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Mai 2000
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Conseil Municipal
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71 - QOC 2000-317 Question de Mme Danièle GIAZZI, MM. Gérard LEBAN et Dominique CANE à M. le Préfet de police concernant la présence de nombreux cars de tourisme, place du Trocadéro et du 11 Novembre (16e)

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2000


Libellé de la question :
"En pleine période touristique, la place du Trocadéro et du 11 novembre (16e) est de nouveau assaillie par les autocars.
Outre le fait d'encombrer la chaussée, ces derniers laissent souvent leur moteur allumé, ce qui nuit à l'environnement du quartier.
Mme Danièle GIAZZI, MM. Gérard LEBAN et Dominique CANE souhaiteraient savoir si des mesures sont prises pour limiter ces 2 nuisances."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Conformément à la réglementation sur les zones touristiques, dont l'extension est régulière depuis quelques années, les autocaristes qui contreviennent aux règles de stationnement s'exposent à des amendes de 900 F, renouvelables au bout de 2 heures.
De plus, l'article premier de l'arrêté préfectoral du 17 juin 1996 n'autorise le stationnement des autocars de tourisme que sur les parcs ou emplacements de stationnement prévus à cet effet.
Compte tenu des plaintes qui me sont adressées, tant de la part des élus que de celle des particuliers, les instructions sont très régulièrement renouvelées aux services de police locaux afin qu'une attention toute particulière soit portée à ce dossier.
A cet égard, je puis vous préciser, que pour le premier trimestre 2000, mes services ont dressé 595 procès-verbaux à l'encontre d'autocaristes dont les véhicules étaient garés en stationnements illicites.
Par ailleurs, il me semble nécessaire d'indiquer que des mesures alternatives à une politique de répression ont fait l'objet, en étroite concertation avec les autorités municipales, d'une étude tendant à faciliter l'intégration des autocars dans la Capitale.
Cette réflexion s'articule autour de 2 axes :
- l'organisation de l'offre de stationnement hors voirie ;
- la signature, à terme, d'une charte avec les organisations professionnelles du tourisme.
Sur le premier point, le groupe de travail initié par la Mairie de Paris doit proposer des solutions de substitution et de proximité dans les parcs hors voirie, afin de limiter les stationnements des autocars sur la voie publique.
De plus, la sensibilisation des autocaristes au respect de la réglementation en vigueur, est l'un des objectifs de la charte pour un meilleur accueil dans Paris des autocars et de leurs passagers, en cours d'élaboration avec les professionnels du tourisme.
Indépendamment des résultats de ces travaux menés par la Ville de Paris et que je suis avec grand intérêt, la Préfecture de police diffuse largement, pour sa part, notamment, auprès des sociétés d'autocars de tourisme une plaquette, régulièrement mise à jour.
Ce document précise les conditions de circulation et de stationnement et la localisation des parcs de stationnement réservés à cette catégorie de véhicules situés dans les différents arrondissements de la Capitale.
Cette plaquette est également disponible à l'office de tourisme de la Ville de Paris.
En ce qui concerne plus particulièrement le stationnement des autocars sur la place du Trocadéro, je puis vous préciser que ce site comporte désormais un dispositif de desserte complet destiné à ces véhicules.
En effet, une zone réservée au stationnement de longue durée et une zone destinée à la dépose et la reprise des passagers y ont été matérialisées.
Par ailleurs, je puis vous indiquer que la signalisation verticale située place du Trocadéro fait état de l'obligation pour les autocaristes de couper le moteur de leurs véhicules en cas d'arrêt ou de stationnement.
Compte tenu de ces éléments, j'ai, une nouvelle fois, renouvelé les instructions aux services placés sous mon autorité pour qu'une attention toute particulière soit portée sur les conditions de stationnement des autocars de tourisme place du Trocadéro.
J'indiquerai, en conclusion, que compte tenu des intérêts économiques majeurs que représente le tourisme pour Paris, il convient à la fois de rechercher des solutions consensuelles avec les professionnels concernés, et d'appliquer la réglementation avec discernement."