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Avril 2003
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Conseil Municipal
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136 - QOC 2003-332 Question de M. Jérôme COUMET et des membres du groupe socialiste et radical de gauche à M. le Maire de Paris relative à la gratuité des toilettes publiques

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à la question n° 332 de M. COUMET concernant la gratuité des toilettes publiques.
Vous avez la parole, Monsieur COUMET.
M. Jérôme COUMET. - Il s'agit d'une question très simple pour un problème assez compliqué qui prête à sourire mais qui en même temps est très important, me semble-t-il, pour les Parisiens, c'est la question de la gratuité des toilettes publiques sur la voie publique.
On essaie de développer cela dans les jardins publics mais on est lié par un contrat avec la firme "Decaux" et j'aurais aimé savoir où l'on en est des négociations avec cette société pour rendre gratuites, en tous cas nous l'espérons, les toilettes sur la voie publique.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Monsieur CONTASSOT, vous avez la parole.
M. Yves CONTASSOT, adjoint. - Merci. Comme vous le savez la Direction de la Voirie et des Déplacements gère 420 sanisettes dont 20 réservées aux personnes handicapées et 24 lavatories. Les sanisettes sont gérées au titre du marché et les lavatories au titre d'une délégation de service public. Le marché relatif aux sanisettes s'achève en 2014 et la délégation de service public pour les lavatories fin avril 2004. Néanmoins, les contrats de 204 sanisettes ont une échéance en 2006.
Actuellement, les droits d'entrée sont les suivants : pour les sanisettes, 40 centimes d'euro alors que l'opérateur avait tarifé à 45 centimes d'euro depuis juillet 2002. Il a ramené ce tarif à 40 centimes d'euro récemment compte tenu du problème de monnaie. Pour les lavatories, c'est 41 centimes d'euro pour les cabines et 30 centimes pour les urinoirs.
Il faut savoir que les sanisettes coûtent horriblement cher à la Ville, 1.192 euros par mois et par sanisette en location, soit 5,8 millions d'euros pour les 400 sanisettes installées.
Par ailleurs, la fréquentation annuelle est d'environ 3 millions d'entrées. Je vous laisse faire le calcul des recettes supplémentaires pour l'opérateur.
M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Et combien de sorties ?
M. Yves CONTASSOT, adjoint. - A priori le même nombre. La mise à disposition gratuite des toilettes publiques est un objectif de la Municipalité mais il suppose pour être atteint de nombreuses conditions préalables. En fait, la gratuité de toutes les sanisettes ne saurait être instaurée à l'heure actuelle compte tenu du contrat sans un dédommagement du titulaire du marché, la société "Decaux", qui, perdant ainsi une recette non négligeable devrait être indemnisée par la Ville.
Sans modifier l'économie générale du marché en cours entre la Mairie de Paris et la société "Decaux", nous avons obtenu la gratuité depuis août 2002 pour 11 sanisettes situées à proximité de centres de distribution alimentaire. Vous connaissez les adresses, elles ont été communiquées aux maires d'arrondissements concernés. Depuis l'instauration de la gratuité de ces 11 sanisettes, la fréquentation de celles-ci a augmenté de 15 % en moyenne et, je tiens à le préciser, il y a moins d'incidents et d'entretien sur ces sanisettes que sur celles qui sont payantes.
L'exploitation, par ailleurs, de certaines sanisettes va être autorisée sur une plage horaire plus importante. Une étude sur une centaine de sanisettes est en cours de négociation car actuellement ces équipements sont fermés de 22 heures à 6 heures du matin dans le cadre du plan "Vigipirate".
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Monsieur COUMET, vous avez la parole.
M. Jérôme COUMET. - Je remercie M. CONTASSOT des efforts qui sont faits mais vous n'êtes pas sans savoir qu'une des grandes difficultés est liée notamment aux personnes sans domicile et une association se bat notamment pour les défendre, qui s'appelle "La raison du plus faible", pour leur donner d'une manière ou d'une autre un accès gratuit à ces sanisettes. Je souhaite vivement que l'on trouve une solution à la fois pour ces personnes elles-mêmes, pour leur dignité, et à la fois pour les quartiers dans lesquels ils sont.