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Avril 2003
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Conseil Municipal
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41 - 2003, DPA 159 - Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant n° 1 au marché de maîtrise d'œuvre signé avec l'architecte M. Marc DILET et un avenant n° 1 au marché de travaux signé avec l'entreprise SOMATRA, relatifs à l'aménagement d'un équipement d'accueil pour la Petite enfance dans les appartements privés de l'Hôtel-de-Ville (4e)

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DPA 159 relatif à la souscription d'un avenant n° 1 au marché de maîtrise d'?uvre signé avec l'architecte M. Marc DILET et un avenant n° 1 au marché de travaux signé avec l'entreprise SOMATRA.
Mme BAUD a la parole.
Mme Dominique BAUD. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, l'ampleur d'une telle restructuration et les travaux de démolition ont fait apparaître la nécessité de réaliser des travaux supplémentaires. En effet, assurer la sécurité en cas d'incendie et la résistance indispensable des structures, notamment des planchers, entraîne de façon prévisible un surcoût qu'il ne nous viendrait en aucun cas l'idée de contester.
A tel point que nous aurions aussi préféré un léger surcoût supplémentaire sur les postes de change, comme demandé par l'architecte, plutôt que le choix qu'a fait la Ville, préférant à des postes de change modernes et dignes de cette réalisation, des modèles ressemblant à des "comptoirs de cuisine", et ce, au mépris d'une qualité bien supérieure tant en terme d'éclairage qu'en terme de ventilation et de sécurité.
Cela est inquiétant car cela ressemble à du travail à court terme, sans souci ni de l'avenir ni du bon vieillissement des structures.
Mais cette inquiétude ne serait rien si je n'avais appris que pour contraindre l'architecte qu'elle a pourtant choisi, la Ville n'a pas hésité à lui envoyer une lettre de mise en demeure. Quelle injure pour un professionnel soucieux du bien être des enfants, de leur sécurité et donc de la qualité de son travail.
Faire vite, créer des places, essayer de remplir coûte que coûte un contrat de nombre de places au mépris d'un contrat de qualité et de sécurité pour nos plus petits, est-ce cela le projet de cette mandature ?
Nous voterons ce projet de délibération, mais il sera toujours là pour vous rappeler que notre vigilance sera accrue s'agissant notamment de vérifier la qualité des travaux et des prestations choisies, et ce, par souci non seulement de la sécurité des plus-petits que du respect du contribuable parisien.
C'est pourquoi, je demande à M. le Maire de Paris si ces méthodes sont utilisées par la Ville sur tous les chantiers en cas de désaccord justifié et de mise en garde des professionnels, notamment en terme de sécurité. Je voudrais renouveler avec insistance ma demande de visiter le chantier, demande déjà faite à plusieurs reprises en juillet 2001 lors de la désignation de l'architecte, par courrier en date du 12 avril 2002 puis par une question orale lors du Conseil de Paris des 24 et 25 juin derniers. Aucune raison ne semble pouvoir maintenant être invoquée pour nous la refuser.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Madame TROSTIANSKI, vous avez la parole.
Mme Olga TROSTIANSKY, adjointe, au nom de la 6e Commission. - Monsieur le Maire, par rapport à l'intervention de Mme BAUD, ce que je voulais dire, c'est que quand on présente des avenants qui ont des conséquences financières sur un certain nombre de projets de crèche, par principe je regarde et j'analyse effectivement quel est le caractère d'urgence de ces avenants ; quand on vote des projets de délibération avec des contrats, des avenants supplémentaires, il faut les regarder à la loupe et il faut limiter si possible leur nombre.
Parfois, il y a des aspects techniques qui sont impondérables, Mme BAUD les a cités, des problèmes de désamiantage et un certain nombre de travaux supplémentaires qui effectivement n'ont pas été prévus, et ici c'est le cas.
Vous parliez de qualité et de sécurité ; je crois que vous avez bien compris que la sécurité et les travaux qui sont présentés dans ce projet de délibération font bien référence à cet aspect de sécurité. Je pense que le projet est validé par l'ensemble des intervenants sur ce dossier. Effectivement, l'architecte peut faire un certain nombre de propositions qui ont des coûts supplémentaires et c'est aux élus, à un certain moment, de prendre un certain nombre de décisions.
On a pris des engagements pour créer 4.500 places et on a pris des engagements en termes budgétaires pour ne pas augmenter les impôts des Parisiens.
Le projet tel qu'il est présenté est un bon projet ; ce qui est important, c'est que ses conséquences financières n'aient pas de conséquence par rapport à la modification du délai global d'intervention prévu pour cette opération.
Sur le dernier point, Madame BAUD, tant d'empressement pour venir visiter ce chantier..., je crois qu'à cette séance, il y a plus de 400 places qui sont lancées, c'est vrai que je n'ai jamais vu autant de conseillers, de Parisiens curieux et si empressés de faire cette visite de chantier alors que pour l'ensemble des autres projets d'arrondissement et les visites de chantier dans les arrondissements souvent je les fais seule.
Je comprends que vous ayez beaucoup de curiosité, que cette crèche ait un caractère de symbole très fort, mais ne vous inquiétez pas, à votre heure vous visiterez cette crèche qui sera ouverte cet automne.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - C'est une demande nostalgique.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 159.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DPA 159).