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Avril 2003
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79 - QOC 2003-329 Question de M. Eric AZIÈRE et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris au sujet de la décision de supprimer 50.000 places de stationnement gratuit

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2003


Libellé de la question :
"En réduisant de 50.000 les dernières places de stationnement gratuit, au profit de places payantes, d'ailleurs moins nombreuses, la Ville de Paris va volontairement rendre le stationnement résidentiel encore plus difficile à Paris, et le stationnement des voitures "non parisiennes" pas moins difficile non seulement à Paris, mais aussi en proche banlieue.
Outre le fait que dans ce domaine de la circulation parisienne, la politique municipale agit suivant un principe contestable qui fait que les décisions précèdent systématiquement les solutions alternatives et qu'on ne conçoit la concertation qu'après les protestations, cette réduction de l'espace de stationnement en surface n'est aucunement compensée par une augmentation même prévisionnelle des parkings souterrains.
Si le but poursuivi par cette politique est bien la réduction des effets nuisibles d'un excès de voitures à Paris, quelle est la cohérence de cette décision prise sans concertation ni la moindre coordination intercommunale ?
Quelle peut être l'efficacité d'une telle mesure prise sans la moindre volonté d'associer l'ensemble des opérateurs et communes riveraines à une tentative de régulation des flux de circulation dans l'agglomération parisienne ?
Quand la Mairie de Paris cessera-t-elle de penser et d'agir en bornant sa réflexion aux limites du boulevard périphérique ?"
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"La Ville de Paris va effectivement généraliser le stationnement payant sur l'ensemble de la Capitale.
Cette mesure vise à obtenir une meilleure disponibilité des places, notamment au bénéfice des résidents, contribuant également à l'élimination progressive des voitures ventouses.
La Municipalité entend réduire la place de la voiture en favorisant l'usage des transports en commun et des modes de déplacements alternatifs au véhicule particulier, tels les circulations douces (marche, vélo). Le tarif du stationnement 0,5 euro/jour pour les résidents est un des leviers de cette politique.
Ces dispositions s'inscrivent d'ailleurs dans le cadre des objectifs définis par le Plan de déplacement urbain (P.D.U). Ce texte, approuvé en décembre 2000, dans le prolongement de la loi sur l'air du 30 décembre 1996, vise à améliorer les déplacements dans la Capitale.
Par courrier en date du 24 mai 2002, les maires des villes limitrophes de Paris ont été informés en amont du projet de la Municipalité parisienne d'étendre le stationnement payant sur l'ensemble de la Capitale, et donc sur les arrondissements périphériques qui disposent encore d'importantes zones de stationnement gratuit.
Depuis, des réunions entre les services parisiens et les communes concernées ainsi que des contacts fréquents ont eu lieu, et de nombreuses réunions sont encore programmées.
En aucun cas la réflexion n'est bornée au seul boulevard périphérique. Il est indéniable que la question du stationnement doit être traitée à une large échelle. C'est pourquoi, dans ce domaine comme dans bien d'autres, l'information préalable et la concertation avec les communes riveraines sont la règle."