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Mai 2000
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Conseil Municipal
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118 - Questions des élus non-inscrits.QOC 2000-293 Question de Mme Benoîte TAFFIN et M. Alain DUMAIT, élus indépendants, à M. le Préfet de police au sujet du stationnement de camions "ventouses" dans le quartier du Sentier (2e)

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à la première question orale des élus non-inscrits.
Elle est ainsi libellée :
"Le quartier du Sentier (2e) souffre depuis de nombreuses années du stationnement de longue durée de camions ventouses qui "vampirisent" l'espace public.
La Préfecture de police a été saisie, à maintes reprises de cette situation. Le 19 juillet 1999, une réunion s'est déroulée à la Direction de la Circulation, des Transports et du Commerce, au cours de laquelle il a été décidé qu'une action sérieuse et sévère serait entreprise.
Si, effectivement, cette action est bien intervenue, elle n'a été que de très courte durée et actuellement, on peut constater qu'il n'existe plus aucune présence régulière des services de police sur le terrain.
Mme Benoîte TAFFIN et M. Alain DUMAIT souhaiteraient connaître le bilan exact de cette opération et les raisons qui ont pu motiver sa suspension."
Monsieur le Représentant du Préfet de police, vous avez la parole.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Madame le Maire, je vous apporte les éléments de réponse à la question que vous avez posée sur les camions "ventouses" dans le quartier du Sentier.
Le quartier du Sentier est un secteur sensible de la Capitale en raison, notamment, de l'étroitesse des voies et de l'intense activité commerciale qui y règne.
En 1999, une action particulièrement énergique et ciblée a été organisée par les services de police locaux, en concertation avec le service des enlèvements des véhicules.
Depuis lors, le quartier du Sentier reste une priorité pour les fonctionnaires du commissariat central du 2e arrondissement qui procèdent à une verbalisation quotidienne et obligent de nombreux camions de livraisons en infraction à respecter les règles de stationnement.
C'est ainsi qu'au cours du premier trimestre 2000, 2.350 procès-verbaux de contravention ont été rédigés à l'encontre de particuliers et 300 à l'encontre de véhicules poids lourds pour stationnement illicite.
Dans le même temps, 304 automobiles et 3 camions ont été conduits en pré-fourrière.
En ce qui concerne les stationnements de longue durée, 11 véhicules "ventouses" ont été enlevés de la voie publique ; dans ce total ne figure cependant aucun camion.
En tout état de cause, je puis vous assurer que les services de police locaux ne manquent pas de diligenter une procédure de retrait de la voie publique des véhicules "ventouses", dès lors que des élus ou des particuliers signalent leur présence en un point donné de la Capitale.
Aussi ne puis-je que vous inviter à signaler, Madame le Maire, les véhicules dont vous faites état dans votre question orale au commissaire central du 2e arrondissement, en précisant l'immatriculation du poids lourd et sa localisation exacte.
A l'occasion de votre intervention, j'ai renouvelé les instructions précédemment données aux services de la Préfecture de police afin que tout véhicule "ventouse", repéré dans le quartier du Sentier, soit systématiquement enlevé après accomplissement des formalités d'usage.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Madame TAFFIN, vous avez la parole.
Mme Benoîte TAFFIN, maire du 2e arrondissement. - Merci pour ces indications puisque c'est la première fois qu'on me parle de différence entre les contraventions faites aux voitures particulières et celles faites aux camions. C'est pour nous très important car les riverains ont toujours l'impression qu'on "tombe" le samedi et le dimanche sur les voitures particulières plutôt que sur les camions pendant la semaine.
Concernant les camions-ventouses qu'il faudrait repérer, vous me laissez rêveuse. Il suffirait que les services de police passent, il y en absolument en permanence. Ce que l'on appelle des camions-ventouses, ce sont des camions qui "font semblant" de faire des livraisons ou des enlèvements et qui attendent parfois toute la journée des colis. Ce n'est pas la peine qu'un commerçant ou la mairie du 2e vous les signale, un simple passage de vos troupes sur les lieux vous permettrait de les repérer. C'est vraiment sur les camions-ventouses qu'à la demande des habitants et des commerçants qu'ils gênent quand ils sont devant leur vitrine, que l'on voudrait voir mener une action soutenue et très ciblée. Ils sont d'ailleurs assez peu nombreux.
Merci de ces indications ; je souhaite que votre action continue de façon très pointue.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - M. le représentant du Préfet de police souhaite ajouter un mot.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Simplement pour vous dire que pour les camions, il y a eu un certain nombre de relevés d'infractions à l'encontre de ces derniers qui stationnaient d'une manière temporaire.
En ce qui concerne les stationnements de longue durée, nous n'en avons pas relevé. J'entends par stationnements de longue durée, des stationnements au-delà de 24 heures.
Mme Benoîte TAFFIN, maire du 2e arrondissement. - C'est déjà très gênant quand les camions restent 4 ou 5 heures à la même place.