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Mai 2000
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Conseil Municipal
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74 - QOC 2000-326 Question de M. Jean-Pierre BURRIEZ et des membres du groupe "Paris-Libertés" à M. le Préfet de police concernant l'insécurité dans le groupe d'immeubles rues de Fécamp, Edouard-Robert et Tourneux (12e)

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2000


Libellé de la question :
"Depuis de longs mois, le climat d'insécurité ne cesse de se dégrader dans les immeubles de l'ensemble immobilier du groupe rues de Fécamp, Edouard-Robert et Tourneux (12e).
M. Jean-Pierre BURRIEZ et les membres du groupe "Paris-Libertés" demandent à M. le Préfet de police de bien vouloir leur faire connaître, d'une part, le bilan des actions entreprises sur ce site au cours de l'année 1999 et, d'autre part, les informer des mesures qui seront mises en place afin que les résidants retrouvent une plus grande sécurité."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Il est exact que cet ensemble immobilier, propriété de l'O.P.A.C., a connu, au cours de ces dernières semaines, une série d'incidents qui expliquent les inquiétudes exprimées par les résidants.
Les premiers se sont produits dans la nuit du 23 au 24 avril, au cours de laquelle plusieurs véhicules et 2 vitrines ont été endommagés, donnant lieu à 9 plaintes ; ils ont été commis par un groupe de jeunes du quartier, dont 5 ont été immédiatement interpellés par les fonctionnaires locaux de police urbaine de proximité ; un seul a été laissé libre sur instructions du Parquet, les 4 autres ont été déférés devant les autorités judiciaires.
D'autres incidents ont suivi jusqu'au 20 mai dernier : de nouvelles dégradations de véhicules, au nombre desquels un véhicule de police dont l'équipage était en intervention sur réquisition d'une habitante du site, et la découverte de plusieurs engins incendiaires, tant au 16, rue Edouard-Robert qu'au 43, rue de Fécamp.
Je citerai également l'agression dont a été victime un locataire qui n'a pas souhaité déposer plainte.
Il est ainsi constaté que les motifs d'insécurité que connaît actuellement cette cité, déjà confrontée dans un passé récent à une délinquance plus importante, directement liée à un trafic de stupéfiants, se diversifient, englobant affrontements entre petits groupes, dégradations et incivilités mineures.
Pour autant, ces faits ne peuvent être assimilés à des phénomènes de bandes, qui répondent à des critères plus précis qui ne sont pas réunis ici. Ces incidents demeurent, en effet, isolés et sont plus à mettre au compte de quelques jeunes dés?uvrés, appartenant à des familles résidant dans la cité.
C'est la raison pour laquelle les efforts des services de police se concentrent sur une action de proximité, s'appuyant sur le travail partenarial mené avec l'O.P.A.C., qui a d'ailleurs programmé des opérations de requalification urbaine dans cette cité, certains aménagements à but sécuritaire étant déjà réalisés.
Cette présence policière permanente est essentiellement le fait des îlotiers, qui reçoivent le renfort régulier des fonctionnaires du groupe de soutien à l'îlotage et des Brigades anti-criminalité de jour et de nuit.
Cette activité quotidienne a permis l'interpellation en flagrant délit de 24 individus, dont 9 pour des dégradations, 2 pour infraction à la législation sur des stupéfiants, 2 pour violences volontaires et 3 pour vols dans des horodateurs, pour la période du 1er janvier au 22 mai 2000.
Parmi les personnes interpellées, 11 ont été déférées auprès des autorités judiciaires, 3 ont reçu une convocation à comparaître à une date ultérieure et les autres ont été laissées libres à l'issue de leur garde à vue.
Ciblant davantage certains créneaux horaires plus sensibles, des opérations de sécurisation sont également réalisées dans l'enceinte de cette cité, mais aussi à l'intérieur des halls des immeubles.
Près de 80 personnes ont été contrôlées dans ces circonstances, depuis le début de l'année, et une vingtaine de procès-verbaux pour des infractions mineures ont été établis à ces occasions.
La situation de ce secteur est donc particulièrement suivie et les réponses policières continueront d'être adaptées au mieux à l'évolution de la physionomie des lieux."