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Mai 2000
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Conseil Municipal
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111 - QOC 2000-360 Question de M. Pierre SCHAPIRA et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police relative à l'école maternelle située 221, rue Saint-Denis (2e)

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2000


Libellé de la question :
"L'école maternelle située 221, rue Saint-Denis (2e) se trouve dans un environnement particulier. Le quartier "Saint-Denis" abritant de nombreux commerces, le trafic y est intense. C'est, par ailleurs, un haut lieu de la prostitution parisienne.
Or, cette école maternelle ne bénéficie d'aucune signalisation, ni de protection particulière.
Le stationnement des véhicules sur les passages-piétons empêche parents, enfants et riverains de traverser en toute sécurité ; de nombreux scooters circulent sur les trottoirs et rien ne signale l'existence d'une école aux usagers du parking mitoyen.
Par ailleurs, cette portion de la rue, insuffisamment ou trop peu nettoyée par les services de la Propreté de Paris, est encombrée par les détritus générés par les activités diverses qui y sont présentes.
M. le Maire de Paris et M. le Préfet de police pourraient-ils mettre en place rapidement une signalisation indispensable à cette école maternelle afin d'assurer la protection des enfants et parents la fréquentant et, par ailleurs, demander au Service de la Propreté d'assurer avec efficacité leur tâche afin que certaines nuisances ne s'ajoutent pas, pour les riverains, à celles déjà occasionnées par les commerces particuliers de cette rue, leur donnant l'impression que celle-ci est laissée à l'abandon."
Réponse (M. Vincent REINA, adjoint) :
"L'école maternelle est située dans la partie sud de la portion de la rue Saint-Denis comprise entre la rue Réaumur et les Grands Boulevards dans le secteur du sentier.
S'agissant de sa signalisation et de sa protection, le carrefour Réaumur - Saint-Denis est équipé en signalisation lumineuse ; un marquage au sol, au niveau du débouché de la rue Guérin-Boisseau, appelle l'attention des automobilistes sur la présence d'enfants dans le secteur. Au droit de l'école maternelle, implantée avec un léger retrait d'alignement, le trottoir offre une largeur de 4,50 mètres. Des barrières de sécurité implantées en bordure de trottoir protègent les enfants aux heures d'entrée et de sortie des classes.
Toutefois, le passage protégé situé en aval de l'école est envahi par les véhicules en stationnement, souvent de gros gabarit, réduisant la visibilité mutuelle des piétons et des automobilistes. La sécurité de cette traversée va donc être renforcée avec la mise en place d'une signalisation verticale indiquant la présence de l'école et ceci au niveau du carrefour de la rue du Ponceau et en particulier en aval de la sortie du parc de stationnement situé 217, rue Saint-Denis.
Ces mesures n'auront d'efficacité que si parallèlement les contrôles relevant de la compétence des services de M. le Préfet de police demeurent stricts.
En ce qui concerne la propreté des abords de l'école, l'entretien de la rue Saint-Denis et notamment au droit du n° 221 constitue une des priorités de l'action quotidienne du service local de la propreté, car ce quartier, très commerçant, attire beaucoup de monde.
Au niveau de l'école maternelle, la rue Saint-Denis est balayée tous les jours entre 8 heures et 8 heures 30, y compris le dimanche. Un balayage supplémentaire a lieu le vendredi soir.
Le lavage est effectué du lundi au samedi entre 6 heures et 7 heures par un engin de chaussée avec un lancier et le dimanche entre 8 heures 30 et 9 heures.
Par ailleurs, un groupe haute pression intervient au n° 221, rue Saint-Denis tous les lundis et vendredis entre 11 heures 30 et 14 heures.
Les dépôts de vrac et de déchets sur la chaussée sont enlevés chaque matin par une aspiratrice et les encombrants par un engin porteur."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Deux missions distinctes incombent aux fonctionnaires de police en ce qui concerne la surveillance des abords des établissements scolaires de la Capitale.
D'une part, celle visant à prévenir les risques accidentogènes dans la traversée des voies que les écoliers empruntent pour rejoindre les établissements scolaires et, d'autre part, celle consistant à lutter contre le trafic de drogue, le racket scolaire et la délinquance.
S'agissant des problèmes relevant de la sécurité routière, je puis vous indiquer que l'action de la Préfecture de police en ce domaine se traduit, au début de chaque année scolaire, par la mise en ?uvre d'un dispositif de protection des élèves aux heures d'entrée et de sortie des classes.
La liste des points d'école est mise à jour chaque année, lors de la rentrée scolaire, en liaison avec les maires d'arrondissement et les chefs d'établissement et en tenant compte à la fois de l'importance des groupes scolaires concernés, de l'âge et du nombre des enfants qui fréquentent ceux-ci, des équipements de voirie existants (tels les signaux lumineux) et des conditions de circulation.
Ces points sont classés par ordre de priorité en fonction de leur dangerosité.
Le nombre de points tenus dans chaque arrondissement peut connaître des fluctuations en fonction des contraintes d'emploi du personnel et de l'indisponibilité momentanée de certains agents.
Les personnels de la Préfecture de police qui assurent la surveillance de ces points sont des agents de surveillance de la Police nationale, des agents de surveillance de Paris, des gardiens de la paix, des policiers auxiliaires et des adjoints de sécurité.
Je précise à cet égard, que l'engagement des effectifs de police pour une telle mission n'a pas d'équivalent en France, la surveillance des points d'école étant assurée le plus souvent par des personnels municipaux, des emplois-jeunes, des parents d'élèves.
L'application d'une telle formule à Paris, permettrait de dégager des policiers et des adjoints de sécurité, pour les engager dans la lutte contre la délinquance autour des établissements scolaires, qui figure au tout premier rang des priorités de mes services.
En effet, dans le cadre de la réforme des services actifs de la Préfecture de police, des structures destinées à déconcentrer l'action en direction des établissements scolaires ont été mises en place.
Les fonctionnaires qui y participent s'impliquent activement dans la vie de ces derniers, notamment, par leur participation aux réunions des comités d'éducation à la santé et à la citoyenneté qui existent dans de nombreux établissements scolaires parisiens, depuis 1998.
A cela vient s'ajouter la mise en place, dans chaque arrondissement, de groupes chargés des mineurs, dont la mission principale est de lutter contre la petite délinquance et de déceler et de prévenir les situations de mineurs victimes de violence et de racket.
Cette organisation permet de suivre au plus près la situation de la sécurité des établissements scolaires, tout en développant des actions ciblées en direction des plus difficiles.
Comme vous le savez, la protection des écoliers demeure l'une de mes préoccupations et je m'attache donc à favoriser la mise en place et le développement de toutes les mesures visant à renforcer la sécurité des écoliers parisiens.
A cet égard, un groupe de travail, associant mes services et ceux des Directions de la Protection et de la Prévention, du Développement et de l'Activité économique et de l'Emploi de la Mairie de Paris, ainsi que ceux de la Direction de l'Académie de Paris, est constitué et se réunit régulièrement, afin d'examiner les possibilités d'évolution des effectifs et de leurs missions.
En effet, des agents locaux de médiation sociale, dont la gestion relève de la Direction de la Protection et de la Prévention de la Ville de Paris, sont actuellement chargés de la surveillance de 35 points d'écoles, en coordination avec les commissariats d'arrondissements concernés.
Dans la mesure où le contrat d'objectifs, que j'ai signé avec M. le Maire de Paris, prévoit la création de 200 emplois d'agents locaux de médiation sociale par le Département de Paris, je ne verrais que des avantages à ce que l'effort consenti par la Ville de Paris concernant, notamment, le recrutement d'emplois-jeunes, soit considérablement renforcé.
S'agissant plus particulièrement de l'école sise 221, rue Saint-Denis, je puis vous préciser que cet établissement bénéficie d'une signalisation horizontale et verticale.
D'une part, un panneau triangulaire indiquant que l'endroit est fréquenté par des enfants est matérialisé au sol au niveau de l'établissement.
D'autre part, un panneau lumineux "endroit fréquenté par des enfants", positionné en amont de l'école, au niveau de la rue Réaumur, clignote aux horaires d'entrée et de sortie des classes.
Enfin, dans le cadre du plan "Vigipirate", des barrières de type "croix de Saint-André" sont fixées sur le trottoir, au droit de l'entrée de l'école, pour interdire l'arrêt et le stationnement des véhicules.
Par ailleurs, afin de renforcer la protection des élèves de cet établissement scolaire, je puis vous indiquer qu'il sera intégré sur la liste des points d'école du 2e arrondissement dès la prochaine rentrée scolaire.
Dans l'immédiat, j'ai renouvelé les instructions aux services de police locaux afin qu'une surveillance attentive soit menée dans ce secteur de la rue Saint-Denis, que les infractions aux dispositions du Code de la route soient systématiquement sanctionnées et, le cas échéant, les véhicules verbalisés soient conduits en fourrière.
Quoi qu'il en soit, je puis vous assurer que la mission de protection des élèves aux heures d'entrée et de sortie des classes fait l'objet d'un suivi particulièrement attentif de la part de mes services, qui s'attachent en permanence à corriger les insuffisances qui peuvent être constatées dans tel ou tel arrondissement."