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Avril 2003
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Conseil Municipal
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185 - 2003, DAC 103 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer une convention d'objectifs relative à l'attribution d'une subvention exceptionnelle d'équipement avec l'association "Orchestre de Paris" (9e). - Montant : 120.000 euros

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DAC 103 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer une convention d'objectifs relative à l'attribution d'une subvention exceptionnelle d'équipement avec l'association "Orchestre de Paris".
Madame TAÏEB, vous avez la parole au lieu et place de M. SARRE.
Mme Karen TAÏEB. - Tout à fait. Merci, Monsieur le Maire.
Permettez- moi de vous lire l'intervention de M. SARRE qui a dû s'absenter et qui s'en excuse.
L'Orchestre de Paris depuis son installation à Mogador a su attirer un nouveau public, se créer un espace propre, inventer de nouvelles formes de diffusion de la musique, notamment par ses petits concerts en journée. Sous la direction musicale de Christophe ECHENBACH, il poursuit un parcours fait d'échanges internationaux et d'initiatives de proximité. Il est l'exemple d'un dynamisme mis au service du public.
Pourtant on pouvait craindre que ce nouveau cadre et les difficultés liées à cette installation ne le fassent péricliter. Nous avons bien là la preuve que cet orchestre est un élément indispensable du rayonnement culturel français qu'il faut soutenir pour rendre cette situation transitoire la moins dommageable possible.
Il faut bien sûr accorder à l'Orchestre de Paris la subvention exceptionnelle qui lui permettra de couvrir les nombreux frais liés au déménagement mais il ne faut pas perdre de vue que cette situation est transitoire et ne doit en aucun cas se pérenniser. A présent que tous semblent avoir conscience de la nécessité d'offrir à l'Orchestre de Paris l'auditorium qui en fera l'équivalent des grands orchestres des capitales européennes, il nous appartient de mettre tout en ?uvre pour que cette salle sorte de terre au plus vite.
L'Orchestre de Paris ne pourra remplir son rôle qu'à la condition de trouver enfin la stabilité indispensable à un travail artistique exigeant, reflet d'une culture vivante telle que la méritent une grande capitale comme Paris et un pays soucieux de donner à la musique sa juste place comme l'a toujours fait la France.
Je vous remercie.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Monsieur GIRARD, vous avez la parole.
M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Il y avait plusieurs questions, deux en tous cas, les trois orchestres, j'y répondrai, et également le soutien à l'Orchestre de Paris. Je rappelle que l'Orchestre de Paris est financé à 60 % par l'Etat et à 40 % par la Ville, donc faisons attention à ce que l'on ne demande pas à la Ville d'assumer ce que l'Etat n'assumerait plus un jour éventuellement.
Le Maire de Paris, à propos de Mogador, a écrit au Ministre de la Culture, M. AILLAGON, pour lui demander de bien vouloir, avec notre concours évidemment, étudier la situation liée à l'installation provisoire de l'Orchestre de Paris au théâtre Mogador et je crois savoir que le Ministre de la Culture a répondu favorablement à la lettre du Maire.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Continuez, Monsieur GIRARD.
M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - Ils n'écoutent pas, c'est incroyable ! La culture ne les intéresse pas beaucoup, la culture n'intéresse pas tout le monde, à l'évidence. Des questions sont posées mais tout le monde s'en fout !
M. Laurent DOMINATI. - Cela dépend comment c'est traité.
M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - Sur les orchestres, je crois que l'on a intérêt à rationaliser l'utilisation de l'argent public. Je crois qu'on a la responsabilité, lorsqu'on est élu, que l'on soit dans l'opposition ou dans la majorité, de veiller à ce que l'argent public soit dépensé le mieux possible. Et les orchestres pour lesquels il y a des financements croisés entre la Ville et l'Etat, nous avons tout intérêt en effet à bien nous entendre avec l'Etat pour que les subventions soient données de façon concertée et que nous soyons en accord, et qu'ensuite les orchestres acceptent, en effet, de sortir de leurs rivalités.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 103.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DAC 103).