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Mai 2000
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Conseil Municipal
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120 - QOC 2000-298 Question de Mme Laure SCHNEITER, élue du Mouvement écologiste indépendant, à M. le Maire de Paris concernant la création des centres de tri des déchets ménagers

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2000


Libellé de la question :
"L'abandon du projet d'usine d'incinération de Vitry (Val-de-Marne) et l'extension à l'ensemble de la Capitale de la collecte sélective des déchets ménagers sont de bonnes nouvelles pour la protection de l'environnement. Ces 2 décisions ont pour conséquence immédiate la nécessité de créer des centres de tri.
3 sites ont été envisagés : Bercy (12e), Cour du Maroc (18e), Porte-de-la-Chapelle (18e). La seule évocation d'un centre de tri dans son arrondissement a fait réagir négativement le Maire du 12e arrondissement.
En revanche, le projet de la Cour du Maroc était sans doute une provocation, car cette emprise constitue une excellente occasion pour aménager un jardin dont les habitants réclament, à juste titre, la réalisation.
Mme Laure SCHNEITER demande à M. le Maire de Paris où en sont ces 3 projets de centres de tri ?
Dans le cadre d'une réunion du C.I.C.A. sur l'extension de la collecte sélective dans le 13e arrondissement, le 6 mars dernier, le président de l'association "Planète écho" a proposé 2 possibilités de site pour l'installation d'un centre de tri dans le 13e arrondissement : la gare de Rungis, la Z.A.C. "Paris Rive gauche". Le Maire du 13e arrondissement, quant à lui, a proposé le site de l'usine à béton, quai Panhard-et-Levassor.
Au moment où la campagne d'informations sur l'extension de la collecte sélective va être lancée, Mme Laure SCHNEITER demande à M. le Maire de Paris s'il a l'intention de proposer la création des centres de tri des déchets ménagers dans Paris. Des études sont-elles en cours pour rechercher des sites d'implantation ?"
Réponse (M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint) :
"L'extension des collectes sélectives doit bien sûr s'accompagner de la création de nouveaux centres de tri. Ces créations doivent être envisagées à l'échelle du SYCTOM. Le Syndicat s'est ainsi, depuis plusieurs années, engagé dans cette voie, à travers une recherche systématique des sites aptes à recevoir de tels centres, au plus près des zones de collecte ou "bassins versants". Ceci a déjà donné lieu à la création, dans les communes membres du SYCTOM, de centres de tri ou à des projets dont la réalisation est enclenchée.
Cette recherche concerne également Paris. Le Plan départemental d'élimination des déchets ménagers, en cours d'élaboration sous l'autorité du Préfet, prévoit d'ailleurs la réalisation de plusieurs centres dans la Capitale.
Le SYCTOM a d'ores et déjà identifié plusieurs sites a priori susceptibles d'accueillir de tels centres. Les services de l'Etat étudient également un certain nombre de possibilités, sachant que la plupart des emprises envisagées ne sont pas des terrains municipaux.
Les services de la Ville de Paris et l'A.P.U.R. développent, en relation avec le SYCTOM, les analyses et études sur les sites pré-identifiés, en tenant compte de 4 éléments majeurs :
- la bonne insertion dans l'environnement urbain, l'implantation de centres à Paris représentant des contraintes particulières compte tenu de la densité urbaine ;
- les possibilités de desserte, si possible multimodale, sans nuisances pour l'environnement ;
- la répartition équilibrée sur le territoire parisien, au vu également de la configuration des bassins versants ;
- les différents projets autour des sites étudiés.
Dans ce cadre, certains sites initialement envisagés ou proposés n'apparaissent pas à même d'accueillir des centres. C'est le cas de la Cour du Maroc, mais aussi, a priori, de la gare de Rungis - la densité du quartier rendant difficilement envisageable la circulation de poids lourds - et de la Z.A.C. "Paris-Rive gauche", compte tenu de l'ampleur des programmes de construction qui y sont prévus. En ce qui concerne plus particulièrement le site de l'usine à béton quai Panhard-et-Levassor, celui-ci relève du domaine du Port autonome, qui a un certain nombre de projets sur ce secteur.
Les études les plus avancées concernent des implantations dans le Nord-Est parisien, la porte de la Chapelle étant une des hypothèses envisageables, et le Sud-Est (gare de Bercy-Rapée). D'autres recherches sont en cours, notamment à l'Ouest.
Aucune décision d'implantation n'a à ce jour été prise. Les consultations locales ont débuté. Elles se poursuivront au fur et à mesure de l'avancement des études, afin de parvenir aux décisions les plus pertinentes au regard des différentes contraintes précédemment exposées."