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210 - 2003, PJEV 11 - Fixation des tarifs et redevances de la Direction des Parcs, Jardins et Espaces verts pour 2003

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2003


Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Nous examinons le projet PJEV 11 relatif à la fixation des tarifs et redevances de la Direction des Parcs, Jardins et Espaces verts pour 2003.
La parole est à Mme MARTIANO.
Mme Géraldine MARTIANO. - Madame la Maire, mes chers collègues, "l'espace vert doit être à Paris un lieu de gratuité et d'égalité" c'est ce que l'on a entendu pendant la campagne municipale. Chacun comprendra ici que c'était une promesse.
Vous avez pris pour les musées de la Ville une mesure de gratuité totale et c'est très bien. Mais pourquoi nous proposer aujourd'hui pour les parcs et jardins un barème de droits d'entrée qui au-delà même de son existence appelle un certain nombre de remarques ? Il faudra qu'un jour vous tentiez de nous expliquer la différence musées gratuits/jardins payants. Le moins qu'on puisse dire est qu'il y a une absence de logique et de cohérence qui laisse rêveur.
Le public des parcs et jardins est vaste, divers, populaire. Il rassemble toutes les générations. Nos parcs sont des lieux de rencontre, de partage et de convivialité. C'est un public spontané, simple, naturel. Est-ce qu'il n'y a pas une forme de snobisme dans une telle distinction ? Les parcs c'est un peu comme la rue et ce sont les musées que vous rendez accessibles à tous. Bizarre...
Cela dit, gratuité pour les plus pauvres et maintenance de la gratuité pour les plus âgés, c'est bien. Cependant il a été déclaré en Commission que la gratuité liée à l'âge devait à terme disparaître pour ne retenir que le critère de revenus.
Gratuité aussi pour les journalistes. Ridicule ! Pourquoi les journalistes ? Visiteurs à titre privé, ils peuvent payer comme les commerçants, les chauffeurs de bus, les comptables ; visiteurs à titre professionnel ils se feront rembourser cette lourde dépense par leurs journaux. Et puis demi-tarif pour les enfants de 7 ans. Bravo la gratuité gagne un an.
Et jusqu'à 26 ans. Dans un monde où le mot "jeune" est devenu la raison de tout et la justification du reste on sent bien que vous avez quelques difficultés à placer la limite. 77 ans aurait fait sourire.
Que c'est donc pénible de devoir rejeter tant de monde en dehors de la jeunesse ! Alors le couperet tombe à 26 ans. On est jeune jusqu'à 26 ans. Comprenne qui pourra. 18 ans, une carte de lycéen, d'étudiant, d'apprenti, cela aurait été adapté.
Reste enfin le plus désagréable : les titulaires de carte de famille nombreuse avaient droit à la gratuité. Ils passent au demi-tarif, avec en prime, si j'ose dire, quelques commentaires en Commission expliquant avec tact et délicatesse que les familles nombreuses relèvent - je cite - "des cathos". Cette remarque scandaleuse montre une méconnaissance totale de la sociologie de notre Ville dans laquelle beaucoup de familles nombreuses sont musulmanes, juives, protestantes... simplement nombreuses. Cette mesure est donc idiote, inutile et cette remarque est abjecte. Comme quoi sans qu'on y prenne garde ce genre d'horreur apparaît dans de toutes petites choses.
Madame la Maire, je répète que l'idéal serait d'instaurer la gratuité pour les parcs et jardins comme pour les musées. C'est pourquoi le groupe U.D.F. votera contre cette délibération.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe Union pour la démocratie française).
Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Avant de donner la parole à M. CONTASSOT pour vous répondre, je voudrais vous préciser que les collections permanentes des musées sont gratuites désormais et que les expositions demeurent payantes.
Madame de CLERMONT-TONNERRE, vous avez la parole.
Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Merci, Madame la Maire.
Cette remise à plat des tarifs des parcs et jardins aurait du déboucher sur l'optimisation de la qualité de service que nous proposons aux Parisiens et non pas sur la diminution d'une partie des prestations municipales qui leur étaient auparavant offertes.
Ainsi dans la première partie de votre projet vous nous proposez un recentrage du régime tarifaire des jardins payants vers ce que vous appelez davantage de justice sociale. Or, vous instaurez en fait une nouvelle forme de "tri sélectif" à l'entrée des jardins, en supprimant la gratuité aux familles des personnels de la Ville, aux personnes âgées qui ne seraient pas titulaires de la carte "Paris Emeraude" et en choisissant de faire payer plus les familles nombreuses !
Comble de l'aberration, ces milliers de Parisiens auront donc dès demain à payer plus cher pour aller respirer dans certains jardins publics que pour aller visiter les musées de la Ville de Paris dont l'accès, comme le rappelait ma collègue, est désormais gratuit.
Dans la seconde partie de votre délibération vous nous dites, Madame la Maire, vouloir mieux rentabiliser le patrimoine géré par la Direction des Parcs et Jardins. S'agissant de la location de la serre du parc André-Citroën, nous déplorons que ce lieu semble désormais voué uniquement à la location commerciale et qu'il n'accueille plus d'expositions sur le thème de l'environnement.
Nous souhaiterions donc, Madame la Maire, connaître vos projets pour ce site exceptionnel. Pourquoi par exemple ne pas réaliser dans cette serre une exposition rassemblant toutes les maquettes de jardins réalisés à Paris depuis 25 ans ? Ce serait là une belle façon de mettre en valeur ce patrimoine municipal, d'autant qu'une soixantaine de ces maquettes prennent actuellement la poussière sous le parc de Bercy. Architectes et paysagistes seraient, j'en suis sûre, disposés à contribuer à la réalisation d'une telle exposition valorisante pour leur travail et valorisante pour notre Capitale.
Autre remarque : vous nous annoncez la suppression du prêt gratuit pour les tentes détenues par la Direction des Parcs et Jardins. Cette décision sera lourde de conséquences pour les arrondissements. J'attire votre attention, Madame la Maire, sur certaines mairies et en particulier celle du 15e dont l'exiguïté rend indispensable l'appoint de tentes pour nos manifestations locales. Faute de quoi nous serons contraints de restreindre l'organisation des Forums des sports, des Forums des associations et de diverses manifestations locales que les arrondissements initient et organisent avec les moyens du bord, moyens qui n'ont naturellement rien à voir avec ceux que l'Hôtel-de-Ville s'octroie pour la promotion de ses initiatives, si j'en juge les termes de la délibération SG 28 par laquelle vous nous annoncez que le parvis sera transformé pendant 3 mois en espace événementiel.
Dans un autre registre, nous découvrons que vous allez désormais rendre payants les plans édités par "Paris nature". Est-ce à dire que leur mise à disposition gratuite dans les mairies sera supprimée ?
Jusqu'à aujourd'hui ces "Sentiers Nature" étaient remis gratuitement à l'accueil des mairies aux Parisiens qui les demandaient. Ce sont des documents très appréciés, simples dans leur présentation mais riches dans leur contenu, à travers lesquels les nouveaux habitants ou les Parisiens curieux ont l'opportunité de mieux connaître l'histoire et la flore de leur quartier.
Pourquoi vouloir aujourd'hui faire payer ces plans alors que vous faites distribuer gratuitement et à domicile des documents deux fois plus luxueux en particulier pour la promotion du tramway ?
Ma dernière observation porte sur la gratuité des toilettes dans les jardins et leur ouverture permanente pendant la journée. C'est en soi un point positif sur le principe mais qui, au-delà de l'effet d'annonce, nous inquiète quant à l'absence de moyens prévus pour assurer dès demain les prestations d'entretien de la totalité de ces lieux d'aisance dont la fréquentation augmentera d'autant plus fortement que l'accès aux sanitaires situés sur les voies publiques coûte, lui, toujours 40 centimes d'euro, ainsi que M. CONTASSOT, nous l'a rappelé hier soir.
Pour conclure cette délibération très dense qui touche à de multiples secteurs des parcs et jardins et sur laquelle nous ne disposons que d'un temps d'expression contraint, je regrette, Madame la Maire, que depuis le début de la mandature, nous n'ayons pas eu de véritable débat sur les espaces verts dans la Ville. Ici ou là on a vu apparaître des bambous et des palmiers en caisses, on a entendu parler de jardins partagés, de jardins itinérants et la semaine dernière la presse nous a informés du lancement du tri sélectif dans les jardins.
Le groupe U.M.P. considère que les espaces verts mériteraient une vraie réflexion et un vrai débat qui associe l'ensemble de notre Assemblée et qui ne se limite pas seulement à des délibérations saisonnières ou à de surprenantes déclarations médiatiques à travers lesquelles le Maire de Paris vient de laisser entrevoir aux Parisiens que "s'ils souhaitent voir fleurir nos jardins, il faudra qu'ils acceptent en contrepartie de voir pousser de nouvelles tours dans Paris". Les Parisiens apprécieront !
Dans l'immédiat, nous voterons contre votre projet d'augmentation des tarifs.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).
Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Monsieur LEGARET, vous étiez inscrit.
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Je n'ai pas grand-chose à ajouter après les bonnes interventions de mes collègues, Géraldine MARTIANO et Claire de CLERMONT-TONNERRE.
Je trouve que c'est assez drôle : hier, nous avons eu un débat sur les finances et le Maire de Paris, la main sur le c?ur, nous a juré qu'il n'y aurait pas d'augmentation de la fiscalité à Paris jusqu'à la fin de la mandature. Les prix des tarifs d'entrée dans les jardins, ce n'est pas tout à fait une taxe, cela pourrait à la limite se discuter ; j'observe qu'il s'agit non seulement de relever les prix, mais de modifier les catégories payantes ; notamment les porteurs de la carte "Paris-Famille" auront désormais le grand privilège et le grand plaisir d'acquitter un demi-tarif alors qu'ils bénéficiaient de la gratuité.
Ayant posé ces questions en 1ère Commission, j'ai reçu des réponses assez surprenantes, notamment celle de M. RIOU qui, en 1ère Commission, nous a dit qu'il était parfaitement normal de faire payer le prix fort à ceux qui pouvaient payer, que la Ville avait besoin d'argent et qu'il était normal de faire payer cher des familles aisées, catholiques, des beaux quartiers. Je regrette que M. RIOU ne soit pas là ; en tant que nouveau Président d'un groupe de notre Assemblée, je trouve que ses propos sont tout à fait inqualifiables, j'aurais souhaité qu'il les retire en séance. Puisqu'il n'est pas là, je ne doute pas que M. CONTASSOT, qui appartient à son groupe politique, voudra lui-même les condamner ou nous dire de la manière la plus nette que ce ne sont pas les intentions de l'Adjoint au Maire chargé de l'Environnement, des Parcs et Jardins et des Espaces verts.
Madame le Maire, je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).
Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Merci.
La parole est à M. CONTASSOT.
M. Yves CONTASSOT, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Madame MARTIANO, vous parlez d'égalité. Nous sommes pour l'égalité d'accès et je dois dire qu'ayant trouvé les dossiers des deux parcs, et des deux seuls parcs, contrairement à ce qui a été dit, qui étaient déjà payants et vont le rester, nous avons été surpris de constater que l'argent que payaient les Parisiens ne revenait pas aux Parisiens, mais partaient dans des poches d'associations.
Vous savez que l'Inspection générale a été diligentée sur ces dossiers et que des enquêtes au plan judiciaire sont en cours. Nous verrons s'il y a égalité de traitement ou si telle ou telle en a bénéficié de manière tout à fait particulière.
Vous évoquez un certain nombre de choses concernant les journalistes. Qui a décidé de la gratuité pour les journalistes ? N'était-ce pas un certain Jacques CHIRAC ? Il était ridicule. Je vous laisse le soin de traiter Jacques CHIRAC de ridicule.
Nous n'avons pas souhaité, pour l'instant, revenir sur cette décision ; nous en reparlerons, et nous verrons si dans l'avenir il convient d'aller plus loin dans ce domaine. A titre personnel, je n'y suis pas opposé.
Vous parlez de l'âge des jeunes ; pour vous, les jeunes varient considérablement dans leur périmètre, si j'ose dire, selon les directions, pas pour nous. Nous nous sommes alignés sur les autres directions de la Ville qui pratiquent ces limites d'âge, qui n'ont jamais fait l'objet de la moindre remarque de votre part et qui deviennent scandaleuses quand il s'agit de parcs et jardins, alors qu'elles sont admises pour les autres directions ; cohérence ici, incohérence là. Je ne sais pas comment vous fondez votre jugement, j'ai du mal à le comprendre.
Les familles nombreuses, c'est la même chose. Il est normal, et je répondrai en même temps à M. LEGARET et à Mme de CLERMONT-TONNERRE sur cet aspect, que la tarification soit strictement liée aux conditions financières et non pas aux conditions de taille de la famille. On peut avoir une famille nombreuse, pauvre ou riche, ce n'est pas la taille de la famille qui doit être déterminante pour les prestations de la Ville financées par de l'argent public, ce sont bien les conditions de ressources et uniquement les conditions de ressources.
Vous parlez de commentaires faits en Commission ; l'Exécutif, que je sache, n'a pas utilisé les mots qui sont prêtés d'après vous à M. RIOU. Je suis désolé, aucun adjoint au Maire de Paris n'a porté de jugement sur telle ou telle famille...
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - ... Maintenant que vous le savez, qu'en pensez-vous ?
M. Yves CONTASSOT, adjoint, rapporteur. - J'en ai parlé à M. RIOU, il m'a dit qu'il était surpris de votre réaction devant une plaisanterie qui est peut-être de mauvais goût, mais qui n'est qu'une simple plaisanterie.
Je suis pour ma part à l'aise pour le dire à mon ami Alain RIOU, plutôt que de lui donner une gifle, c'est plus serein comme méthode au sein de notre groupe.
Quant à la modernisation de la qualité du service, nous reprenons en gestion directe le Parc floral et Bagatelle et vous verrez très prochainement, dans un peu plus d'un mois, qu'il y a une amélioration de la qualité des prestations offertes à l'ensemble des Parisiennes et des Parisiens.
Je ne reprendrai pas votre expression désobligeante, vous parlez de tri sélectif. Je rappelle que le tri s'applique aux déchets ; pour moi, les personnes qui viennent dans les parcs et jardins, quels que soient leurs revenus et leur situation, ne sont pas des déchets, mais des êtres humains. On n'utilise pas ce type de vocabulaire pour les personnes.
Vous vous trompez quand vous parlez de la gratuité totale d'accès au musée, il n'y a pas gratuité totale, il y a uniquement les collections permanentes, pour le reste, il y a une tarification et dans ces jardins, nous ne sommes pas tout à fait dans la même situation.
Il est vrai que nous aurons à débattre, et cela fait partie de ce que nous regardons de près, des périodes pendant lesquelles il y a une tarification spécifique relative aux expositions. Je crois qu'il faut restreindre cette période pour que ce soit vraiment lié à des événements importants pendant lesquels il y a une tarification spécifique ; pour le reste, il n'y a pas de raison de faire un prix plus élevé.
Les serres André-Citroën pour faire des expositions : je retiens l'idée d'exposer les maquettes, je ne dis pas que c'est nécessairement dans les serres André Citroën. En revanche, il n'y a plus de raisons de faire des cadeaux somptuaires à un certain nombre de structures, d'associations ou de personnes qui bénéficient de ces lieux à des tarifs délirants.
Vous parlez de la suppression des prêts gratuits de tentes. Les mairies d'arrondissement n'ont jamais été considérés comme des personnes extérieures à la Ville, devant faire l'objet d'une tarification. Si la mairie d'arrondissement doit avoir une tente, elle aura une tente ; si une personne veut louer des tentes, elle doit évidemment être facturée. C'est la même chose pour les plans qui ont toujours été payants sauf pour ceux mis à disposition par les mairies d'arrondissement, ceux-là le resteront. Revoyez le dispositif ancien avant de critiquer le dispositif nouveau.
Vous faites la comparaison sur la gratuité des toilettes dans les espaces verts et vous rappelez que sur l'espace public, c'est 40 centimes d'euros. Je vous ai rappelé hier que s'il n'y avait pas eu un contrat, que certains ont qualifié de léonin, avec une société extérieure qui se fait une manne sur les toilettes publiques installées sur la voie publique, nous aurions pu envisager une toute autre solution. Ce n'est pas nous qui avons signé ce contrat mirifique avec cette société privée qui court jusqu'en 2014.
Pour ma part, je ferai tout pour qu'on puisse, le plus rapidement possible, revenir à d'autres pratiques.
Quant à dire que c'est une manière déguisée d'augmenter la fiscalité, cela pourrait faire sourire si cela ne venait pas de vous, Monsieur LEGARET.
Vous considérez que tous les prix devaient être bloqués quelles que soient les circonstances économiques. J'avais cru comprendre qu'à une autre époque vous étiez adjoint aux Finances et que vous aviez le sens de l'évolution des tarifs et des prix. Je suis surpris que manifestement cela vous ait échappé.
Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Merci.
M. RIOU souhaite intervenir.
M. Alain RIOU. - Madame la Maire, je suis désolé de ne pas avoir été présent. De 15 heures à 17 heures, il y a une table ronde sur "La Flèche d'Or" en face... J'y suis allé, je devais y intervenir avec le Syndicat de la magistrature, la C.G.T., les syndicats de police, et je ne pensais pas avant de l'organiser qu'il y aurait séance encore à cette heure-là !
Je suis désolé de vous avoir tant manqué.
J'ai été mis en cause, semble-t-il ; il faudrait que la droite parisienne relativise un peu ce qu'on peut dire en Commission sur un ton qui peut être de plaisanterie. Malgré tout, je vais m'expliquer clairement.
Ce qui est agaçant avec la droite parisienne, c'est qu'elle ne s'intéresse qu'à certaines catégories et pas à d'autres. Il y a quelques années, un amendement avait été présenté tant par le P.S. que par Martine BILLARD sur le fait que lorsqu'on avait créé des tarifs, on s'apercevait qu'il y avait une ribambelle de notables qui bénéficiaient d'une gratuité absolue et que les "R.M.istes", les chômeurs et toutes les personnes qui touchaient une allocation payaient demi-tarif.
A partir de 60 ans, quel que soit son niveau de ressources, tout était gratuit. Quand on était chômeur ou pauvre, on n'en tenait pas compte.
Voilà ce que j'ai fait remarquer en Commission. J'ai terminé en disant que familles nombreuses ne signifie pas forcément pauvreté et difficulté. J'ai fait remarquer qu'on pouvait être une famille nombreuse du 16e arrondissement et catholique... Heureusement que je n'ai pas rajouté, juive ou musulmane... On se demande ce que la droite aurait pu dire sur notre comportement. Elle a pourtant l'habitude de traiter "Les Verts", en permanence, d'antisémites ; elle ne l'a pas fait cette fois-ci et je l'en remercie.
Ce n'est pas parce qu'on donne un fait objectif, ou qu'on tient un propos de ce type, qu'il faut faire des amalgames ! C'était sur le ton de la plaisanterie et vous-mêmes, vous en avez ri. Arrêtez de transformer politiquement tout propos humoristique alors que vous, vous ne voyez d'intérêt, de façon traditionnelle, fermée et cloisonnée, que dans les familles nombreuses.
Il y a d'autres personnes qui existent en France aujourd'hui, et si vous n'aviez pas été obnubilé par les familles nombreuses, je n'aurais pas fait cette plaisanterie.
Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Le débat est clos.
Je mets au voix le projet de délibération...
Monsieur LEGARET, vous vous êtes déjà exprimé sur cette question.
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Je fais une simple recommandation à M. RIOU : puisqu'il exerce maintenant des responsabilités dans cette Assemblée, quand il a l'intention de faire de l'humour, qu'il prévienne, on sera moins surpris !
Il ne suffit pas de faire de l'humour, il faut au moins être drôle. Avec vous, on saura, si vous nous prévenez à l'avance, qu'il s'agira de propos humoristiques et on sera moins étonné. J'espère que vous procéderez ainsi à l'avenir.
Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération PJEV 11.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, PJEV 11).
Nous passons au v?u...
M. Jean-François PERNIN. - Je crois, Madame la Maire, que différents collègues demandent que l'on recompte le vote.
Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - On souhaite recompter ?
Qui est pour ?
16.
Contre ?
12.
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté.