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Mai 2000
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Conseil Municipal
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36 - 2000, PJEV 76 - Autorisation à M. le Maire de Paris de solliciter auprès de l'Agence des espaces verts de la Région d'Ile-de-France, une subvention pour la restauration du patrimoine arboré de la Ville de Paris endommagé par la tempête du 26 décembre 1999

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2000


M. Dominique CANE, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération PJEV 76 donnant autorisation à M. le Maire de Paris à solliciter auprès de l'Agence des espaces verts de la Région d'Ile-de-France, une subvention pour la restauration du patrimoine arboré de la Ville de Paris endommagé par la tempête du 26 décembre 1999.
Madame CAPELLE, je vous donne la parole en lieu et place de M. AUTEXIER.
Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Monsieur le Maire.
En janvier dernier, vous avez présenté au Conseil de Paris une communication sur les conséquences pour les bois et parcs parisiens de la tempête du 26 décembre 1999.
Nous avions compris que les services compétents de la Ville préparaient un plan de reconquête de ces bois. La lecture de ce mémoire dresse un bilan éloquent : 6.000 arbres déracinés ou étêtés, 30 % des zones forestières détruites à Vincennes et Boulogne.
La première étape du recensement des dégâts achevée, il me semble qu'il faut désormais se tourner vers l'avenir et s'interroger sur le contenu à donner au plan de reconquête des deux grand bois parisiens. Dans un questionnaire largement diffusé aux parisiens, le Mouvement des citoyens propose d'interdire la circulation des véhicules dans les bois de Vincennes et Boulogne hors des axes reliant Paris aux villes de banlieues. Ce nouveau plan de circulation suppose le développement des transports publics de la Capitale vers les principaux axes de ces bois.
Cette limitation de la circulation automobile rendrait à ces deux bois leur vocation d'espace de détente et de promenade.
Ailleurs, il me paraît nécessaire de réfléchir au devenir de l'I.N.S.E.P. et des terrains de sport présents au polygone de Vincennes. Les bâtiments de l'I.N.S.E.P., propriétés de la Ville, nécessitent d'importants travaux de restauration. Il en va de même pour les terrains de sports du Bois de Vincennes qui sont très dégradés. Un effort particulier doit être consenti pour améliorer l'accueil des sportifs qui fréquentent ce complexe sportif.
Monsieur le Maire, six mois après la tempête qui a dévasté les bois, le plan de reconquête promis en janvier dernier tarde à venir. Vous nous demandez d'approuver le financement de la Région au reboisement des espaces dévastés, ce que nous faisons volontiers. Ce qu'il manque, c'est un véritable plan de reconquête qui passe, à mes yeux, par la diminution de la place donnée à la voiture, l'amélioration de la desserte par les transports publics et le retour à la vocation ludique des bois de Vincennes et Boulogne.
M. Dominique CANE, adjoint, président. - La parole est à Mme DECRESSAC-DESPUJOLS pour répondre à l'orateur.
Mme Suzanne DECRESSAC-DESPUJOLS, au nom de la 4e Commission. - Je vais répondre avec plaisir à Mme CAPELLE.
Comme M. le Maire de Paris l'a annoncé dans sa communication relative à la tempête, les dégâts sont considérables et il est urgent d'y remédier.
Dans Paris intra muros, le nombre d'arbres abattus s'élève à 5.375, les travaux de replantation doivent être effectués dès l'hiver 2000-2001 à l'exception de ceux qui concernent les arbres situés dans les divisions des cimetières. En effet, ceux-ci étant parfois spontanés, il ne paraît pas opportun de les replanter systématiquement.
Une réflexion est donc menée sur ce sujet qui conduira à la replantation au cours de l'hiver 2000-2001 dans les bois de Vincennes et de Boulogne. On peut estimer les zones détruites à 30 % des surfaces forestières, soit 338 hectares environ. La replantation est ici plus difficile car il convient en priorité d'assurer le dégagement des bois, ce qui devrait être terminé au cours de l'été. Il convient ensuite de procéder à une véritable remise en valeur de ces sites. C'est pourquoi, comme je l'ai indiqué tout à l'heure, une cellule de restauration piscicole et forestière a été créée à la Direction des Parcs et Jardins de la Ville d'une part, et des Commissions de concertation ont été mises en place, d'autre part, afin de conduire sur trois ans un véritable travail de reconquête des bois parisiens.
Voilà, Madame CAPELLE, ce que je voulais dire.
M. Dominique CANE, adjoint, président. - Merci, Madame.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération PJEV 76.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, PJEV 76).