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Avril 2003
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Conseil Municipal
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109 - QOC 2003-274 Question de M. Patrick TRÉMÈGE et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris concernant l'entretien de la voirie parisienne

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2003


Libellé de la question :
"M. Patrick TRÉMÈGE et les membres du groupe U.M.P. observent comme beaucoup de Parisiens une dégradation accélérée de la voirie parisienne. On ne compte plus aujourd'hui les revêtements bitumineux défoncés, les nids-de-poule, les pavés manquants, autant d'éléments qui nuisent à la sécurité routière. Mais cette dégradation ne s'arrête pas à la chaussée, les trottoirs sont de moins en moins entretenus et apparaissent de plus en plus fréquemment, à l'occasion des réfections, des malfaçons persistantes en forme de bulles sous le goudron. Cela représente un sérieux danger notamment pour les personnes âgées et les jeunes enfants.
M. Patrick TRÉMÈGE et les membres du groupe U.M.P. souhaiteraient savoir ce que la Municipalité entend prendre comme mesures et quel serait son calendrier d'action."
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"L'entretien des chaussées et trottoirs est une préoccupation permanente des services de la Direction de la Voirie et des Déplacements.
Les couches de roulement en tapis bitumineux qui recouvrent les anciennes chaussées pavées sont particulièrement sensibles aux infiltrations d'eau qui se produisent sous les fissures qui apparaissent immanquablement sur les revêtements. Aussi, à la fin de la période hivernale, on constate chaque année l'apparition de pelades et nids de poule. Ce phénomène et d'autant plus accentué cette année en raison de plusieurs périodes de fort gel.
Les services municipaux pourvoient aux réparations en confiant les travaux aux entreprises titulaires des marchés de travaux, pour les interventions les plus urgentes pour des raisons de sécurité, les Brigades de paveurs appliquant, en régie, des produits à froid qui permettent une réparation provisoire. Certaines voies signalées par l'auteur de la question ont fait, ainsi l'objet récemment de réfections ponctuelles (rues Lamarck et Caulaincourt). Cet été, il est prévu la réalisation d'un tapis rue Caulaincourt (entre les rues Junot et du Mont-Cenis) et Clignancourt (entre les rues Custine et Ordener).
En ce qui concerne les trottoirs, les défauts constatés (bulles) apparaissent généralement sur les zones bien exposées à l'ensoleillement. Les règles de l'art prescrivent l'application d'une couche d'interposition entre le béton de fondation et l'asphalte de revêtement de surface. Les règles sont bien appliquées et efficaces pour les surfaces importantes comme c'est le cas pour les grosses réparations de trottoirs. Elles sont plus délicates à mettre en ?uvre et donc moins efficaces dans le cas de réfections plus ponctuelles de tranchées après des travaux de concessionnaires.
Les moyens financiers sont importants tant en ce qui concerne le budget d' investissement que celui de fonctionnement pour assurer l'entretien et le renouvellement des couches de surface. Ainsi, en 2003, les crédits d'investissement représentent 20,317 millions d'euros répartis sensiblement par tiers entre les tapis bitumineux et les grosses réparations de chaussées et de trottoirs ; les crédits de fonctionnement s'élèvant à 6,2 millions d'euros.
Il convient de signaler que ces crédits d'entretien du patrimoine de voirie ont augmenté de 10 % par an depuis 2001, alors qu'ils avaient connu une baisse sensible au cours de la précédente mandature."