Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Avril 2003
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

140 - QOC 2003-336 Question de Mme Anne KALCK et des membres du groupe socialiste et radical de gauche à M. le Préfet de police au sujet du stationnement illicite à Paris

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l'examen de la question n° 336 déposée par Anne KALCK, qui s'adresse au Préfet de police, au sujet du stationnement illicite à Paris. Vaste sujet !
La parole est à Mme KALCK.
Mme Anne KALCK. - Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet, la nouvelle mandature s'est engagée sur un meilleur partage de l'espace public au profit des transports en commun, des cyclistes mais aussi des piétons, à Paris, et je m'en réjouis. L'instauration, notamment, des couloirs de bus a permis un premier rééquilibrage de l'occupation de la voirie et de nombreuses mesures pour limiter la place de la voiture à Paris ont été prises.
Toutefois, un aspect non négligeable de l'occupation n'est pas encore assez pris en compte, c'est la lutte contre le stationnement illicite. Ce sont, bien souvent, des arrêts sauvages transformés en stationnement du fait de leur durée excessive, à tout endroit de la chaussée, qui bouleversent d'ailleurs - on en a parlé tout à l'heure - la circulation des voitures, des bus et des cyclistes mais également celle des piétons quand ces stationnements se font carrément sur les trottoirs.
Je n'ai pas besoin de préciser que ce sont les piétons les plus fragiles qui en subissent les conséquences : personnes âgées, femmes avec poussette, personnes handicapées, etc.
Les voies piétonnes ne sont pas davantage respectées. Dans le 7e arrondissement par exemple, la rue Clerc et l'impasse Récamier sont régulièrement investies par des véhicules, au détriment du marché pour la première et de l'accès à un jardin public pour la seconde.
Les Parisiens, largement favorables à un meilleur partage de l'espace public, vivent ces dérèglements au stationnement comme une entorse plus intolérable encore et ceux qui, par goût ou par civisme, laissent leur voiture et utilisent les transports en commun, ou les modes de circulation douce, le ressentent même comme une injustice, voire un échec de leurs propres efforts.
C'est pourquoi nous vous demandons, monsieur le Préfet de police, quelles mesures efficaces vous entendez prendre pour que ces comportements inciviques soient systématiquement sanctionnés.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et radical de gauche).
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Monsieur BAY, vous avez la parole.
M. LE REPRESENTANT DU PREFET DE POLICE. - Merci, Monsieur le Maire. Vaste sujet ! Vaste question !
Que vous dire ? Que les services de police, les services des agents de surveillance de Paris sont en chargé de la verbalisation de ce que vous avez appelé le stationnement illicite - je comprends mieux, à travers les précisions que vous avez apportées ce que vous souhaitiez indiquer, madame - et qui est en fait, essentiellement, le stationnement gênant.
Pour autant, les services de police veillent à sanctionner les infractions, de toute nature, qu'ils sont à même de constater et je n'aurai qu'un chiffre à vous citer. En 2001, les services de police ont dressé 4.049.373 contraventions et en 2002, 4.383.490 contraventions, cette augmentation tendant à démontrer tout l'intérêt que nous mettons à faire respecter la réglementation dans ce domaine.