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Avril 2003
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Conseil Municipal
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139 - QOC 2003-335 Question de MM. Serge BLISKO, Jérôme COUMET et des membres du groupe socialiste et radical de gauche à M. le Maire de Paris sur la possibilité d'étendre l'installation de miroirs sur la voie publique à la sortie des parkings et de recourir à des dispositifs plus adaptés pour prévenir le stationnement sauvage

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2003


Libellé de la question :
"Les sorties de parkings sont une source d'interpellation régulière des mairies d'arrondissement. Pour certains d'entre eux, les locataires ou propriétaires d'emplacements alertent régulièrement MM. Serge BLISKO, Jérôme COUMET et les membres du groupe socialiste et radical de gauche, soit sur des questions de visibilité, soit sur des difficultés liées aux stationnements anarchiques.
Or, il est très difficile d'apporter des réponses positives.
Aussi l'installation de miroirs sur la voie publique est souvent demandée. Autant convient-il de limiter ce type de dispositifs sur la voie publique, autant certaines installations seraient réellement nécessaires.
Aussi, MM. Serge BLISKO, Jérôme COUMET et les membres du groupe socialiste et radical de gauche demandent à M. le Maire de Paris s'il serait possible de lancer un marché parisien afin de rendre possible l'installation de ces dispositifs.
De la même façon, la protection de certaines sorties contre le stationnement sauvage est nécessaire.
Les dispositifs utilisés par les services de la Voirie parisienne sont particulièrement coûteux (galinettes, emplacements deux-roues). D'autres municipalités recourent à des procédés peut-être moins élégants mais efficaces et moins coûteux (pose de bacs plantés amovibles, galinettes moins élaborées).
Ils demandent donc à M. le Maire de Paris s'il serait possible, à titre expérimental, de lancer des aménagements de ce type dans le 13e arrondissement."
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"L'installation de miroirs sur la voie publique peut dans certains cas être réalisée pour remédier à de mauvaises conditions de visibilité à l'intersection de voies publiques.
Ces dispositifs ne sont jamais utilisés à Paris. En effet, l'arrêté du 24 novembre 1967 du ministère de l'Equipement, du Logement et des Transports relatif à la signalisation routière et les recommandations du CETUR, précisent que l'installation de miroirs doit être considérée comme un palliatif et n'être effectuée que si les travaux nécessaires à l'amélioration de la visibilité ne peuvent être réalisés. Des conditions d'implantation très strictes doivent être respectées sur les voies publiques avec la mise en place d'une obligation d'arrêt par un stop impliquant un régime de priorité spécifique non préconisé sur la Ville de Paris.
Pour les voies privées débouchant sur la voie publique par un "bateau", comme les sorties de garage, les recommandations du ministère de l'Equipement prévoient que le propriétaire peut installer librement un miroir à l'intérieur du domaine privé, afin d'assurer sa propre sécurité.
Ce miroir peut être implanté sur le mur bordant la voie publique, sans toutefois gêner la circulation générale.
Les propriétaires ont ainsi la possibilité d'installer des miroirs sur la façade de leur immeuble.
Les dispositifs de type "galinettes" ou parcs deux-roues se révèlent efficaces. Leur mise en ?uvre est toutefois limitée aux conditions de circulation et de stationnement de la voie considérée. Ils doivent être implantés du côté du stationnement autorisé.
Il appartient en toute hypothèse à la Préfecture de police de veiller à ce que les véhicules stationnent sur les emplacements qui leur sont assignés et n'entravent pas les accès des passages de porte cochère.
La pose de bacs plantés sur chaussée constitue un obstacle qui, en l'absence de signalisation et de balisages indispensables à la perception de celui-ci, pourrait engager la responsabilité de la Ville de Paris en cas d'accident.
Enfin ces bacs coûteraient sans doute aussi cher qu'une galinette équipée "d'accroche" vélos, le bac planté venant remplacer "l'accroche vélo"."