain par Canal +.
La désignation d'une personnalité extérieure au groupe audiovisuel et l'entrée d'un nouvel actionnaire posent un certain nombre d'interrogations sur l'avenir du club de football parisien.
L'arrivée d'un nouvel actionnaire relance l'hypothèse d'une cession du club par le groupe Canal +. Or ce dernier, chacun le sait ici, est également gestionnaire du Parc-des-Princes. Tout est lié.
Je demande donc, Monsieur le Maire, si à l'heure actuelle la Municipalité dispose de garanties sur la pérennité du projet sportif du groupe Canal + au sein du P.S.G. et si la Municipalité entend faire valoir le droit de regard dont dispose la Ville de Paris dans l'hypothèse d'un changement de l'actionnaire de référence du club.
Je vous remercie.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur SARRE.
La parole est à Pascal CHERKI.
M. Pascal CHERKI, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.
M. SARRE, en effet, pose une question pertinente. Il est normal que le Conseil de Paris s'interroge sur l'avenir du Paris-Saint-Germain mais les interrogations ne sont pas forcément des interrogations qui doivent déboucher sur des craintes.
Vous rappelez à juste titre le fait que le club s'est qualifié pour la finale de la Coupe de France et nous espérons tous qu'il la remporte et qu'il se qualifie ainsi pour une compétition européenne l'an prochain.
Au-delà de ce qui est quand même l'élément principal, la qualité de ce résultat sportif, comme vous l'avez souligné, Monsieur SARRE, il y a eu le changement annoncé par voie de presse du Président du P.S.G. Je tiens à vous rappeler la doctrine de la Ville de Paris en la matière : nous ne sommes pas gestionnaires d'entreprises privées, il ne nous appartient donc pas de nous immiscer dans la gestion du club et dans cet acte de gestion qui peut aller, pour l'actionnaire principal, jusqu'à choisir de changer ou non ses responsables.
C'est déjà arrivé par le passé, quelle que soit la qualité du travail qu'a fait Laurent PERPERE. Je tiens à dire, en accord avec le Maire de Paris, au-delà de la question des résultats sportifs, que depuis que je suis en fonction comme adjoint au Maire, nous avons une qualité de partenariat concret, quotidien, dans l'action de ce club avec la vie, les actions sociales, le travail dans les quartiers, les manifestations annexes à la lutte contre la violence, actions que nous menons en liens très étroits avec le Préfet de police. Nous avons pu trouver en la personne de Laurent PERPERE un interlocuteur attentif, soucieux de défendre les intérêts de son club, c'est normal, mais en même temps disposé au dialogue et au compromis.
Là nous sommes devant une nouvelle situation qui est le choix fait par l'actionnaire principal de changer le responsable du club.
La deuxième question que vous évoquez est la question de l'entrée dans le capital du club d'un actionnaire minoritaire, M. GRAILLE en l'espèce, qui deviendrait aussi Président du club.
Je tiens à vous rappeler, Monsieur SARRE, que l'article 3 de la convention que nous avons conclue avec le P.S.G. stipule que le club s'engage à transmettre à la Ville dans le mois qui suit la décision, toute modification de ses statuts ou de la composition de son comité de gestion. Il s'agit d'une annonce faite par voie de presse. Il est bien évident qu'à la suite de la prochaine assemblée générale du club qui entérinerait - il faut toujours parler au conditionnel - l'annonce qui a été faite par voie de presse, il appartient au club, dans le cadre des dispositifs conventionnels, de nous faire part de ceci et bien évidemment cette information serait portée à la connaissance de l'ensemble du Conseil.
D'ailleurs, toujours dans le cadre de la convention, il est prévu dans son article 5, que bien évidemment si le club devait modifier la composition du capital de la S.A.S.P. et au cas où des transferts de participations au sein du capital seraient supérieurs à la majorité des parts sociales, donc au cas où il y aurait un changement d'actionnaire principal et non pas l'entrée d'un nouvel actionnaire, la Ville aurait la possibilité de demander une révision de la convention.
D'ailleurs l'article 28-1 de la convention qui nous lie avec le club stipule que le Maire de Paris peut réunir sous la forme d'un comité de suivi outre un certain nombre d'adjoints qui sont concernés de près ou de loin par l'élément, des représentants de chaque groupe politique désignés par le Conseil de Paris.
Nous allons réunir d'ici la fin du mois de juin ce comité de suivi de manière à faire un point d'étape avec les dirigeants actionnaires du P.S.G. Nous avons préféré qu'ils s'expriment devant ce comité de suivi pour que nous ayons cette discussion au-delà des 2 minutes qui me sont imparties.
Je terminerai en disant que...
M. LE MAIRE DE PARIS. - Qui sont largement dépassées.
M. Pascal CHERKI, adjoint. - ... nous avons des liens conventionnels et qu'au-delà de ces moyens conventionnels le lien le plus fort qui peut unir la Ville à son club est la qualité de la relation et la confiance et l'estime mutuelle que nous nous portons.
Dans ce cadre là, quel que soit ce qui anime le Maire de Paris, nous sommes tous très attachés aux valeurs de ce club qui porte d'une certaine manière les couleurs de la Ville de Paris. Nous sommes très attachés à ce que cette image là soit préservée car c'est quand même un petit bout de notre patrimoine collectif.
Merci.
M. Christian SAUTTER, adjoint. - Bravo.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Je pense que ce club nous y sommes tous très attachés, nous aimons le football, nous aimons le P.S.G.
M. Alain DESTREM. - Ah bon ?!
M. LE MAIRE DE PARIS. - Vous dites "Ah bon ?!", demandez à mon prédécesseur qui est devant vous, nous y sommes très attachés...
M. Alain DESTREM. - Les libéraux n'ont pas toujours voté la subvention.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Avec M. TIBÉRI, hier, nous nous sommes retrouvés pour féliciter les joueurs et leurs dirigeants et cela m'a fait très plaisir. Nous étions là avec eux.
(Applaudissements sur tous les bancs de l'Assemblée).
Ils ont fait une belle partie hier, même si... chut s'il vous plaît... il est je crois normal que nous manifestions notre solidarité avec ce club, avec l'équipe, avec les dirigeants, avec l'entraîneur en même temps l'évolution est nécessaire, car il y a un quand même eu quelques années difficiles.
Simplement je peux vous dire que la convention sera appliquée, la Ville de Paris ne sera pas un partenaire dormant, sera un partenaire tonique de cette équipe et que cela se fera comme avant que je sois maire, en consultant l'ensemble des groupes. D'ailleurs, Monsieur CHERKI, n'attendez pas, et j'entends que ce soit régulièrement, que les présidents de groupes et leurs représentants soient associés à notre travail sur le P.S.G.
Donc nous allons continuer comme cela et d'ailleurs dans le même esprit qu'avant du point de vue de la recherche du consensus au sein de cette Assemblée car je pense que cela en vaut la peine et il faut traverser cette épreuve, parce qu'épreuve il y a, il faut bien le reconnaître, nous devons traverser cette épreuve de cette manière exigeante, transparente et constructive.