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Mai 2000
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Conseil Municipal
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116 - QOC 2000-365 Question de Mme Maryse LE MOEL et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris au sujet du rapatriement du corps de la jeune prostituée originaire de l'Europe de l'Est tuée à proximité du boulevard Ney (18e)

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à la Question n° 365, posée par Mme Maryse LE MOEL et le groupe socialiste apparenté.
Elle est ainsi libellée :
"Un reportage de la télévision publique sur la prostitution et les trafics d'êtres humains en Europe a raconté, il y a 2 semaines, l'histoire d'une jeune femme originaire d'Europe de l'Est qui a été tuée à proximité d boulevard Ney (18e), et pour laquelle la population du voisinage a salué le souvenir.
Un extrait de ce reportage montré par TF1, dimanche 14 mai, a rappelé que la famille de cette jeune femme est trop pauvre pour faire rapatrier le corps de leur enfant et lui donner une sépulture parmi les siens.
La Ville de Paris, qui se porte au secours des victimes de catastrophes matérielles, ne pourrait-elle aussi secourir cette famille victime du trafic européen des femmes et des enfants pour le marché proxénète de l'Ouest ?"
Je vous donne la réponse :
Un reportage diffusé sur TF1 le 14 mai dernier a rappelé, à l'occasion d'un colloque organisé à l'UNESCO sur la prostitution forcée, le phénomène et les effets dramatiques du trafic de jeunes femmes des pays de l'Est vers l'Ouest européen.
Un extrait dans le reportage a fait, en effet, état de l'assassinat d'une jeune prostituée bulgare de 19 ans, fin novembre dernier, dans le 19e arrondissement, dont le corps, inhumé dans un cimetière parisien, ne peut être récupéré par sa famille, trop démunie pour pouvoir prendre en charge les frais de son rapatriement.
Emu par ce drame, le Maire de Paris proposera, lors du prochain Conseil de Paris, que soit votée une aide exceptionnelle pour venir en aide à une famille dont il espère ainsi soulager la douleur.
Il est, en effet, rappelé que, si les formalités d'exhumation et de transport du corps sont assurées par le Consulat du pays d'origine des victimes décédées à l'étranger, les frais correspondants restent à la charge des familles.
Voilà, ma chère collègue.
Mme Maryse LE MOEL. - Merci, Monsieur le Maire, je prends acte de cette bonne décision.