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Mai 2000
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32 - 2000, JS 84 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer 3 marchés sur appel d'offres pour effectuer les travaux de mise en sécurité du centre sportif Jules-Noël (14e).2000, JS 85 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer 3 marchés sur appel d'offres pour effectuer les travaux de mise en sécurité du centre sportif Didot (14e)

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2000


M. Dominique CANE, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération JS 84 concernant 3 marchés sur appel d'offres pour effectuer les travaux de mise en sécurité du centre sportif Jules-Noël.
Je donne la parole à l'orateur inscrit, M. CASTAGNOU à qui je demanderai de grouper les projets de délibération JS 84 et JS 85 car c'est la même demande et je ferai la même réponse.
Merci.
M. Pierre CASTAGNOU. - Telle était bien mon intention, Monsieur le Maire.
Vous nous demandez aujourd'hui d'approuver le programme de sécurisation de deux centres sportifs situés dans le même arrondissement, le 14e, Centre Jules-Noël, avenue Maurice-Degnat, et Centre Didot 20, avenue Marc-Sangnier.
Le programme pour ces deux stades s'élève à un peu plus de 2,8 millions de francs.
Selon ce que vous nous dites, ces deux centres connaîtraient des problèmes de vandalisme, des dégradations diverses. Ce sont des lieux où auraient été déplorées de nombreuses agressions, notamment de la part de bandes de jeunes, contre les utilisateurs de ces équipements : des personnes seules, des scolaires, des adhérents de clubs sportifs et même du personnel de la Jeunesse et des Sports.
J'ai quelque peu découvert ces informations en prenant connaissance du projet de délibération, car dans les éléments de diagnostic pour un Contrat local de sécurité dans le 14e, qui a été présenté au C.I.C.A. en 1999, il n'y avait aucune information concernant la dangerosité spécifique de ces deux centres sportifs.
D'ailleurs, il n'est pas fait état dans le projet de délibération d'actes précis en la matière qui nécessiteraient des mesures d'urgence.
Cela dit, je peux comprendre qu'il faille améliorer la sécurité dans ces enceintes sportives.
Par conséquent, nous ne pouvons qu'être favorables à un programme d'amélioration de la sécurité sur les stades, comme dans les gymnases et tous les équipements sportifs de Paris et du 14e en particulier.
Il est évident que le remplacement des clôtures périphériques détruites lors de la tempête du 26 décembre 1999 rencontre notre approbation. Toutefois, avant de voter ces travaux, au demeurant relativement onéreux de prévention que vous proposez, il conviendrait, selon nous, Monsieur le Maire, d'envisager, dans ce domaine, une politique plus globale qui conjugue à la fois la protection physique et électronique, et un renforcement significatif de la présence humaine sur ces stades.
Je pense que la présence humaine devrait être sensiblement renforcée sous la forme d'emplois-jeunes, de postes d'assistants de gardiennage ou d'interventions particulières des agents de la Direction de la Prévention et de la Protection auxquelles, d'ailleurs, il n'est fait nullement référence dans ces documents.
Voilà ce que je voulais vous dire, Monsieur le Maire. Je crois que si les moyens que vous envisagez sont nécessaires, ils ne sont pas suffisants. La sécurité, c'est aussi l'affaire d'agents spécialisés présents sur le terrain.
Par conséquent, même si tel n'est pas l'objet de ce projet de délibération, je me permets d'inviter la Ville à envisager d'accroître les moyens humains afin d'assurer une meilleure sécurité sur les stades.
Merci.
M. Dominique CANE, adjoint, président. - Merci, mon cher collègue. Je ne reprendrai pas tout ce que vous avez cité au point de vue sécurité. Il en faut sur ces endroits-là parce que ces deux sites ont été choisis en fonction du fait qu'il y a effectivement des risques.
La présence humaine, nous sommes pour, bien sûr, puisque la présence humaine est renforcée. Nous avons 100 emplois jeunes à la D.J.S. et le concours de la D.G.P.P. Et s'il s'avérait qu'épisodiquement il fallait procéder à des renforcements sur tel ou tel équipement, je puis vous assurer que la D.J.S. et la D.G.P.P. feraient le nécessaire.
Monsieur GOUJON, voulez-vous ajouter un mot ?
M. Philippe GOUJON, adjoint. - Juste pour compléter votre réponse, Monsieur le Maire, et dire que le Maire a décidé en 1999 de doubler le nombre des inspecteurs de sécurité de la Ville de Paris, se conformant ainsi d'ailleurs aux prescriptions du contrat parisien de sécurité.
Je dois néanmoins reconnaître que les violences dans les centres sportifs sont de plus en plus graves et de plus en plus nombreuses, notamment depuis un an ou deux. C'est la raison peut-être pour laquelle ces sites ne figuraient pas dans le diagnostic du contrat local de sécurité qui a été rédigé il y a maintenant un certain temps.
Nous avons eu des incidents d'une extrême gravité ce week-end dans deux centres sportifs. L'un dans le 20e a donné lieu à l'agression par une bande d'une trentaine de jeunes de deux inspecteurs de sécurité dont une femme qui a été violemment agressée, traînée par les cheveux par terre, rouée de coups.
Nous avons eu également un deuxième accident, puisque vous m'obligez à le dire, dans le 19e où le centre sportif a été quasiment livré entièrement à une bande de jeunes très agressifs. Nos inspecteurs de sécurité qui sont démunis de tout moyen de défense, à la demande du Préfet de Police, ont refusé d'intervenir contre une bande d'une cinquantaine de jeunes.
(Protestations sur les bancs des groupes socialiste, communiste et du Mouvement des citoyens).
Je n'avais pas l'intention d'intervenir, mais M. CASTAGNOU m'y oblige. La police étant appelée sur le site, n'a pas souhaité non plus dégager cette bande, et ce centre sportif est resté entre les mains d'une bande de jeunes pendant plusieurs heures ce week-end !
(Protestations sur les bancs des groupes socialiste, communiste et du Mouvement des citoyens).
M. Dominique CANE, adjoint, président. - Merci, Monsieur GOUJON.
M. DANGLES a demandé la parole. Il n'était pas inscrit. Je vais faire la même exception que pour M. BRAVO et lui donner la parole.
M. DANGLES. - Merci. J'en ai pour une seconde.
Je m'étonne que M. CASTAGNOU ne sache pas qu'il y a des problèmes de sécurité au stade Jules-Noël et au stade Elisabeth. Vraiment ! Il ne doit pas savoir où c'est dans le 14e arrondissement !
Moi qui suis Président de l'Office municipal des sports, je peux vous dire, Monsieur le Maire, mes chers collègues, qu'on en parle à chaque réunion. Et ce n'est pas M. CANE qui va me démentir. Il sait très bien que cela fait longtemps que j'interviens auprès de lui pour tenter de régler les problèmes de sécurité surtout au stade Jules-Noël.
Je vous remercie.
M. Dominique CANE, adjoint, président. - Merci.
Monsieur CASTAGNOU, vous n'avez pas été mis en cause !
M. Pierre CASTAGNOU. - Si !
M. Dominique CANE, adjoint, président. - Vous avez la parole pour une minute seulement !
M. Pierre CASTAGNOU. - J'ai été mis en cause. Je note que M. GOUJON ne m'a pas répondu sur le 14e. Vous étiez hors sujet, Monsieur GOUJON !
En ce qui concerne M. DANGLES, je ne sais si M. DANGLES était présent à la dernière réunion du Conseil du 14e arrondissement...
M. DANGLES. - Tout à fait.
M. Pierre CASTAGNOU. - A cette séance, de votre côté, ni le Maire, ni vous-même, ni aucun des adjoints, n'a été en mesure de dire à l'opposition qui l'interrogeait quels étaient les actes qui avaient été commis dans ces deux stades, si vous aviez porté plainte, quelles suites avaient été données, quelle a été l'importance des dégradations.
On vous a demandé de donner des informations précises, vous n'avez pas été capables de les donner !
Il est très facile de faire de grandes déclarations sécuritaires qui ne reposent pas sur des faits établis !
(Mouvements divers).
Vous avez été, Monsieur CANE, plus honnête, dans la mesure où vous avez parlé de risques. Oui, il y a un risque. Oui, il faut prendre des mesures de sécurité. Mais ne faites pas des discours qui donneraient à penser qu'on ne peut pas fréquenter dans des conditions satisfaisantes les stades de Paris, dans le 14e en particulier...
(Mouvements divers)
Ne fuyez pas !
(Protestations sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris" et "Paris-Libertés").
M. Dominique CANE, adjoint, président. - Mes chers collègues, un peu de tenue s'il vous plaît !
(Mouvements divers)
On passe au vote. Un peu de silence, soyez gentils !
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 84.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, JS 84).
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 85.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, JS 85).
Merci, mes chers collègues.