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Avril 1996
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Conseil Municipal
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14 - IV- Question d'actualité du groupe communiste à M. le Maire de Paris sur l'augmentation des tarifs de la R.A.T.P. envisagée en mai à Paris et dans la région parisienne.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1996




M. LE MAIRE DE PARIS.- Nous passons à la question d'actualité du groupe communiste sur l'augmentation des tarifs de la R.A.T.P. prévue en mai à Paris et dans la région parisienne.
La parole est à M. TUROMAN.

M. Michel TUROMAN.- Monsieur le Maire, la R.A.T.P. s'apprêterait à augmenter ses tarifs de manière différenciée au mois de mai. Moyennant une augmentation de 7 %, le ticket de métro vendu à l'unité passerait de 7,50 F à 8 F ; le carnet à 47 ou 48 F, et la carte orange 2 zones vaudra alors plus de 245 F contre 230 F à l'heure actuelle.
La hausse sera en revanche moins importante pour les voyageurs de banlieue, de 3 à 2 % pour les zones 3 et 4, la hausse moyenne sur l'ensemble des tarifs sera de 5,2 %.
Confrontée à une diminution de 10 % de sa fréquentation en 1995, suivant une baisse de près de 7 % du nombre de voyageurs au mois de janvier, la R.A.T.P. dans son plan d'entreprise en 1995-1997 a prévu d'augmenter ces prix de 3 % de plus que l'inflation par an. Ainsi les Parisiens, comme les Franciliens, vont payer plus cher les transports en commun.
Cette nouvelle augmentation est inacceptable. Depuis 1990, le prix du carnet de métro a augmenté de 34 % et la charte orange 2 zones de 27 %.
Jusqu'où va-t-on aller ainsi ?
Les raisons avancées par la R.A.T.P. ne tiennent pas. La compétition entre l'automobile et les transports en commun, intégrant leur complémentarité ne trouvera une réponse favorable que par une formidable promotion et une offre de transports en commun plus agréable, plus attirante, plus accessible et meilleur marché.
Le désengagement de l'Etat ne doit pas se poursuivre. Il faut donner aux transports en commun la priorité absolue. Il faut leur accorder beaucoup plus de moyens humains, matériels et financiers. La lutte contre la pollution est également à ce prix.
Ce n'est donc pas en augmentant les tarifs, en rendant les transports en commun moins attractifs que l'on inversera une tendance à la baisse de la fréquentation. Aussi je vous demande, Monsieur le Maire, de vous prononcer clairement contre ces nouvelles augmentations, et si vous le pouvez de m'indiquer où en sont les études et les décisions concernant l'attribution d'une carte orange gratuite pour les chômeurs et les "R.M.istes" dans toute la région parisienne.

(Applaudissements sur les bancs du groupe communiste).

M. LE MAIRE DE PARIS.- Merci.
La parole est à M. PLASAIT.

M. Bernard PLASAIT, adjoint.- Merci, Monsieur le Maire.
La question d'une augmentation de tarif en date du 1er mai a été évoquée récemment par la presse. Il est fait état d'un projet d'augmentation des tarifs des transports publics en région parisienne, reposant sur une évolution différenciée entre Paris et la banlieue.
Toutefois, cette question ne figurait pas à l'ordre du jour du Conseil d'administration du S.T.P. qui s'est tenu le 4 avril 1996 et qui est l'instance responsable en la matière.
La Ville de Paris a néanmoins fait connaître sa position aux différentes autorités compétentes en demandant à être tenue étroitement informée de ces projets.
Sur le fond, cette mesure sera examinée avec la plus grande vigilance en rappelant qu'en la matière le Parisien est tout à la fois usager et contribuable, à travers l'indemnité compensatrice.

M. LE MAIRE DE PARIS.- Merci, Monsieur PLASAIT.