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Mars 2002
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4 - 2002, DRH 6 G - Fixation des modalités de calcul des indemnités horaires et journalières versées aux agents du Département de Paris rémunérés à la vacation

Débat/ Conseil général/ Mars 2002


M. LE PRÉSIDENT. - Nous passons maintenant à l'examen du projet de délibération DRH 6 G relatif à la fixation des modalités de calcul des indemnités horaires et journalières versées aux agents du Département de Paris rémunérés à la vacation.
La première inscrite sur ce projet est Mme ANTIER.
Mme Edwige ANTIER. - Monsieur le Président, mes chers collègues, on entre dans tous les lycées et collèges parisiens comme dans un moulin. Nous avons vu dans le 8e au lycée Chaptal, les conséquences dramatiques de ces établissements ouverts à tous vents. Je dois saluer le travail de la police et particulièrement des policiers du 8e qui ont arrêté le criminel. Mais ce n'est pas à la police de compenser nos insuffisances. Cela peut se reproduire demain par manque de surveillance. Pourtant, les proviseurs comme c'est le cas à Chaptal, ne cessent de réclamer des postes sans succès. On propose parfois de boucher des trous avec des emplois-jeunes qui n'ont pas la compétence pour une tâche spécifique de surveillance de ces énormes établissements.
Aussi, nous vous demandons, Monsieur le Président, et les élus du 8e ont voté un v?u en ce sens, de prendre l'attache du directeur des services académiques pour que soient affectés le plus rapidement possible des surveillants en nombre suffisant dans tous les collèges et lycées parisiens.
Nous demandons aussi que tous ces établissements soient équipés de caméras de surveillance avec enregistrement aux points stratégiques : les issues, à partir du moment où le contrôle n'est plus assuré.
Et que l'on ne nous oppose pas au système de caméras l'alibi de l'espace privé. On a vu ce qui pouvait survenir de la vie éminemment privée d'une petite fille par manque de surveillance. Cette situation des lycées et collèges vous a sûrement bouleversé, Monsieur le Président, et je pense que vous avez déjà prévu les mesures que nous vous demandons de toute urgence.
(M. Christian SAUTTER, vice-président, remplace M. le Président du Conseil de Paris au fauteuil de la présidence).
M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame ANTIER.
Je donne la parole à M. François LEBEL.
M. François LEBEL. - Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je serai très bref puisque, vous l'aurez compris, je vais intervenir exactement dans le même sens que Mme ANTIER. Vous comprendrez l'émotion qui a été celle des habitants du 8e arrondissement et des parents d'élèves du collège-lycée Chaptal. Je ne saurai trop attirer votre attention sur la nécessité aujourd'hui, d'exercer un contrôle individuel de toutes les personnes qui rentrent et qui sortent d'établissements qui comportent parfois des milliers d'enfants.
C'est pourquoi, pour une dépense relativement modeste, je crois qu'il est absolument indispensable que l'espace intérieur, du moins l'accès aux établissements, puisse être surveillé 24 heures sur 24 par des caméras de surveillance. Cela existe même sur la voie publique et sur des points du territoire parisien que je pourrai vous indiquer.
Il ne s'agit pas de surveiller la voie publique, mais les halls d'accueil et d'entrée afin de pouvoir s'assurer d'un minimum de sécurité pour des enfants qui, je vous le rappelle, sont en 6e, donc à peine sortis de l'enfance et, de ce fait, encore plus fragiles que les adolescents.
Je crois que ces caméras de surveillance sont maintenant des dispositifs banalisés, peu coûteux et qu'elles rassureraient considérablement toutes les familles.
Je vous remercie.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur LEBEL.
C'est M. Eric FERRAND qui va répondre à Mme ANTIER et à M. LEBEL.
M. Eric FERRAND, au nom de la 2e Commission. - Merci, Monsieur le Président.
Je voudrais dire à Mme ANTIER et à M. LEBEL que j'ai rencontré très vite le proviseur de l'établissement Chaptal et son équipe où, évidemment, ces questions très sensibles ont été évoquées.
J'ai donné mon accord pour intégrer, dans les travaux à venir, l'installation de ces caméras aux abords de l'établissement, et j'accompagne bien entendu les v?ux de l'établissement pour un renforcement des moyens humains pour la surveillance dans cet établissement.
M. François LEBEL. - Nous en prenons acte.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur FERRAND.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DRH 6 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, DRH 6 G).